Pourquoi la prochaine élection présidentielle américaine du 5 novembre 2024 devrait nous interpeller ?

Sommaire :

  1. Les États-Unis, gendarme du monde libre ?
  2. La prédominance politique des « Democrats » depuis l’élection présidentielle de 2008
  3. La polarisation de la vie politique entre les « Democrats » et les « Republicans » de 1994 à 2014
  4. Le résultat controversé de l’élection présidentielle du 3 novembre 2020 pour trois raisons :
    • 4.a) Les millions de votes par correspondance (mail-in ballots)
    • 4.b) Le vote des immigrants illégaux qui n’ont pas la « citoyenneté américaine » pour pouvoir voter
    • 4.c) Le vote sans présentation d’une carte d’identité avec photo
  5. La prochaine élection présidentielle du 5 novembre 2024 s’annonce houleuse pour trois raisons :
    • 5.a) Sont toujours d’actualité : les millions de votes par correspondance (mail-in ballots), le vote sans présentation d’une carte d’identité et le vote des immigrants illégaux
    • 5.b) Les diverses actions en justice contre le candidat favori Trump : « lawfare »
    • 5.c) Le candidat Trump donné favori contre le candidat Biden selon plusieurs sondages en mars 2024
  6. Ma conclusion personnelle, donc forcément biaisée

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Je veux ici montrer l’importance des élections présidentielles aux États-Unis sur la géopolitique dans notre région du Pacifique. Les « sinistres rouages » de cette élection présidentielle, que je décris ci-après, pourraient vous surprendre, car peu de média français ne les mettent en évidence.

En effet, comment une grande démocratie comme l’Amérique peut-elle garantir la fiabilité du résultat de son élection présidentielle qui engage indirectement la destinée du monde libre, quand sont toujours tolérés, voire autorisés :

Non, ce que je dévoile ici n’est pas un canular ; ce sont de « sérieuses failles » devenues une banalité de cette élection présidentielle aux États-Unis. Pour étayer ma prise de position, j’ai choisi de puiser mes sources, entre autres, dans les divers articles de ce blog, restant ainsi cohérent dans mon message de Tou’ Fenua.

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Vu que Donald TRUMP (Républicain) et Joe BIDEN (Démocrate) ont remporté la nomination de leur parti politique respectif, le présent article se focalisera sur la dichotomie TRUMP versus BIDEN.

Tout d’abord, voici une vidéo de 2011 (« Donald Trump DESTROYED By President Obama« ) dans laquelle le président OBAMA se moque de la candidature potentielle à la présidence des États-Unis de Donald Trump, présent dans l’audience, et une autre de 2016 (« People Who Laughed at TRUMP and said he would never be President – Funny Compilation« ) où Donald Trump est la risée de certaines personnalités.

Mal leur en a pris, car Donald Trump s’est finalement lancé en politique en juin 2015. Contre toute attente, grâce au système du « Collège électoral », il a battu le 8 novembre 2016 la favorite Hillary Clinton qui avait pourtant récolté près de 3 millions de voix en plus au décompte général des votes dans tout le pays.

Ayant eu le flair que Donald Trump, un novice en politique, allait « chambouler » la vie politique aux États-Unis et dans le monde, j’avais décidé en 2015 de le suivre dans les médias. Cette décision m’a conforté dans mes certitudes, car depuis son entrée dans « l’arène politique » le 16 juin 2015, Donald TRUMP a bousculé « l’establishment » politique en Amérique.

Certes odieux, infatué et clivant (voir également dans la vidéo mars 2024 « A Great Winner » – Andrew Schulz Predicts Trump Winning or Losing 2024 Election« ), TRUMP défie les protocoles en communiquant sans verser dans le « politiquement correct » (langue de bois ou langage codé) qu’on entend souvent.

Ci-dessous mes premiers six articles de 2020 où je décris comment le président Trump a été la cible d’une cabale ressemblant à une véritable « chasse à l’homme » durant son mandat de 2017-2021 :

Dans un article intitulé « La réélection de Trump en novembre 2020 ? » du 2 novembre 2020, j’avais dressé un bilan économique « assez positif » de la présidence Trump.

Malheureusement, selon le système du Collège électoral chargé d’élire le président des États-Unis, le candidat Trump a été « coiffé au poteau » lors de l’élection du 3 novembre 2020 ; voir mon article « L’élection du 3 novembre 2020 : Trump battu de 0,18% à cause des votes par correspondance dépouillés en dernière minute, dans les « swing states« .

Je rappelle que les « Swing states » sont les états qui, en fonction de la contribution de leur nombre de Grands Électeurs, font basculer l’élection finale du président lors du vote par le Collège Électoral. Leur nombre varie selon les analystes politiques.

Voici un livre « Rigged » que Donald TRUMP utilise pour dire qu’on lui a volé ces élections du 3 novembre 2020. L’autrice Mollie Hemingway décrit comment le parti Democrat avec la complicité des médias et des Big Tech, ont truqué ces élections. Voici un résumé sur Amazon.com :  » FROM THE AUTHOR OF THE #1 NATIONAL BESTSELLER JUSTICE ON TRIAL. Stunned by the turbulence of the 2020 election, millions of Americans are asking the forbidden question: what really happened? It was a devastating triple punch. Capping their four-year campaign to destroy the Trump presidency, the media portrayed a Democratic victory as necessary and inevitable. Big Tech, wielding unprecedented powers, vaporized dissent and erased damning reports about the Biden family’s corruption. And Democratic operatives, exploiting a public health crisis, shamelessly manipulated the voting process itself. Silenced and subjected, the American people lost their faith in the system. RIGGED is the definitive account of the 2020 election. Based on Mollie Hemingway’s exclusive interviews with campaign officials, reporters, Supreme Court justices, and President Trump himself, it exposes the fraud and cynicism behind the Democrats’ historic power-grab. Rewriting history is a specialty of the radical left, now in control of America’s political and cultural heights. But they will have to contend with the determination, insight, and eloquence of Mollie Hemingway. RIGGED is a reminder for weary patriots that truth is still the most powerful weapon. The stakes for our democracy have never been higher.« 

Source : Amazon.com

Au chapitre 7 « Zuckerberg should be in jail », Hemingway dénonce les manœuvres anti-TRUMP dans les algorithmes des BIG TECH dont Facebook, pour défavoriser les pro-TRUMP.

Elon MUSK qui a racheté TWITTER (X maintenant), a immédiatement corrigé son algorithme pour ne plus « effacer ou annuler » systématiquement les messages pro-TRUMP ; rétablissant ainsi la liberté de communication entre internautes, quelle qu’en soit leur idéologie politique.

Il est maintenant de notoriété publique que Mark Zuckerberg de Facebook a financé de sa poche ($ 400 millions ; soit plus de 40 milliards xpf), la mise en place d’urnes lors de l’élection du 3 novembre 2020, afin d’aider à récolter les votes (funding drop-box ballot operations) dans les états dont les états pivot (Swing states).

Cette initiative privée, qui a incité TRUMP à s’exclamer « Zuckerberg should be in jail », est-elle considérée comme une ingérence dans les élections ? En tout cas, dans « The End of ‘Zuckerbucks’ in Wisconsin » du 6 avril 2024, au chrono 00:40, Bill O’Reilly confirme que cette « manœuvre contestable » est toujours « tolérée » dans 23 états sur 50 ! Rappelons que les États-Unis sont constitués de 50 états + le District of Columbia comprenant la capitale Washington DC.

« Zuckerberg and other leftist operators dropped 400 million dollars through the Center for Tech and Civic Life (CTCL) and the Center for Election Innovation and Research (CEIR). The funds were used for increased ballot boxes in areas vital to a Biden victory. The documentary claims that 2,500 election districts across 49 states applied for and received funds from the Zuckerberg connected initiatives. Zuckerberg associates say that the funds were used to help states manage the difficulties of running an election during a pandemic! The funds were used in many of the key swing states, including Georgia, Arizona, and Wisconsin. Surprisingly, Joe Biden won all of these states and even more shocking is the amount of fraud being uncovered in all three states! » Ces faits sont aussi relatés dans le livre « Rigged » au chapitre 7 « Zuckerberg should be in jail ».

Un contrepouvoir exceptionnel du pouvoir judiciaire est nécessaire lorsqu’il s’agit de contenir le pouvoir devenu excessif des grandes sociétés de l’internet comme Big Tech ou GAFAM. En effet, soupçonnées d’être maintenant le bras armé d’un parti politique, elles imposent de manière flagrante leur façon de démêler le vrai du faux dans le débat politique. Or, en politique, il n’y a pas d’opinion juste ou injuste. On est plutôt dans une logique de confrontation d’idées et d’opinions, qui est l’essence même de la démocratie ! 

1- Les États-Unis, gendarme du monde libre ?

Depuis la fin de la 2ᵉ Guerre mondiale, les États-Unis ont assuré de fait le leadership du monde libre de l’Occident.

Dans mon article du 30 novembre 2018 « Trump great again!« , je rappelle le rôle de « gendarme de la planète » exercé par les États-UnisPax Americana (latinisation du terme linguis­tique contemporain « Paix américaine« , en raisonnant par analogie avec la Pax Romana et la Pax Britannica) est le terme associé au concept historique contemporain sou­tenant qu’une longue période de paix relative a débuté vers le milieu du XXième siècle et qu’elle résulterait à l’échelle globale du pouvoir prépondérant exercé par les États-Unis d’Amérique.

Le président Trump dans une promesse électorale de 2016 avait engagé une importante réduction des troupes militaires américaines en Afghanistan, en Syrie et en Irak. En osant indirectement s’opposer aussi aux intérêts financiers du puissant complexe militaro-industriel, il ne voulait plus que les États-Unis s’engagent dans des guerres interminables (endless wars) et soient le « gendarme du monde« .

Les pays développés membres de l’OCDE, ayant en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché, se sont rangés tout naturellement sous le leadership des États-Unis. Le cas de l’OTAN, démontre que les États-Unis finançaient déjà 70% de son budget en 2018 comparés aux autres pays membres de l’OTAN « les protégés » qui contribuaient au solde. Sans l’aide américaine, l’Ukraine aurait déjà perdu la guerre déclarée le 24 février 2022 par Poutine.

Par ailleurs, l’Iran par une guerre de procuration (« proxy war » dont la cause est un autre débat) finance et arme les Houtis du Yémen pour déstabiliser le trafic du commerce mondial en Mer Rouge, obligeant les navires à se détourner à des milliers de kilomètres : voir les cartes du transport maritime de l’exportation du pétrole. Les États-Unis, en coalition avec la France et l’Angleterre, se sont dépêchés pour protéger militairement cette zone stratégique de la mondialisation.

Les Polynésiens devraient donc s’inquiéter que l’Amérique reste une puissance politique, économique et militaire, car avec la France, elle assure aussi indirectement notre sécurité militaire dans l’Indopacifique. De plus, sur nos 262 000 touristes attirés en 2023, 46% sont en provenance des États-Unis contre 30% de France (voir Rapport annuel économique IEOM 2023 page 4/6).

Que les États-Unis soient le gendarme du monde libre, n’est pas réellement ce que je suggère. En effet, comme le général à la retraite Wesley Clark, l’a si bien dit : « Nous n’avons pas besoin d’un nouvel Empire américain. Le concept classique d’empire, d’ailleurs, est lui-même caduc. Un monde interdépendant n’acceptera pas longtemps la domination d’une nation sur les autres. Il faut faire prévaloir au contraire une stratégie américaine plus collégiale, faite de collaboration, une stratégie fondée sur les grandes vertus américaines de tolérance, de liberté et de justice qui font de ce pays un symbole d’espoir pour le monde. La primauté des États-Unis dans le monde nous a donné la responsabilité d’un leadership qu’il nous faut exercer en donnant l’exemple. Et nous ne pouvons donner l’exemple que si nous-mêmes avons un bon leadership. Rien n’est plus important.« 

Le général CLARK a fait mouche ! En effet, la mondialisation, entraînant une interdépendance croissante des pays, réduit le risque d’apparition d’un nouvel empire. En revanche, l’Occident a besoin d’un leadership mondial, représenté par les États-Unis et leurs alliés, pour assurer la sécurité, et donc la stabilité du monde libre.

L’invitation du Président Fritch à la Maison-Blanche le 27 août 2022, en dit long sur la dynamique géopolitique dans notre région : le président BIDEN avait déroulé le tapis rouge pour les îles du pacifique dont la Polynésie !

Rappelons-nous de l’opération militaire sur Bora Bora, nom de code de Bobcat, qui fut le 17 février 1942 le premier théâtre d’opération extérieur de l’armée américaine après le raid de l’aviation japonaise sur Pearl Harbor. L’île de Bora Bora vit ainsi le débarquement de plusieurs milliers d’hommes issus d’unités diverses de l’armée américaine, dont des troupes des “Construction Battalions”, les CB, communément appelés Seabees, une unité du génie militaire de l’US Navy. » 

Donc lors de la Seconde Guerre mondiale, les américains étaient de notre côté pour combattre l’Allemagne et le Japon, dirigés par des régimes autoritaires expansionnistes de l’époque. Ne l’oublions pas !

2- La prédominance politique des « Democrats » depuis l’élection présidentielle de 2008

Ci-dessous un graphique qui montre les démocrates (barre horizontale bleue) obtenir le plus de suffrages, avec constance depuis les élections de 2008 : pour l’élection de novembre 2020, 7 millions de voix d’écart (contre 280 000 voix pour les « Swing States« ) en faveur de Biden ; voir la source Bill O’reilly No Spin News du 31/12/2020, au chrono 22:10.

Mais pour les élections de novembre 2016, malgré un écart de 3 millions de voix en moins, Donald TRUMP a gagné grâce au système du « Collège électoral » ; voir mon article de 2018 « Trump great again » au point 7- Le système du « Collège électoral » qui exaspère.

Source Youtube octobre 2023 chrono 07:27 : « Vivek Ramaswamy DEMOLISHES The Young Turks With FACTS!« 

Ci-dessous un autre graphique montrant la répartition actuelle des électeurs (en % de la population américaine et non en % de votes comme ci-dessus) entre :

  • les voix des Republicans : courbe rouge 20% à 24% de la population totale
  • les voix des Democrats : courbe bleue 21% à 25% de la population totale

Selon Ari Fleischer, le solde d’environ 43% de la population totale, représente les électeurs « Independant » au centre qui ne sont ni Republican ni Democrat – voir au chrono 0:45

On constate que la courbe bleue (Democrats) est effectivement au-dessus de la courbe rouge (Republicans) depuis les victoires, en 2008 et en 2012, de Barack Obama.

 

3- La polarisation de la vie politique entre les « Democrats » et les « Republicans » de 1994 à 2014

Avant l’élection de Trump en novembre 2016, une étude de Pew Research Center de 2014 constatait une plus forte polarisation du débat politique entre les démocrates et les républicains de 1994 à 2014 : observez ci-dessous l’écart grandissant entre les deux droites verticales.

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C’est un fait, 65% d’américains gagnant plus de $500 000/an (ou 4,6 millions xpf/mois) sont des électeurs Démocrates. D’où, la majorité des électeurs américains, capitalistes de nature, en l’espèce les « Démocrates », épousent sans vergogne les « valeurs de gauche » au sens de l’idéologie politique américaine ; voir ci-dessous la démarcation idéologique entre les Democrats Vs les Republicans.

Democrats vs. Republicans

Source : Democrats vs. Republicans: Useful Differences between Republicans vs. Democrats

En revanche, voici un sondage de début 2024 du Financial Times montrant curieusement que TRUMP obtient de plus en plus la faveur d’électeurs de classes modestes (Poorest third & Middle third) : source FoxNews Kudlow 12/04/2024 : « Newt Gingrich: Trump is on the verge on making a ‘profound historic shift' » Chrono 01:25

Cette confrontation entre Democrats Vs Republicans, s’est exacerbée depuis la défaite de Trump à l’élection du 3 novembre 2020. Elle a culminé par l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 par des partisans de Donald Trump. Mais, cette contestation des résultats de l’élection présidentielle américaine de 2020, est jugée par les anti-Trump, comme une tentative de coup d’État (insurrection) de Donald Trump.

Malheureusement pour les anti-Trump, aucun tribunal n’a pu condamner Trump pour acte de soulèvement visant à renverser le pouvoir établi.

4- Le résultat controversé de l’élection présidentielle du 3 novembre 2020 pour trois raisons :

Comment expliquer l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021 par les partisans de Trump ? Tenez-vous bien, les 50 états sont chacun compétent pour organiser les élections nationales et autoriser ainsi :

Curieusement, cette tolérance est soutenue par les Democrats qui ont toujours eu une « attitude passive » sur l’entrée aux États-Unis des immigrants illégaux (plus de 10 millions). ; voir à ce sujet mon article de 2 novembre 2020 : « La réélection de Trump en novembre 2020 ?« .

Dans son émission NO SPIN NEWS du 4 juin 2024 « Bill Breaks Down Joe Biden’s Immigration Executive Order and What It Means » au chrono 8:00, Bill O’Reilly a l’intime conviction que c’est la frange « d’extrême gauche » du parti Democrat qui incite à l’immigration incontrôlée pour :

Il est donc quasiment impossible de garantir la fiabilité des résultats des élections présidentielles américaines : ce qui est grave quand on sait que le vainqueur peut gagner de quelques dizaines de milliers de voix de différence dans les états pivots (« swing states« ) ; voir à ce sujet mon article « L’élection du 3 novembre 2020 : Trump battu de 0,18% à cause des votes par correspondance (early mail-in ballots) dépouillés en dernière minute, dans les « swing states« .

On comprend donc, pourquoi le résultat de l’élection présidentielle du 3 novembre 2020 a été contesté par les pro-Trump  qui appréhendent maintenant le même scénario pour l’élection du 5 novembre 2024.

4.a) Les millions de votes par correspondance (mail-in ballots)

Rappelons que le vote par correspondance est interdit en France depuis 1975 à cause justement d’un sérieux risque de fraude électorale.

Or, lors de l’élection présidentielle du 3 novembre 2020, ce qui devait arriver, arriva : la pandémie du Covid-19 a favorisé le vote à outrance par correspondance.

En effet, selon NBC news du 18/12/2020 (chiffres à l’échelle nationale mis à jour le 3/12/2020 par Target Smart), sur un total de 101,27 millions de votes reçus en avance (early vote returned) :

  • 61,77 millions (61% x 101,27 millions) ont été des votes par correspondance (mail-in early ballots);
  • 39,5 millions (39% x 101,27 millions) ont été des votes en personne (in-person early ballots)

À cause du Covid-19, il y a eu donc 62 millions de votes par correspondance reçus à l’avance : presque l’équivalent de la population française de 67 millions ! Comment peut-on ainsi accepter un bulletin de vote par correspondance sans pouvoir contrôler correctement la carte d’identité correspondante ?

Lors des élections des Midterms de novembre 2022, près de 11 millions de votes par correspondance manquaient dans l’état de la Californie – « Election Integrity Watchdog Finds California Lost 10.9 Million Mail-In Ballots in 2022 Midterms« .

Par ailleurs, dans EPOCH TIMES du 22/04/2024 « Political Operative Arrested Over Mail-In Ballot Fraud Scheme | Facts Matter EPOCH TIMES du 22/04/2024« , on découvre une fraude électorale bien organisée depuis longtemps au New Jersey – Atlantic City.

Par conséquent, ces votes par correspondance constituent toujours un sérieux problème et ne peuvent garantir la fiabilité des résultats.

4.b) Le vote des immigrants illégaux qui n’ont pas la « citoyenneté américaine » pour pouvoir voter

Une sérieuse défaillance nous interpelle pour ces élections américaines : l’obligation d’être un citoyen américain pour pouvoir voter, n’est pas assurée.

Dans cette vidéo au chrono 1:32 « The 18-Second Clip That Exposes Dems’ True Agenda: See Why Musk Says It’s « Messed Up », le sénateur Démocrate Chuck Shumer, annonce implicitement la stratégie de son parti politique pour que les immigrants illégaux puissent aussi voter à l’élection du 5 novembre 2024 !

Par ailleurs, la Chambre des représentants vient de voter le 11 juillet 2024 (221 pour YEAS des Republicans Vs. 198 contre NAYS des Democrats) la loi « SAVE ACT » qui exige la preuve de la citoyenneté américaine (requires proof of citizenship to vote in election« ) pour pouvoir voter. Ce vote démontre l‘hypocrisie des Democrats pour que les immigrants illégaux puissent aussi voter le 5 novembre 2024 ; je l’insinue dans mon article du 2 novembre 2020. Patientons de voir comment le Sénat (majorité Democrats) votera cette loi du « SAVE ACT ».

Or, déjà en 2018, une étude scientifique de Yale-MIT avait estimé à 22,1 millions d’immigrants illégaux ou « undocumented immigrants » !

Revoici les trois graphiques qui montrent l’ampleur du risque du vote de ces millions d’immigrants illégaux. Les « Republicans » pro-Trump qui prônent l’exigence de la citoyenneté américaine pour voter, sont taxés de « suprémacistes blancs » et de « racistes anti-pauvres » par leurs opposants « Democrats » qui, eux, prônent le vote sans carte d’identité et le vote par correspondance.

En réalité, les Démocrates qui ne se sont jamais opposés aux millions d’immigrants entrés illégalement par la frontière mexicaine (voir également au chrono 04:00 de la vidéo « Speaker Johnson: Biden wants to turn migrants into voters »), comme par coïncidence, soutiennent aussi que les « pauvres » n’ont pas les moyens, comme les riches, de détenir une carte d’identité pour aller voter.

D’ailleurs, J.D. VANCE dans son interview ‘DISGRACEFUL COMMENTARY’: JD Vance rips Biden’s ‘bragging’ on the economy au chrono 07:30, confirme que les immigrants illégaux peuvent voter dans l’état de la Californie, contrôlé par les Démocrates. Cherchez l’erreur ! 

À ce sujet, voir la vidéo : PBD Podcast “That’s a LIE” – Candace Owens and Chris Cuomo Heated Debate Over Voter Fraud & Voter ID » du 08/03/2024 chrono 20:12.

A line chart showing that the number of unauthorized immigrants in the U.S. remained mostly stable from 2017 to 2021.

4.c) Le vote sans présentation d’une carte d’identité avec photo

Patrick Bet-David dans sa vidéo du 08/03/2024 : “That’s a LIE” – Candace Owens and Chris Cuomo Heated Debate Over Voter Fraud & Voter ID » démontre chiffres à l’appui, pourquoi le système électoral favorisera toujours les états en kaki et orange ci-dessous (dominés majoritairement par des Democrats) qui n’exigent pas la présentation d’une carte d’identité avec photo, prouvant la citoyenneté américaine pour pouvoir voter :

  • 16 états (couleur kaki possédant 212 grands électeurs) sur le total de 50 états + 1 Washington D.C. (totalisant 538 grands électeurs), n’exigent pas de carte d’identité pour voter : voir les états ci-dessous en couleur kaki
  • 11 états (couleur orange possédant 69 grands électeurs) sur le total de 50 états + 1 Washington D.D.C. (totalisant 538 grands électeurs), exigent seulement une carte d’identité, mais sans photo pour voter : voir les états ci-dessus en couleur orange
  • soit un total de 27 états (16 états kaki + 11 états orange), n’exigeant pas de contrôle d’identité avec photos au moment du vote, possèdent 281 (212 + 69) grands électeurs ; soit une majorité  de 52,23% (281/538) pour gagner l’élection présidentielle. D’où les pro-Democrats de ces 27 états seront toujours les mieux placés pour gagner l’élection présidentielle, contre les pro-Republicains du solde des 23 états en bleu [50-(16+11)] exigeant une carte d’identité avec photo au moment du vote, possèdent que 257 grands électeurs ; soit la minorité 47,76% = 257/538. 

Donc, imaginez les conséquences sur le résultat final de l’élection présidentielle quand les élus Démocrates tolèrent le vote sans carte d’identité avec photo, alors qu’il y a plus de 10 millions immigrants illégaux. À ce sujet, voir la suspicion de la représentante Claudia TENNEY au chrono 5:30 de « GOP rep exposes Dems’ plan to get illegal migrants to vote for Biden: This is ‘insane’ » et dans cette vidéo du 23 juin 2024 : « Texas AG sounds alarm on illegal migrants voting in 2024: ‘Virtually nothing we can do’ ».

Voir ci-dessous un tract, distribué aux futurs immigrants illégaux se dirigeant vers la frontière entre les États-Unis et le Mexique, les encourageant à voter pour BIDEN en novembre 2024 !

5- La prochaine élection présidentielle du 5 novembre 2024 s’annonce houleuse pour trois raisons :

5.a) Sont toujours d’actualité : les millions de votes par correspondance (mail-in ballots), le vote sans présentation d’une carte d’identité et le vote des immigrants illégaux

Les millions de votes par correspondance et le vote sans carte d’identité sont toujours d’actualité. Ils risquent donc d’influer sur le résultat final des élections. David HOO, Macro trends blogger and economist, dans son interview du 20/02/2024 au chrono 21:35 « Analyst Who Nailed 2016 & 2020 U.S. Elections Sees Huge Economic Headwind With 2024 Vote », nous rappelle que le manque de transparence dans ce système électoral, est une bombe à retardement pour la majorité des Américains, quelle que soit leur tendance politique.

Le « vote par correspondance non daté » de la Pennsylvanie est un exemple parmi tant d’autres dans le pays : voir la vidéo EPOCH TV du 1er avril 2024 « Appeals Court Overturns Mail-In Ballot Ruling | Facts Matter« . In a rare win for election integrity, a federal appeals court has just ruled that mail-in ballots in Pennsylvania do have to be dated in order to be considered valid.

Toujours dans ce même état, cet article daté du 28 mai 2024 « Lawsuit Seeks End to ‘Lawless’ Noncitizen Voting in Pennsylvania » montre que des procès ont été intentés contre l’état de la Pennsylvanie (un swing state, voir infra), pour arrêter les votes d’immigrants illégaux (Sic).

En effet, très peu d’états l’interdisent explicitement, voir les vidéos suivantes :

Selon un sondage du 22-25 mars 2024 de FoxNews, 53 % (election integrity) pensent que l’intégrité du résultat électoral est un des sept sujets qui importeront le plus pour l’élection du 5 novembre 2024 – source FoxNews du 10 avril 2024 :

L’analyste politique, auteur, présentateur et sondeur d’opinion américain Scott Rasmussen, interviewé le 23 mars 2024 dans « Most Terrifying Poll Result I’ve Ever Seen »: Scott Rasmussen Surveys America’s Elite 1% » (au chrono 06:00), m’a interpellé sur le risque de fraude électorale. Ce fameux sondage est d’ailleurs mentionné par Newt Gingrich lors de sa conférence au Hillsdale College, le 2 juin 2024 : « What to Do About the DOJ » voir au chrono 4 : 40. Voici les conclusions de ce sondage :

  1. Le groupe d’élites constituant 1% de la population américaine représente ceux :
    • qui gagnent plus de US$ 150 000/an ; soit 16,5 millions xpf/an ou 1,38 million xpf/mois ;
    • qui vivent en zones urbaines d’une densité de 10 000 personnes/mile² ; soit 10 000 personnes/2,56km² ou 3 900 personnes/km²
    • qui sont des diplômés « Post-graduate » (au-delà du Bachelor’s degree) des 12 meilleures universités américaines
    • qui ont une grande influence sur la politique et les grands médias de masse
  2. Toujours parmi ce groupe d’élites constituant 1% de la population américaine (voir au chrono 06:00) :
    • 35 % pensent que tricher pour gagner les élections ne les dérangeraient pas ;
    • plus spécifiquement parmi ceux totalement impliqués dans la politique, 69 % pensent que tricher pour gagner les élections ne les dérangeraient pas, car ils sont convaincus d’être les mieux placés pour décider à la place des autres. Comprenez donc pourquoi les pro-Trump appréhendent cette prochaine élection du 5 novembre 2024.
  3. Mais, 7 % des électeurs en général pensent que tricher pour gagner les élections ne les dérangeraient pas. Bill O’Reilly dans « No Spin News – April 23, 2024 » au chrono 08:22, cite trois villes notoires pour leurs fraudes électorales et faisant partie des « Swing states » :
  4. Sur la liberté individuelle (individual freedom) versus l’interventionnisme de l’État :
    • la majorité des Américains pensent qu’il y a trop d’interventionnisme et pas assez de liberté individuelle
    • la moitié des élites ci-dessus, constituant 1% de la population, pensent qu’il y a trop de liberté individuelle et pas assez d’interventionnisme
    • sur ceux totalement impliqués dans la politique, parmi les élites ci-dessus constituant 1 % de la population, 70 % pensent qu’il y a trop de liberté individuelle et pas assez d’interventionnisme

5.b) Les diverses actions en justice contre le candidat favori Trump : « lawfare »

Depuis que Donald TRUMP a décidé de briguer un second mandat, comme par coïncidence, le trio anti-TRUMP (le parti Démocrate + l’état profond + les principaux médias de masse) a lancé une série de procès (91 mises en examen) pour l’arrêter dans sa course à la Maison-Blanche.

On entre de plain-pied dans le vif du sujet : le « lawfare » qui est l’utilisation du système judiciaire pour combattre un opposant politique (Lawfare is the use of legal systems and institutions to damage or delegitimize an opponent, or to deter an individual’s usage of their legal rights).

Voici des sources :

Source : ‘SCAM’: Bragg has no authority to prosecute federal election law, says panelist : au chrono 02:30

Newt GINGRICH, ancien président de la Chambre des représentants (1995-1999), dénonce cette volonté de détruire TRUMP : voir la vidéo du 02/04/2024 « Every American should be worried about this ‘deliberate political effort,’ Gingrich warns« .

Sur ces procès visant TRUMP, je partage l’avis de Factuel Media : «  La bataille pour la Maison-Blanche ne se déroule pas que devant les électeurs, mais aussi devant les tribunaux. Nombre d’acteurs au sein de ce que Donald Trump appelle « l’État profond » n’ont pas renoncé à leur objectif principal : l’empêcher de se présenter pour garantir qu’il ne soit pas élu. Surtout ne pas prendre le risque de passer par les urnes. Surtout ne pas laisser le peuple américain décider par lui-même.… » La Cour suprême des États-Unis vient de confirmer (le 4 mars 2024), à l’unanimité, la légitimité de la candidature présidentielle de Donald Trump dans l’État du Colorado alors que cet État avait invalidé sa candidature, au prétexte des événements du 6 janvier 2021. C’est une victoire majeure pour Donald Trump dans la bataille pour la Maison-Blanche. »

Frise chronologique Source : ‘SCAM’: Bragg has no authority to prosecute federal election law, says panelist : au chrono 02:45

Source du 4 mai 2024 : Trump’s case ‘rises and falls’ on Cohen’s credibility: Fmr Trump attorney

Pour tous ces procès en cours visant TRUMP (voir la frise chronologique ci-dessus), pour lesquels il risque plus de 700 années d’emprisonnement en cas de condamnation, voici diverses interviews données par mes deux sources privilégiées :

Ces deux sommités du droit américain commentent l’actualité sur ces procès anti-TRUMP en question. Leurs observations sont à comparer avec le résumé des médias français dont celui de FRANCE 24 du 25/03/23024 : « Assaut du Capitole, fraudes financières… Les casseroles judiciaires de Donald Trump ». La différence d’interprétation des faits est assez subtile selon :

5.c) Le candidat Trump donné favori contre le candidat Biden selon plusieurs sondages en mars 2024

Malgré son embourbement dans plusieurs procès lancés par le trio anti-TRUMP, Donald TRUMP, contre toute attente, revient en force pour être, en mars 2024, le candidat favori dans les sondages face à Biden :

Ci-dessous les tableaux de ce sondage source Valuetainment du 14/03/2024 : “Battleground States Won” – Bloomberg Predicts Donald Trump Has Already Won The 2024 Election !

 

Voici d’autres sondages de mars 2024 :

Source : Vivek Ramaswamy: Biden’s at risk of being the Jimmy Carter of our day FowNews du 26/04/2024

Source : Jesse Watters: None of this is real

Curieusement, TRUMP obtiendrait maintenant la faveur de la majorité des électeurs hispaniques !

 

Sur la carte ci-dessous, on voit une majorité d’états en rouge qui seraient gagnés par TRUMP contre les états en Bleu en faveur de Biden. Ces estimations de 270towin.com (site web recommandé par Peter Zeihan « Stop Obsessing Over the Polls and Take a Hike Instead« ), sont à jour au 17 juillet 2024, après la tentative d’assassinat de TRUMP, le 13 juillet 2024. Les états en couleur marron clair (comprenant 61 grands électeurs = NV 6 +AZ 11 + WI 10 + MI 15 + PA 19) restent encore indécis (toss-up). Le candidat qui arrivera à totaliser 270 grands électeurs, gagne l’élection. Il faudra donc consulter ce site  270towin.com pour suivre l’évolution des sondages jusqu’au résultat final du 5 novembre 2024.

https://www.270towin.com/map-images/consensus-2024-presidential-election-forecast

Ces prévisions sont à comparer avec celles mentionnées dans FRANCE24 du 09/05/2024 : « Présidentielle américaine : à six mois du scrutin, Joe Biden et Donald Trump sont au coude-à-coude« .

Enfin, ci-dessous un schéma récapitulatif des écarts dans les sondages (« polling variations ») montrant la difficulté à prédire les résultats, notamment pour le Nevada et l’Arizona où l’ethnie latino-américain pèse pour environ 15% du corps électoral.

Nevada Has Largest Polling Variation | Distribution of recent battleground state polls in the RealClearPolitics average

Nevada Electorate Is Multilingual | Primary language spoken by citizen voting-age population, by battleground state

Source : Nevada Has Largest Polling Variation | Distribution of recent battleground state polls in the RealClearPolitics average
© RealClearPolitics

Patientons de voir … car d’ici au 5 novembre 2024, beaucoup de rebondissements risquent de chambouler les pronostics, à commencer par les évènements suivants :

a) Le premier débat TRUMP-BIDEN organisé le 27 juin 2024 par CNN, qui a confirmé le trouble cognitif léger (TLC) du président BIDEN montrant :

C’était vraiment pathétique à voir ! Beaucoup de Démocrates pensent sérieusement à remplacer maintenant BIDEN par un autre candidat en meilleure santé. Pour cela, Joe BIDEN devra au préalable accepter de démissionner, car « Biden owns the delegates«  selon Robert Wolf (Former Obama economic adviser), puisqu’il a été nommé officiellement le candidat représentant les Démocrates durant les primaires présidentielles. « under current Democratic Party rules, it would be difficult, if not impossible, to replace President Biden as the party’s nominee without his cooperation or without party officials being willing to rewrite its rules at the August national convention. The president won the overwhelming majority of Democratic delegates during the state-by-state primary process. And party rules state that “Delegates elected to the national convention pledged to a presidential candidate shall in all good conscience reflect the sentiments of those who elected them.

En revanche, Thomas Gift, Associate Professor and Director of the Centre on US Politics, UCL, dans son article du 28 juin 2024 : »Et si Joe Biden jetait l’éponge ? » confirme cette option : Est-il trop tard pour que Biden abandonne la course à la présidentielle ? » Techniquement, non. Le président sortant pourrait encore tout à fait, pour n’importe quelle raison, déclarer que, finalement, il ne briguera pas un second mandat.

b) L’attentat manqué, visant Trump, par un certain Thomas Matthew Crooks, le 13 juillet 2024 lors d’un meeting politique à Butler en Pennsylvanie : voir l’image aérienne ci-dessous pour l’angle de tir (flèches bleues) du « shooter« . Quand le public avait alerté 30 minutes à l’avance la présence douteuse sur la toiture du meurtrier avec son fusil, pourquoi le « Secret service » n’est pas intervenu de suite ? Le meurtrier a pris son temps pour bien se placer à environ 137 mètres (450 feet) juste en face de Trump. Cette « lacune flagrante » interpelle beaucoup de spécialistes de la sécurité. Sachant l’extrême polarisation du débat politique entre les Republicans et les Democrats (voir supra au point 3), Bill O’Reilly réitère que cette haine mutuelle est exacerbée continuellement par les principaux médias de masse anti-TRUMP, notamment MSNBC (le pire), ABC news, CNN et le Washington Post. Dans cette vidéo, il donne une excellente analyse des faits : voir « O’Reilly reacts to the Assassination Attempt on Donald Trump« . Dans le chaos de l’attentat, Trump, le visage ensanglanté, n’a pas manqué de montrer son poing levé en criant « FIGHT« . Cette image, vue instantanément dans le monde entier, va certainement revigorer sa campagne électorale. Certains craignent même que ce 13 juillet aura été le jour où Trump a gagné l’élection du 5 novembre 2024. Aziz Rok, ancien ingénieur devenu expert en Intelligence Émotionnelle (IE) et fondateur de la chaîne H5 Motivation, dans cette intéressante vidéo, pense aussi que Donald Trump a remporté les élections US, sous l’angle de l’intelligence émotionnelle.

Image

Source X : Jonathan Martin

 

c) Au 21 juillet 2024, sous la pression intense du parti Democrat et des médias anti-TRUMP, le président Joe BIDEN a finalement opté de se retirer de la course à l’élection présidentielle (d’ailleurs, prédit par Bill O’Reilly le 6 novembre 2023, voir au chrono 15:39), en nommant sa vice-présidente Kamala HARRIS pour le remplacer. En tant que colistière et remplaçante, elle hérite des « 3 904 Democratic delegates » acquis à BIDEN et du transfert automatique des $240 millions récoltés durant la campagne, qui risque d’être contesté par la Federal Election Commission, selon Kevin McCarthy (voir au chrono 4:30). Kamala HARRIS devra maintenant défendre le bilan du mandat de BIDEN 2021-2024, « passé au crible » par le clan TRUMP. Attendons de voir le parti Democrat qui risque de « sortir un joker » pour essayer de remplacer Kamala HARRIS par quelqu’un d’autre (Michelle OBAMA? Gavin  NEWSOM? Gretchen Esther Whitmer ?) ayant plus de chance à battre TRUMP. À mon sens, étant la première femme ainsi que la première personne afro-américaine et asio-américaine à exercer la vice-présidence des États-Unis, HARRIS qui rêve d’être élue présidente afro-américaine après Barack OBAMA, risque de faire jouer la carte du « wokisme« , si jamais elle se fait écarter par un candidat concurrent « blanc dominant« . Auquel cas, les Democrats, grands fervents du wokisme et de la politique de Diversité, d’Équité et d’Inclusion (DEI) (DEI), se seraient pris à leur propre piège idéologique.

6- Ma conclusion personnelle, donc forcément biaisée

Dans mes six articles de 2020 intitulés « La chasse à l’homme visant Trump« , j’ai décrit la complicité des grands médias dans la corruption et la politisation des services fédéraux dépendant du pouvoir exécutif. D’ailleurs, sur la corruption des services de renseignement américains (plus spécifiquement le FBI, la CIA et la NSA), Kash Pramod Patel, une de mes sources préférées, a écrit un excellent livre : « Government Gangsters: The Deep State, the Truth, and the Battle for Our Democracy » publié en 2023.

Dans sa préface, il raconte comment les fonctionnaires carriéristes (du « Deep state«  ou de « l’État profond ») qu’il accuse de corrompus, ont tout fait pour empêcher la publication de ce livre ; c’est incroyable. Ses détracteurs du « Deep State » ont réussi à exiger l’annulation de certains passages qui les compromettaient, au motif d’un soi-disant « secret défense », aux pages 16, 109, 128 et 157. Il confirme quasiment tout ce que j’ai écrit sur le « Deep State » dans mes six articles de 2020. Je vous invite à lire ce livre passionnant. Selon MSNBC, connu pour être un média anti-TRUMP, Kash Pramod Patel serait prédisposé à être le futur ministre de la Justice (DOJ), si TRUMP est élu le 5 novembre 2024 ; voir au chrono 07:00.

Source : Amazon.com

La vidéo du 14 mars 2024 :« WATCH: Senator Cruz SLAMS FBI Deputy Director Over Biden’s $5 Million Ukraine BRIBE Allegations! », montre une énième fois à quel point le FBI « ménage » la corruption de la famille Biden.

Voici une autre interview de Gérald Olivier :UKRAINE : « Joe Biden est compromis dans un énorme scandale de corruption »  (vidéo sous EPOCH TIMES et donc non censurée par YOUTUBE) qui met aussi évidence cette corruption.

Source : Amazon.fr

En dernier, voici la retransmission en direct d’une enquête parlementaire (testimony with AOC and Byron Donalds 21 mars 2024) « Proof of Checks » – Byron Donald’s Destroys AOC Over Biden Accepting Money From China« . Le représentant républicain Byron Donalds apporte la preuve de « dessous-des-tables » : US$ 5 millions, payés directement à la famille BIDEN (en aout 2017 pendant la 1ʳᵉ année du mandat de TRUMP), par la multinationale chinoise CEFC, contrôlée par le Parti Communiste Chinois (PCC).

Cette révélation confirme que la direction du FBI était bien corrompue pour avoir « étouffé » avec la complicité des médias anti-Trump, en pleine période électorale des présidentielles de novembre 2020, l’affaire du PC portable (Laptop) de Hunter Biden contenant ces informations qui impliquent la corruption de la famille BIDEN. Je mentionne justement cette affaire en 2022.

Donc, cette corruption prouvée par des transferts bancaires (plus de US$ 5 millions) en 2017 par des sociétés chinoises au profit de la famille BIDEN (voir Chrono 2:25), « non divulguée » par les grands médias, a effectivement permis la victoire de BIDEN à l’élection présidentielle du 3 novembre 2020.

En revanche, quand le candidat Donald TRUMP a décidé en 2023 de se représenter à l’élection du 5 novembre 2024, le « trio anti-Trump » atteints du « syndrome du dérangement Trump » (Trump derangement syndrome), a lancé une série de procès (jugés « politiques » par certains experts comme Alan Dershowitz et Jonathan Turley), pour le faire condamner pénalement ; empêchant potentiellement plus de 74 millions d’électeurs (chiffre de l’élection de novembre 2020) de choisir le candidat favori. L’interview de James COMEY, ancien directeur du FBI remercié par le Président TRUMP, “No One Trusts The FBI” – James Comey Uses Deep State Scare Tactics To Influence The 2024 Election » 25 mai 2024, en dit long sur ses propos anti-TRUMP !

L’image des Democrats assimilés au loup qui essaye d’attraper l’aigle TRUMP, au point de se tuer – Source JIMMY DORE du 29 mars 2024

Voir également les commentaires pertinents de Factuel Media et l’interview de Michael Shellenberger : « This is a left-wing reaction to Trump’s working-class appeal » qui dénonce au chrono 0:30 l’instrumentalisation de la justice par les Democrats en citant les « manigances » du FBI dans :

Source : Amazon.com

Voici une vidéo du 24 juin 2024 dans laquelle le directeur du FBI, Christopher WRAY, est auditionné par une commission interne de la Chambre des Représentants : « Watch FBI’s Wray « Shaking Like A Leaf » When Disgusting Messages And Videos Exposed At Hearing ». Elle résume les « manigances » du FBI qui essayait à tout prix d’incriminer TRUMP.

À cause de ce « deux poids, deux mesures » (“two-tiered system of justice.”), ressassé par Mark SMITH « There are two tiers of justice when it comes to this DOJ: Constitutional attorney » et le Rep. Ralph Norman (voir la vidéo du 15 avril 2024 : « The Endgame Is Power: on Trump’s Indictment and the WHO Pandemic Treaty » au chrono 07:00), j’espère que Trump sera élu président, le 5 novembre 2024.

D’ailleurs, dans la vidéo « Threat to Democracy » – Vivek Ramaswamy Laughs As Nancy Pelosi Is HUMILIATED By Oxford Students », au chrono 2:00, Winston Marshall, dénonce magistralement à OxforUnion, la posture arrogante des Democrats, pour leur vision biaisée de la démocratie.

Oui, la justice américaine organisée sur l’élection des juges et des procureurs, glisse sur une mauvaise pente emportant les États-Unis vers une « république bananière« , car la justice (sous le mandat de BIDEN) est instrumentalisée pour attaquer un opposant politique (TRUMP), favori dans les sondages.

Les États-Unis comptent plus de 2500 District Attorney élus de tendance Democrats et Republicains confondus, selon John YOO Berkeley Law Professor : voir au chrono 2:55 « The Democrats are ‘scared’ of Trump’s retribution: John Yoo ». Il craint, qu’en cas de victoire de TRUMP le 5 novembre 2024, le nouveau gouvernement s’engage aussi dans une chasse aux sorcières utilisant les Districts Attorney Republican pour poursuivre en justice des élus Democrats.

The Two-Tier Justice System and New World Order

Source : https://www.weikfitness.com/two-tier-justice-system/

Le bilan du mandat 2021-2024 de BIDEN est loin d’être meilleur que celui du mandat TRUMP 2017-2020. Bill O’Reilly dans « The rematch between Joe Biden and Donald Trump for the White House is now official« , a résumé, à bon droit, le mauvais bilan du président BIDEN en trois points :

  1. L’inflation (+48% sur l’essence et +23% pour l’alimentation sous la présidence BIDEN 2021-2024, voir Bill O’reilly du 20/03/2024 et du 14/05/2024) causée par sa politique énergétique qui pénalise l’énergie fossile pesant mondialement pour 86% (contre 3% pour l’énergie renouvelable-EnR) dans notre « consommation finale«  ; voir ci-dessous le graphique : moyenne de 5,4% sous Obama, 7,3% sous Trump et 19,4% sous BIDEN et mon argument sur « L’impossible défi d’un mix énergétique à 100% en énergie renouvelable (EnR) ». Mais, comparée à l’Union européenne, dont la France spécifiquement, la politique économique de BIDEN est louée par l’intellectuel Alain MINC : voir au chrono 01:20  « États-Unis / UE : vers le décrochage économique de la zone euro ? Alain Minc x Henri Guaino ».  Cette analyse « franco-française » diffère de celle de David WOO « Analyst Who Nailed 2016 & 2020 U.S. Elections Sees Huge Economic Headwind With 2024 Vote » au chrono 05:35. Ce dernier (David Woo Unbound) a une approche plus détaillée et plus réaliste pour expliquer les forces géopolitiques en jeu, affectant l’économie mondiale. Ci-dessous des graphiques montrant la contre-performance de Biden :Source : FOX NEWS du 29/03/2024 « New York has officially ‘lost its ever-loving mind’: Florida rep » Chrono 02:51 et FoxNews du 1er juillet 2024 : « The real story of inflation under Obama, Trump & Biden« 
  2. L’entrée incontrôlée des immigrants illégaux : « open border policy » :
  3. Les troubles à l’ordre public dans les grandes villes créé par l’afflux des immigrants illégaux : sous le mandat BIDEN, les millions d’immigrants illégaux « squattent » maintenant les centres-villes. Regardez ces deux vidéos The U.S Cities in Crisis due to Illegal Immigration«  et « A Violent Day in the Life of Gotham« . Cette situation tendue est principalement la résultante de la vision globale de la « société ouverte » de George Soros, consistant à combattre le nationalisme diabolique dans le monde, en annulant entre les nations, toute séparation :
    • des frontières géographiques ;
    • du pouvoir politique ;
    • du pouvoir juridique ;
    • du système socio-culturelles ;
    • des échanges économiques.

La Russie, la Chine, la Corée du nord et l’Iran, qui se sont alliés pour vaincre l’Ukraine (un pays démocratique qui demande l’aide au monde libre), voient les démocraties comme une menace à leur survie politique. Or, le président MACRON vient d’affirmer que la « sécurité » des Français passait par la « défaite de la Russie » en Ukraine.

Source : LCI du 20/03/2024 « De plus en plus de régimes autoritaires« 

Mais, l’Occident représentant le monde libre dans lequel la Polynésie fait partie, a surtout besoin d’une Amérique forte pour faire face aux pays dirigés par des régimes autoritaires dont la Russie de Poutine qui craint de donner plus de liberté d’expression à son peuple. La preuve : quasiment tous ses opposants politiques et oligarques, comme par coïncidence, ont « mystérieusement » disparu. C’est une caractéristique de ces élections truquées par Poutine en Russie !

Certes, pour forcer la contribution des 2% sur le PIB respectif de chaque pays membre de l’OTAN, TRUMP dans sa rhétorique « déplacée » habituelle a osé menacer d’abandonner les mauvais payeurs ! Or, par cette remarque menaçante et vexatoire, TRUMP a forcé les membres de l’OTAN à prendre en main leur défense ; c’est un grand coup de pouce pour « réveiller » l’Europe de la défense ! Voir à ce sujet l’interview de J.D VANCE à Munich Security Conference du 18/02/2024 : « TRUMP EST EN TRAIN DE RÉVEILLER L’EUROPE ».

Je reste persuadé que TRUMP est plus apte que BIDEN, à assurer ce rôle de leadership mondial, surtout après avoir vu le retrait calamiteux en aout 2021 de l’armée américaine à l’aéroport de Kabul (voir cette vidéo : Afghanistan crisis : Desperate locals cling to side of US Air Force plane taking off from Kabul), où du matériel militaire sophistiqué a été abandonné au profit des Talibans, dans la débandade générale. Quelle honte pour une puissance militaire comme les États-Unis !

Voici une vidéo dans laquelle, lors d’un rassemblement politique le 2 avril 2024 au Michigan (un « swing state »), TRUMP annonce les mesures expéditives qu’il mettra en œuvre, s’il est élu le 5 novembre 2024. Attention, ça déménage !

Donc oui, j’ose me positionner, car dans un débat qui s’éternise par le « NI-ni » habituel, à un moment donné, il faut bien dévoiler son choix : c’est Donald TRUMP.

God bless America !




Mon mail du 14 février 2024 invitant à un débat sur l’avenir du Fenua

Bonjour Mesdames et Messieurs les décideurs politiques, 
 
To’u Fenua, voici mon message de Saint-Valentin à la Polynésie. 
 
 
 
 

Aux politiciens, je vous rassure de suite, cette initiative ne cache aucune ambition politique, mais procède d’une réflexion purement intellectuelleJe ne suis pas à la recherche de voix d’électeurs, tout simplement parce que la politique n’a jamais été ma tasse de thé. Je n’ai pas eu à faire de la politique pour arriver là où je suis. De plus, en tant que retraité, j’ai d’autres choses plus réconfortantes et plus sereines à faire, comme s’occuper de sa petite famille et s’adonner à la lecture pour vivre plus longtemps. Donc sur ce point-là, je suis effectivement égoïste en ne pensant qu’à mon intérêt privé aux dépens de l’intérêt général.

Merci donc de me confirmer, par retour à mon adresse-mail, votre accord pour participer à ce débat dont la date, l’heure et le lieu vous seront proposés en fonction de votre réponse positive.

Ce débat sera réparti en deux sous-sujets :

  1. L’avenir institutionnel du Pays: on ne peut pas parler de développement économique sans parler d’abord du cadre institutionnel. Mais, vu que c’est une partie qui m’apparaît secondaire par rapport au débat économique qui m’intéresse plus, je ne veux pas m’éterniser sur cette sous-partie.
  2. Le développement économique du Pays: c’est le sujet essentiel de ce débat. 

 

 
Voici mes questions en rouge, étayées de détails qui restituent le débat dans son contexte. Plusieurs rencontres seront nécessaires pour épuiser toutes ces questions.
  1.  raisons géopolitiques, la France a ses propres « intérêts supérieurs » à préserver pour que le Fenua reste au sein de la République ; c’est d’une logique qui ne surprend plus personne. Cependant, les intérêts du Fenua ne correspondent pas forcément à ceux de l’ÉtatDonc comment les trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance peuvent-ils défendre en priorité les intérêts du Fenua face à la France qui a ses propres « intérêts supérieurs » à préserver ? Ci-dessous quelques exemples non exhaustifs : 
    • L’histoire est écrite par les vainqueurs. Donc pour l’histoire des essais nucléaires en Polynésie, on pourrait en déduire « qu’elle ne peut être objective, car jugée comme utile par le politique, en l’espèce l’État. Le vainqueur [l’État et les militaires] est celui qui détient le pouvoir de refabriquer l’histoire telle qu’il l’entend, l’envisage et la désire. En ce sens, elle est écrite par celui qui a le pouvoir effectif.
    • Les conséquences des essais nucléaires.
    • La restitution de Mururoa et de Fangataufa, avec un règlement des indemnités dues à la Polynésie, à évaluer.
  2. La géopolitique actuelle dans la zone indo-pacifique est dominée par le rapport de force entre les États-Unis et la ChineComment les trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance, peuvent-ils mieux défendre les intérêts du Fenua quand la France s’appuie sur sa présence en Polynésie, pour se targuer d’être une « puissance moyenne d’influence mondiale »? Rappelons qu’à proximité stratégique de la zone Indopacifique, devenue le nouveau « centre de gravité » du monde, la Polynésie apporte 4,5 millions km² de ZEE (soit 45 % de l’ensemble français). Comme Kishore Mhabubani, je reprendrai son interpellation en termes machiavéliens : comment la Polynésie peut-elle stratégiquement mieux défendre ses propres intérêts dans le long terme, tout en restant de préférence, au sein de la République française ou à côté, comme un État souverain associé à la France? À ce sujet, s’impose une meilleure compréhension de l’importance géostratégique de la Polynésie dans la zone Asie-Pacifique.
  3. L’approche peut paraître scandaleuse vis-à-vis de la France, mais « la colonisation de la Polynésie a été en vérité décidée en faveur de la France, selon une discrète « entente cordiale » entre la France représentée par François Guizot et l’Angleterre représentée par Lord Aberdeen Foreign Office; voir « Une Histoire de Tahiti » p. 163-165-167″. Les pauvres Polynésiens de l’époque n’avaient pas voix au chapitre. Ils ont donc droit à une plus grande transparence dans les rouages « ténébreux » de la géopolitique dominée par les grandes puissances mondiales du moment : les États-Unis, la Chine et la Russie.
  4. la prise en charge de nos dépenses de santé est une sérieuse possibilité, car nous contribuons à la « grandeur » de la France pour un coût de 0,28% du budget national. C’est une goutte dans l’océan par rapport à ce que nous apportons géopolitiquement à la France :
    • II- Sur le débat du développement économique du Pays
Voici mes questions en rouge, étayées de détails qui restituent le débat dans son contexte. Plusieurs rencontres seront nécessaires pour épuiser toutes ces questions.
  1. économie administrée » avec 3/4 de notre PIB dépendant des dépenses publiques et 1/4 dépendant du secteur privé.
    CountryGovernment expenditureGovernment revenue
    (% of GDP)(% of GDP)
     Nauru
    129.806155.904
     Tuvalu
    112.354123.626
     Kiribati
    111.19391.362
     Ukraine
    69.92053.238
     Micronesia
    66.42968.025
     Marshall Islands63.27260.470
     Macao60.94925.004
     Libya
    60.36163.445
     France
    58.46853.617
     United States
    38.50032.992
     Singapore
    15.41215.853

     la France affichait 9ᵉ mondial avec  58,46 % du PIB contre 38,5 % pour les États-Unis soit 52ᵉ  (2022) selon Wikipédia accédé le 7/12/2023; Eric ZEMMOURS au chrono 18:00 dans : « L’Evénement du dimanche sur LCI, Eric Zemmour, invité de Marie Chantrait » du 07/01/2024, annonçait 57% pour qualifier la France d’État « communiste » et rejoint ainsi le sens de mon article de 2012 « Réflexions sur le Sauvetage de l’Économie Tahitienne« . Les huit pays qui font pire en étant les premiers de ce classement, sont forcément des modèles économiques à ne pas suivre, tels 1-Nauru, 2-Tuvalu, 3-Kiribati, 4-Ukraine, 5-Micronésie, 6-Marshall islands, 7-Macao, 8-Lybia. Vous avez donc deviné : la Polynésie, avec 74 %, figure dans le top 4 entre les Kiribati (111,2 %) et l’Ukraine (70 %); je l’avais déjà constaté dans mon premier article publié en 2012 dans Tahiti Pacifique Magazine. Ça craint donc en cas d’indépendance mal préparée, car il faudra beaucoup plus de contribuables (donc beaucoup plus de prélèvements obligatoires) pour remplacer l’apport financier de la France et continuer ainsi à financer le « budget à train de vie constant » du Fenua, qui est « censé voler de ses propres ailes«  Comment les trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance, pourront-ils transformer notre « économie administrée » pour que le secteur privé prédomine le secteur public?  La moyenne des salaires versés aux agents de l’Administration en Polynésie était en 2018 selon ISPF 40 % plus élevée que dans le secteur privé (contre 22% pour 2022 selon l’IEOM). Or, selon le Président Moetai Brotherson dans Tahiti-Infos du 23/02/2024, l’Administration en début 2024 comprenait 5 607 fonctionnaires du Pays pour une masse salariale de 35 milliards Xpf ; soit un salaire moyen de 520 000f/mois (35 milliards xpf par an / 5607 salariés / 12 mois). Donc, cette concurrence dans l’embauche est difficile à tenir pour un acteur privé quand on sait que les cotisations sociales à la CPS pèsent EN PLUS pour environ 45 % sur le salaire brut (13 % part salariale + 32 % part patronale). L’employeur public, en augmentant les revenus de ses agents publics avec l’argent du peuple, se soucie guère de l’accroissement des inégalités de traitements entre le secteur public et le secteur privé qui subit une pression à rehausser aussi ses salaires, réduisant ainsi la compétitivité des exportations du Pays. Pour corriger cette spirale à la hausse, quelle est la solution proposée par les trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance ?  Une administration plus simple et plus équitable » dans Tahiti infos du 05/12/2023, on se rend compte à quel point le secteur public est totalement « déconnecté » du secteur privé. Les trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance auront-ils le courage politique de « siffler la fin de la récréation« ?

    • sidéral » qui sépare le secteur public du secteur privé est entretenu par tous les décideurs politiques.
  2. la « priorité d’embauche » des Polynésiens, annoncée tambour battant par nos décideurs politiques. Auquel cas, non seulement le secteur public paye 40 % de plus, mais le secteur privé est LE SEUL obligé par la « priorité d’embauche » des Polynésiens. Si être dans la Fonction publique est un privilège pour être payé 40 % en plus par rapport au secteur privé, alors pourquoi enfoncer le clou pour que le secteur privé soit moins libre ! Voilà donc un exemple flagrant de message dans le style : que le secteur privé fasse l’effort de protéger l’emploi local, mais pas le secteur public qui, lui, reste « libre » d’embaucher tout citoyen français arrivé fraichement de métropole. Pour rectifier cela, quelle est la solution proposée par les trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance ?
  3. « Lors du Conseil des ministres du mercredi 27 décembre 2023, la création d’un congé de paternité et d’accueil de l’enfant de 11 jours a été proposée pour les agents de la fonction publique du Pays. La durée est portée à 16 jours en cas de naissances multiples« . Cette nouvelle mesure est un coût supplémentaire sur lequel le secteur privé devra s’aligner pour rester compétitif dans l’embauche, par rapport au secteur public qui, lui, paye ses agents avec les deniers publics. Face à ce constat, quel est le positionnement des trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance ?
  4. Nos prélèvements obligatoires de 206 milliards XPF (année 2015). En 2022, la France était deuxième du G20 (après le Danemark) avec 45,7 % du PIB de pression fiscale !!!  Donc, un salarié moyen en France travaillait près de la moitié de l’année pour payer ses impôts. Ici en PF, 181,79 milliards XPF = les fameux « transferts annuels de l’État » (année 2015) ; soit ½ milliard injecté tous les jours pendant 365 jours/an dont certes, ¼ repartirait en métropole. 68,2 % de notre PIB (388 milliards xpf / 569 milliards xpf) serait notre pression fiscale, si les contribuables polynésiens devaient aussi financer les fameux transferts de l’État (182 + 206), en cas d’indépendance.  Dans ce cas de figure, un salarié moyen ici travaillerait plus de 8 mois de l’année (68,2 % x 12 mois), juste pour payer ses impôts.  Pour éviter ce scénario catastrophique, quelle est la solution proposée par les trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance ?
  5. guerre » contre l’économie souterraine ? Il est de notoriété publique que lorsqu’on augmente les prélèvements obligatoires (pression fiscale) on encourage les acteurs économiques du secteur privé à verser davantage dans ce qui a « flanqué la vérole » dans notre secteur perlicole : l’économie générée par le « travail au noir » (voir à ce sujet mon article de février 2013). Wikipédia, accédé le 19 décembre 2023, rappelle trois points communs de cette « économie souterraine«  :
  6.  pourquoi a-t-on toujours autant de pauvreté et d’inégalités dans notre société ? Quelle est l’explication des trois partisans respectifs de l’Autonomie, de l’État souverain associé à la France et de l’Indépendance ? À ce sujet, voir le tableau exploité par notre Sénat, montrant les chiffres ci-dessous pour la Polynésie en 2008. Pour plus d’explications, consulter mon article « Ne vous laissez pas submerger par le monde qui vient » :
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Au plaisir



Message de fin d’année 2023 de l’Institut Economique de Tahiti (IEDT)

Mail du 11 décembre 2023 adressé à nos membres de l’Institut Économique de Tahiti (IEDT), établi depuis 2018.

Chers amis,

Merci à ceux qui sont venus à notre dernière rencontre du 6/12/23 au Café Maeva. On espère que certains vont transférer ce mail susceptible d’intéresser d’autres personnes autour d’eux.

Dans ma présentation, reproduite ci-dessous avec les liens hypertextes pour mes sources référencées dans ce même blog (https://gilbertwane.net/), j’admets avoir « survolé » les sujets ; ce qui a dû « brouiller » l’esprit de certains. Certes, c’est beaucoup de chiffres hétéroclites puisés dans le présent blog, mais cette première approche quantitative m’a permis de lancer notre analyse du Fenua.

Le point essentiel de mon message était le suivant : le poids démesuré du secteur public dans notre économie, est de mauvais augure, pour sereinement « augmenter notre degré d’indépendance économique« . Tout bonnement dit : On ne construit pas une « souveraineté économique » avec des dépenses publiques qui tendent à « étouffer » l’initiative privée dans notre PIB !

Jusqu’à preuve du contraire, ce sont les « acteurs du secteur privé » qui font la vitalité économique d’un pays et pas ceux du secteur public. Sinon, autant mieux adopter un modèle économique communiste du style de Cuba et de la Corée du Nord où TOUT LE MONDE ferait du service public en étant à la solde du Fenua et la propriété privé serait alors abolie, puisqu’en principe, TOUT doit être partagé (sic !).

Si mon positionnement sur la « démesure » des dépenses du secteur public (3/4 du PIB) face aux dépenses du secteur privé (1/4 du PIB), peut « indisposer » ceux qui travaillent dans le secteur public, voici ce que j’ai écrit dans la présentation de mon blog :« Dans ce « petit village » qu’est la Polynésie, on a tous (moi en premier !) d’une certaine manière des membres de la famille ou des amis très proches travaillant dans ce secteur public non-marchand dont le poids démesuré dans notre économie reste une anomalie au point d’avoir marginalisé « l’initiative privée« .

Dans mon article de 2012 « Réflexion sur le sauvetage de l’économie Tahitienne », j’écrivais :  » Le secteur public a toute sa place dans un bon système de gouvernance. Mais le problème de Tahiti est le suivant : notre PIB dépend à plus de 70% des dépenses du secteur public qui paye en moyenne 30% en plus du salaire moyen du secteur privé. Comment développer notre économie “communiste” car proche de celle de Cuba, en encourageant le secteur privé ?« … et plus loin … « Le secteur public a bien sûr sa place pour encadrer, corriger et accompagner une économie libérale d’apparence anarchique, mais finalement suffisamment en “pilotage automatique” grâce à la “main invisible” d’Adam Smith ».

Je suis donc convaincu que la « capacité de discernement » de chacun prédominera pour apprécier de manière objective une situation et de prendre des décisions rationnelles en conséquence. C’est là que le débat doit prendre toute sa dimension « dépassionnée » ! Ce n’est pas toujours facile, surtout lorsqu’on aborde des sujets qui fâchent !

Revoici donc ma présentation, dans le corps de ce mail pour conserver ses sources hypertextes, complétée de quelques données. Les divers points soulevés peuvent servir de thème pour nos prochaines rencontres.

Tout d’abord, j’émets le vœu que l’Institut Économique de Tahiti (IEDT), à l’instar de X (ex Twitter), soit, contrairement à un « éditeur« , une « plateforme » où viennent se confronter nos avis, dans le respect mutuel de nos différences d’opinion. De ce « tourbillon » d’idées, espérons que des propositions, PRIVILÉGIANT LE SECTEUR PRIVE AU DÉTRIMENT DU SECTEUR PUBLIC, émergeront pour le développement économique du Fenua.

Pour ce faire, mieux qu’un site web classique pour encourager cette interaction, la constitution d’un groupe d’adhérents bien définis à IEDT, serait la solution la plus simple et la moins coûteuse via 

  • un compte Facebook (FB)
  • un compte groupe WhatsApp où la communication est immédiate

La sélection des personnes avec qui on a accepté d’interagir, est le point essentiel ; sinon, c’est la porte A TOUT ET A N’IMPORTE QUOI DANS LE DÉBAT par des « persona non grata » inconnues. Ma fille Mehiti Wane pourrait nous aider pour la mise en place de ces deux options de communication.

En revanche, ce qui importe, c’est le temps et la ressource humaine pour alimenter et gérer quotidiennement ces comptes. Pour information, Café Maeva a plusieurs comptes FB et sites web dont la gestion est sous-traitée à un prestataire pour un forfait mensuel.

Dans ma réflexion, j’ai résumé quelques indicateurs macroéconomiques (à actualiser), pris dans mon blog https://gilbertwane.net/ et martelés comme des mantras dans le débat, pour aboutir inévitablement au grand sujet du moment : l’Indépendance économique du Fenua.

Les « communiqués officiels » qui engagent l’IEDT doivent être approuvés par son bureau. Donc, tout ce que j’écris ici n’engage que moi et pas l’IEDT, qui doit rester une simple plateforme pour relayer l’information. Ensuite, à chaque destinataire du message d’en faire sa propre opinion !

  1. L‘indépendance du Pays a été le message fort des dernières élections territoriales d’avril 2023. Mais, peu de Polynésiens ont conscience que l’économie du Fenua est en fait une « économie administrée« , car 74% (ou 3/4) de son PIB dépend des dépenses du secteur public (chiffre IEOM 2015). Donc on peut dire que notre économe est très proche d’une « économie planifiée » puisque 3/4 du PIB provient :

    À titre indicatif, la France affichait 9ᵉ mondial avec  58,46 % du PIB contre 38,5 % pour les États-Unis soit 52ᵉ  (2022) selon Wikipédia accédé le 7/12/2023; Eric ZEMMOURS au chrono 18:00 dans : « L’Événement du dimanche sur LCI, Eric Zemmour, invité de Marie Chantrait » du 07/01/2024, annonçait 57% pour qualifier la France d’État « communiste » et rejoint ainsi le sens de mon article de 2012 « Réflexions sur le Sauvetage de l’Économie Tahitienne« . Les huit pays qui font pire en étant les premiers de ce classement, sont forcément des modèles économiques à ne pas suivre, tels 1-Nauru, 2-Tuvalu, 3-Kiribati, 4-Ukraine, 5-Micronésie, 6-Marshall islands, 7-Macao, 8-Lybia. Vous avez donc deviné : la Polynésie, avec 74 %, figure dans le top 4 entre les Kiribati (111,2 %) et l’Ukraine (70 %). Ça craint donc en cas d’indépendance mal préparée, car il faudra beaucoup plus de contribuables (donc beaucoup plus de prélèvements obligatoires) pour remplacer l’apport financier de la France et continuer ainsi à financer le « budget à train de vie constant » du Fenua, qui est « censé voler de ses propres ailes« .

  2. Produire de la richessec’est créer de l’emploi en priorité logiquement dans le secteur Privé qui ne pèse que pour ¼ de notre PIB. Si toutefois, on serait tenté par réflexe de privilégier la création d’emploi dans le secteur Public, comme rappelé en introduction, autant mieux se rapprocher d’un modèle économique communiste où TOUT LE MONDE ferait du service public à la solde du Pays. Et là, tous les contribuables seraient des fonctionnaires ! Voir, à ce titre, mon premier article paru dans Tahiti Pacifique Magazine n° 250 mars 2012. Malheureusement, « le problème avec le socialisme est que vous finissez un jour par avoir dépensé tout l’argent des autres« ; c’est ce que Margaret Thatcher a dit tout haut, ce que les autres pensent tout basQuand les caisses publiques sont vides, on scrute toujours l’horizon pour savoir sur qui on pourrait ponctionner encore plus d’impôt ! Voici une intéressante vidéo de novembre 2023 « Trois mille milliards : les secrets d’un État en faillite | Le film de Contribuables Associés » qui en dit long sur l’état des finances publiques en France et appelle donc à un rôle plus important du secteur privé. En effet, le témoignage édifiant des décideurs politiques dans cette vidéo, pour rejeter la responsabilité sur les autres, me confirme le mantra suivant : quand on dépense l’argent de tout le monde (les deniers publics), c’est l’argent de personne ; mais quand on dépense l’argent de sa poche, on compte ses sous !
  3. La moyenne des salaires versés aux agents de l’Administration en Polynésie était en 2018 selon ISPF 40 % plus élevée que dans le secteur privé (contre 22% pour 2022 selon l’IEOM). En d’autres termes, quand on propose un salaire de 214 000 XPF dans le privé, l’Administration fait une contre-proposition de 40 % en plus, soit 300 000 XPF. Cette concurrence dans l’embauche est difficile à tenir pour un acteur privé quand on sait que les cotisations sociales à la CPS pèsent EN PLUS pour environ 45 % sur le salaire brut (13 % part salariale + 32 % part patronale). Par ailleurs, le secteur privé serait SEUL concerné par la « priorité d’embauche » des Polynésiens, annoncée tambour battant par nos décideurs politiques. Auquel cas, non seulement le secteur public paye 40 % de plus, mais le secteur privé est LE SEUL obligé par la « priorité d’embauche » des Polynésiens. Si être dans la Fonction publique est un privilège pour être payé 40 % en plus par rapport au secteur privé, alors pourquoi ne pas avoir brisé ce tabou dans lequel le secteur privé est encore moins libre ! Voilà donc un exemple flagrant de message dans le style : que le secteur privé fasse l’effort de protéger l’emploi local, mais pas le secteur public qui, lui, reste « libre » d’embaucher tout citoyen français arrivé fraichement de métropole Par ailleurs, « lors du Conseil des ministres du mercredi 27 décembre 2023, la création d’un congé de paternité et d’accueil de l’enfant de 11 jours a été proposée pour les agents de la fonction publique du Pays. La durée est portée à 16 jours en cas de naissances multiples« . Cette nouvelle mesure est un coût supplémentaire sur lequel le secteur privé devra s’aligner pour rester compétitif dans l’embauche, par rapport au secteur public qui, lui, paye ses agents avec les deniers publics.
  4. 36,2 % de notre PIB = Nos prélèvements obligatoires de 206 milliards XPF (année 2015). En 2022, la France était deuxième du G20 (après le Danemark) avec 45,7 % du PIB de pression fiscale !!!  Donc, un salarié moyen en France travaille près de la moitié de l’année pour payer ses impôts.
  5. 181,79 milliards XPF = les fameux « transferts annuels de l’État » (année 2015) ; soit ½ milliard injecté tous les jours pendant 365 jours/an dont certes, ¼ repartirait en métropole.
  6. 68,2 % de notre PIB (388 milliards xpf / 569 milliards xpf) serait notre pression fiscale, si les contribuables polynésiens devaient aussi financer les fameux transferts de l’État (182 + 206), en cas d’indépendance.  Dans ce cas de figure, un salarié moyen ici travaillerait plus de 8 mois de l’année (68,2 % x 12 mois), juste pour payer ses impôts. Ce qui serait une aberration économique, car cet « état de fait » encouragerait les acteurs économiques du secteur privé à verser davantage dans ce qui a « flanqué la vérole » dans notre secteur perlicole : l’économie générée par le « travail au noir » (voir à ce sujet mon article de février 2013). Wikipédia, accédé le 19 décembre 2023, rappelle trois points communs de cette « économie souterraine«  :
  7. Si nos DÉPENSES PUBLIQUES (¾ de notre PIB) sont censées promouvoir l’intérêt général, pourquoi a-t-on toujours autant de pauvreté et d’inégalités dans notre société ? À ce sujet, voir le tableau exploité par notre Sénat, montrant les chiffres ci-dessous pour la Polynésie en 2008. Pour plus d’explications, consulter mon article « Ne vous laissez pas submerger par le monde qui vient » :
  1. En valeur, nos importations = 20 fois plus que nos exportations ; voir notre Balance commerciale 2019 à l’ISPF. Donc si on était indépendant, avec notre propre monnaie locale, le Fenua serait en cessation de paiement depuis longtemps vu qu’on n’a pas assez de recettes provenant de nos exportations pour pouvoir payer nos importations. Mais, heureusement que notre monnaie CFP est actuellement rattachée à l’Euro par une parité fixe 119,3317 CFP. Grâce à ce « déguisement monétaire » (où 1 CFP = 0,00838 Euro ; soit 1/119,3317), c’est en fin de compte l’État français qui absorbe notre déficit commercial pérenne. Idem pour les déficits de nos comptes publics puisqu’on dépend indirectement du Budget de la Nation, en ayant une monnaie CFP rattachée directement à l’Euro. C’est pourquoi l’État veille, au travers de l’IEOM, à une bonne gestion interne de notre politique publique.
  2. Notre PIB par habitant 17 600 euros (année 2010) = 12 fois le PIB  (année 2013) des îles Salomon où se sont déroulés les Jeux du Pacifique= 2 fois celui des Cook Islands = 0,55 fois celui de la NZ (2010 : $33 676). D’ailleurs, au sujet des Cook Island, qui est souvent cité comme exemple de « LIBRE ASSOCIATION » avec la Nouvelle-Zélande (NZ), elle avait une population vivant sur place en 2018 de 17 238 contre 62 000 vivant déjà en 2013, en NZ. Donc, soyons prudents que ce même phénomène d’émigration ne se produise ici. En effet, en cas d’indépendance mal préparée, nos jeunes à la recherche d’un travail fuiront le Fenua pour chercher une meilleure vie ailleurs.
  3. En 2019, les dépenses de l’État en Polynésie = 0,28 % du budget annuel la France (transferts de l’État = 1,56 milliard euros et Budget de l’État = 558 milliards euros). Soit sur un budget de 10 000 f, on coûte 28 f à la France.
  4. En plus des essais nucléaires forcés par le Général de Gaulle pour la « grandeur » de la France, la Polynésie apporte, à proximité stratégique de la zone Indopacifique, devenue le nouveau « centre de gravité » du monde, 4,5 millions km² de ZEE (soit 45 % de l’ensemble français). Donc grâce à la Polynésie, pour 0,28 % de son budget, la France peut se « pavaner » dans sa diplomatie, comme 2iè puissance maritime au monde, après les États-Unis. De Gaulle n’avait-il pas rappelé cette banalité géopolitique que « Les états n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. » La Polynésie constitue pour la France un « intérêt » géopolitique capital dans le Pacifique, bien que considérée comme un « paradis subventionné » pour reprendre le qualificatif du géostratège Gérard Chaliand dans son livre « Le savoir dans la peau » p. 244. Ce dernier reconnaît « que du point de vue maritime, la Polynésie représente une « aubaine » pour la France – en termes de souveraineté maritime, nous étions parmi les nations les plus privilégiées du monde« .
  5. Par ailleurs, nous prenons curieusement en charge nos dépenses de santé GRACE (ou À CAUSE ?) de notre Statut d’Autonomie Interne : à titre indicatif, en 2015, on dépensait déjà 80 milliards xpf soit 14,4 % de notre PIB contre 11% en France et 16,9 % aux États-Unis. Or, selon la Cour des comptes (rapport du 14 juin 2014: « La santé dans les Outre-Mer est une responsabilité de la République qui est UNE), si les collectivités d’outre-mer ont un statut qui tient compte des intérêts propres de chacune d’elles au sein de la République, le préambule (point 11) de la Constitution du 27 octobre 1946 dispose que la Nation garantit à TOUS les Français la protection de la santé. Quelles que puissent être les organisations politiques et administratives, il appartient en dernier ressort à l’État d’en être l’ultime garant et de veiller à ce que soit assurée l’égalité de chacun dans le domaine de la santé, où qu’il vive, en métropole ou dans les outre-mer ».
  6. L’homme est responsable pour 0,000020235 du réchauffement climatique, devenu un débat mondial incontournable dans lequel sont proposées par les climatoalarmistes des solutions économiques irréalistes qui ruineraient l’économie d’un pays. Est une UTOPIE, la « transition énergétique » qui vise à remplacer le plus tôt possible l’énergie fossile (pétrole + gaz + charbon) pesant pour 86 % dans notre « consommation finale » en 2015 dans le monde, par de l’énergie renouvelable « intermittente » (solaire + éolienne) pesant minusculement pour 3 %. En l’état actuel de nos connaissances scientifiques, l’énergie nucléaire (par la « fusion » bientôt) est la seule crédible.
  7. Divers sujets que j’aimerais en débattre :

En conclusion, voici quelques pistes de réflexion pour nos prochaines discussions :

  • Proposons des mesures pour la vitalité de notre secteur privé afin d’augmenter sa contribution actuellement de 1/4 de notre PIB.
  • Suggérons à nos décideurs politiques, une stratégie déclinée en une liste de mesures concrètes à mettre en œuvre. Ayons la « prétention utopique » d’afficher clairement notre liste des priorités pour réorganiser (« réformer » est l’euphémisme utilisé par l’Administration) le secteur public en substituant si possible les dépenses publiques par une activité du privé plus performante pour les deniers publics. En lisant l’article « Une administration plus simple et plus équitable » dans Tahiti infos du 05/12/2023, on voit à quel point le secteur public est totalement « déconnecté » du secteur privé.
    • Tout d’abord, dans mon entreprise, je ne demande jamais directement à mes employés si la clientèle (les administrés pour le cas d’un service public) est satisfaite des produits & services que je propose. Mais je vais directement sonder mes clients pour connaître leur réelle satisfaction : les messages privés (MP) de Facebook m’obligent à demeurer quotidiennement sur le qui-vive ! Sinon, c’est la clé sous la porte et le licenciement économique de tous mes employés : la jungle du business oblige ! De la même manière, pour améliorer l’Administration, il faut sonder directement les doléances des usagers du service public, en mettant en place, par exemple, une interface Facebook accessible à tous, en toute transparence. Si on demande qu’aux agents du service public leur avis, c’est forcément R.A.S.!
    • Ensuite, comment peut-on parler de redistribution des primes entre agents de la Fonction publique quand ces derniers gagnent déjà plus de 40 % pour travailler moins avec un emploi à vie ? Suis-je extrémiste dans mon questionnement quand un « espace sidéral » sépare le secteur public du secteur privé ? À un moment donné, il faut bien qu’un décideur politique élu ait le courage politique de « siffler la fin de la récréation« . Si l’écart entre le discours politique et la réalité perdure, la majorité des Polynésiens continuera « a être  FIU«  de la politique locale.

Voici un autre éléphant dans le couloir que je propose comme premier thème à traiter : la réduction des « inégalités » en Polynésie, en vue de prendre l’argent dans la poche des riches pour le donner aux pauvres. Puisque c’est un sujet récurrent dans le débat public, combien coûte la politique sociale en Polynésie et comment l’améliorer ? J’ai un indice : pour augmenter les recettes fiscales en ratissant large, ce sera forcément en élargissant l’assiette fiscale pour englober plus de « privilégiés » que sont en premier les salariés du secteur public : voir l’exemple d’imposition en France.

En dernier, Patrick Fincker (co-président de l’IEDT) a également fait une présentation. Appréciez la différence d’approche de chacun.

Merci aussi à ceux qui peuvent transférer ce mail susceptible d’intéresser d’autres personnes autour d’eux : l’objectif est de susciter le débat public qui engage l’avenir du Fenua. À ce sujet, mon positionnement est clair ; je l’ai résumé dans ma Conclusion : « To’u Fenua » pour lequel je lui dois TOUT.

Bonne lecture et soyons une force de propositions pour « booster » le développement du Fenua !

Bonnes fêtes de fin d’année à tous !




L’efficacité des vaccins à ARN messager contre le Covid

Êtes-vous prêts ?

C’est la mise en garde de la généticienne, le Dr Alexandra HENRION CAUDE, à la page 10 de son livre de 2023

« Les apprentis sorciers »

Depuis la fin de la crise covid, on commence à recueillir beaucoup d’information sur les résultats des vaccins anti-covid, qui ne sont pas rassurants.

Ancien expert auprès de l’OMS, le professeur Christian Perronne, dans ses trois livres, a une position très critique sur la gestion de la crise sanitaire du Covid 19. Celui qui n’a jamais été interdit d’exercer, ni radié par le Conseil de l’ordre des médecins, ni jugé coupable de diffamation par un tribunal, persiste et signe dans son troisième livre.

André Bercoff de Sud Radio l’a interviewé le 29 février 2024 « Comment les États-Unis partent en guerre contre les effets secondaires du Covid 19 ? » où il confirme la « manipulation » des données sanitaires avec la complicité de la doxa, de Big Pharma et des gouvernements pro-vaccin Covid-19, pour effrayer les populations. Le professeur Perronne (voir au chrono 12:15) nous met aussi en garde sur le fameux projet de traité de l’OMS (l’Accord mondial sur la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies) qui, en cas de pandémies,  confèrerait à l’OMS, l’autorité exclusive sur les pays membres de l’ONU, de mettre en œuvre  « les mesures urgentes ».

Dans son troisième livre, il répond ici aux questions que tout le monde continue de se poser, mais que les « autorités compétentes » laissent en suspens :

  • Pourquoi le Covid-19 est-il si résistant ?
  • Les vaccins sont-ils tous aussi efficaces ?
  • Avec le recul, quel est le vrai bilan de la politique sanitaire en France ?
  • Pourquoi les polémiques ont-elles été aussi violentes ?
  • Comment se sont comportés pendant cette crise les laboratoires pharmaceutiques mondiaux ?
  • Sommes-nous condamnés à nous faire vacciner tous les 6 mois ?
  • … Et 27 autres questions sans réponse !

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Voici un autre livre, objet du présent article, publié en mars 2023 : « Les apprentis sorciers » dAlexandra HENRION CAUDE, docteur en génétique. Elle a été interviewée dans :

Vu sa formation scientifique, elle mérite une attention particulière face à la critique habituelle de « complotiste » lancée à la face des « antivax« . Wikipédia, connu pour « critiquer » les complotistes de tout poil, lui a d’ailleurs, réservé un passage qui nous saute aux yeux, intitulé : « Désinformation pendant la crise du Covid-19 » que je vous invite à lire sur internet.

Source : Amazon.fr

Au verso du livre, elle résume : « Je ne suis pas complotiste, mais généticienne, l’une des plus renommées d’après certains. Dans ce livre, je vous dirai ce qu’est l’ARN messager, celui qui compose les vaccins anti-covid. Parce que vous avez le droit de savoir. Êtes-vous prêts?

Lauréate du prestigieux prix Eisenhower Fellowship aux États-Unis en 2013, Alexandra Henrion Caude a dirigé plusieurs équipes de recherche en génétique à l’hôpital Trousseau, puis à Necker comme directrice de recherche de l’Inserm. Elle a découvert l’implication de l’ARN dans différentes maladies génétiques de l’enfant et a révélé l’existence des ARN MitomiR, qui servent aux régulations fondamentales de la cellule ».

Dans la note de l’éditeur, il est bien précisé à la page 7 :  » … ce livre NE DOIT PAS ÊTRE considéré comme une INCITATION AU REFUS DE VACCINATION, mais comme une CONTRIBUTION A LA RÉFLEXION GÉNÉRALE sur ce sujet, qui est un point fondamental de santé publique. »

Si l’appât du gain de « Big Pharma » est répugnant, on est tout de même tous rassurés (s’il n’est pas démontré plus tard que l’Hydroxychloroquine & Azithromycine et l’Ivermectine étaient une alternative existante et efficace pour moins cher) que des vaccins potentiels ont été opérationnels en un temps record (le fameux « fast-track » accordé par les autorités sanitaires américaines) grâce à une concurrence mondiale acharnée entre ces labos tout-puissants et surtout grâce aussi à l’esprit d’entreprise qui a animé la stratégie du président Trump (Operation WARP SPEED) : c’est Jean-Jacques Zambrowski professeur à l’Université Paris-Descartes qui le confirme.

D’ailleurs, c’est Joe Biden qui a félicité TRUMP le 20 décembre 2021 pour son pari fou du WARP SPEED réussi. Pourtant, les Democrates n’ont cessé de discréditer Opération WARP SPEED pour « se raviser de manière flagrante » le 5 novembre 2020, deux jours après l’élection de Biden; voir au chrono 07:45.  En outre, le 27 janvier 2022, on pouvait lire dans Yahoo! Finance l’article de Max Zahn with Andy Serwer « Trump’s Operation Warp Speed ‘very helpful’ for COVID vaccine development« . Rendons donc à César ce qui est César !

Les acteurs à but non lucratif, tel notre prestigieux Institut Pasteur, ont été dépassés par cette compétition mondiale pour l’excellence dans la synergie entre :

  • les énormes moyens de financement public du gouvernement américain;
  • la recherche très avancée des laboratoires privés tel MODERNA qui a permis à son PDG français Stéphane BANCEL de devenir multimilliardaire ($4,3 milliards selon FORBES à mai 2021; soit environ 400 milliards Xpf), grâce à appât du gain, cette étincelle magique qui permet de créer plus de PIB;
  • et la productivité exemplaire du tissus industriel américain.

Mais les dernières données statistiques sur les effets secondaires du vaccin à ARNm contre la Covid-19, confirment que L’APPÂT DU GAIN (que je loue pour dynamiser une économie) a insidieusement permis D’EXPLOITER LA PEUR DES GOUVERNEMENTS qui cherchaient à tout prix LA PROTECTION D’UN VACCIN pour leur population respective ; c’est ce que démontre le Dr Alexandra HENRION CAUDE dans son livre « Les Apprentis sorciers« .

Pour ma part à 64 ans, j’ai été vacciné deux fois : le 22 mars 2021 et le 20 avril 2021, au vaccin Pfizer. Mais pour la première fois de ma vie :

  • en mars 2023, j’ai eu une hémorragie sous-conjonctivale à mon œil gauche ;
  • le 12 mai 2023, j’ai été admis aux urgences du CHPF avec plus de 21 de tension (ref dossier 80 220 517 clé de sécurité 6132). Après avoir fait un IRM, un scanner, une échographie et une analyse du sang, le diagnostic de mes médecins a été, on ne peut plus troublant : une inflammation ou douleur « inexpliquée » des nerfs au niveau de mon abdomen.

Ces deux incidents qui me gênent encore sont-ils liés aux deux vaccins? En tout cas, ils m’ont mis la puce à l’oreille et m’ont incité à faire plus de recherches sur les derniers résultats officiels de cette campagne de vaccination anti-Covid, à l’échelle mondiale :

Maintenant que la crise de la Covid 2020-2021 est passée, Alexandra HENRION CAUDE commente dans son livre, faits et chiffres de sources fiables à l’appui, les premiers résultats qui commencent à me donner froid dans le dos …

Je ne suis pas médecin et encore moins un spécialiste qui prétend bien connaître les vaccins anti-covid. Je ne m’aventurerai donc pas à débattre sur la partie scientifique du sujet, mais je me cantonnerais plutôt aux faits flagrants et aux données statistiques.

Ayant été vacciné deux fois, j’espère sincèrement que le vaccin anti-covid de Pfizer s’avèrera sans danger pour ceux qui l’ont reçu, car il y a beaucoup de cas avec effets indésirables relatés dans le monde. D’ailleurs, à ce jour, ce débat scientifique est si controversé que le public en perd son latin : moi en premier !

Le contenu passionnant et explosif de ce livre, m’a convaincu de faire un résumé en réécrivant dans mes propres termes pour mieux mémoriser et suivre l’évolution de cette affaire très controversée.

Pour faire court et direct, ci-dessous une retranscription des passages clés du livre :

  1. Pages 9-10 : La presse l’a accusée de complotiste, d’extrême droite, intégriste et sectaire. Parce qu’elle a osé dire :
  2. Page 12 : Vu l’urgence mondiale, la période de 10 mois a été la durée entre l’objectif mondial formulé par l’ONU pour mettre au point le vaccin anti-covid et la première injection aux États-Unis. Or, aux pages 122-128, il est rappelé que les vaccins anti-covid commercialisés en 2020 n’ont pas respecté la procédure classique dont les tests doivent normalement durer 7 à 12 ans :
    • La phase 1 qui dure 1 à 2 ans : injection du candidat vaccin sur quelques dizaines de patients pour évaluer la toxicité du produit
    • La phase 2 qui dure 3 à 5 ans : injection du candidat vaccin sur quelques centaines de patients pour évaluer l’efficacité du produit
    • La phase 3 qui dure 3 à 5 ans : injection du candidat vaccin à plusieurs milliers de patients dans le monde, pour confirmer l’efficacité du produit.
  3. Pages 14-15 : Tous les présidents, les chefs de gouvernement et les ministres de la Santé du monde entier nous ont donc répété à tue-tête que le vaccin était le messie. Vraiment ?
    • Est-ce que le vaccin a arrêté l’épidémie ? NON. Ainsi, le 10 janvier 2023 on recensait 296 936/jour de nouveaux cas de Covid dans le monde.
    • Est-ce que le vaccin empêche d’attraper le Covid ? NON. Selon The Epoch Times du 11/11/2023, plus de 5 millions de vaccinés aux États-Unis en 2021, ont quand même été infectés de la COVID-19 : « More than five million COVID-19 cases occurred in vaccinated people in 2021, according to U.S. government files« .
    • Est-ce que le vaccin empêche d’attraper de nouveau le Covid ? NON. Comme le prouve une étude publiée fin 2021 dans Science : sur 780 000 retraités de la Health Administration suivis aux États-Unis entre février et octobre 2021, la protection vaccinale est passée en moyenne de 86,9% à 43,3% sur cette période. Le directeur général de l’OMS a donc raison de déclarer dès le 23 novembre 2021 : « Si vous êtes vaccinés, vous risquez tout de même de contracter la maladie ».
    • Est-ce que le vaccin empêche d’infecter les autres ? NON
    • Est-ce que le vaccin empêche de mourir du Covid ? NON
  4. Page 16 : Selon l’étude la plus récente publiée par le New England Journal of Medicine, en juin 2022, qui a l’intérêt de comparer à la fois des non-vaccinés, des vaccinés sans rappel, et des vaccinés avec rappel : « Nous n’avons pas trouvé de grandes différences dans la durée médiane de l’excrétion virale entre les participants ». Autrement dit, vacciné ou pas, rappels ou pas, lorsque vous êtes porteur du virus, vous êtes possiblement contagieux L’augmentation des cas de Covid n’est pas liée aux taux de vaccination. C’est ce que montre une analyse faite dans 68 pays. Face au variant OMICRON deux doses de vaccin, tout comme trois doses, ne sont pas efficaces, puisqu’elles n’empêchent pas l’hospitalisation, autrement dit les formes graves.
  5. Pages 17-18 : Quant à la transparence des résultats des vaccins, Pfizer n’avait pas l’obligation de les divulguer pendant 75 ans et 4 mois ! Il a fallu qu’un juge fédéral américain l’y oblige (page 103) pour découvrir des résultats d’effets secondaires assez alarmants provenant de données de pharmacovigilance des différentes autorités sanitaires :
    • selon VAERS aux États-Unis (dont le nombre de cas d’effets secondaires serait sous-évalué dans leurs bases de données, selon une étude BMJ du 10/11/2023) :
      • par rapport aux 10 années passées, 48 fois plus de décès, suite au vaccin anti-covid
      • 30 000 morts
      • 177 000 hospitalisations
      • 135 200 urgences
      • 10 000 chocs anaphylactique
      • 58 000 handicaps permanents
      • 52 000 myocardites
      • 34 000 mises en danger de la vie
      • 44 700 réactions allergiques sévères
      • 16 000 crises cardiaques
      • 15 000 zonas
      • 9 000 problèmes plaquetaires de type thrombocytopénie
      • 5 000 fausses couches en lien direct avec les vaccins Covid
    • selon VigiBase VigiAccess de l’OMS  :
      • 10 fois plus d’effets indésirables que tous les effets secondaires obtenus contre la grippe en 50 ans
      • plus de 11 millions de rapports d’évènements indésirables et plus de 70 000 décès qui ont été rapportés
      • Victimes 2/3 femmes et 1/3 hommes
      • âges 18 à 44 ans représentent 40% des victimes
      • 1,7 million de troubles neurologiques : troubles cérébraux vasculaires de type AVC, thromboses veineuses cérébrales, des problèmes cognitifs et de mémoire de type Alzheimer, des troubles de neuropathie périphérique de type paresthésie, paralysie de Bell, épilepsie et convulsions et des neuropathies immunologiques de type syndrome de Guillain-Barré et de myélite transverse (page 24)
  6. Page 19 : Voici ce qu’a écrit un chercheur dans Virology Journal : « Récemment, The Lancet de juin 2022 a publié une étude sur l’efficacité des vaccins Covid-19 et le déclin de l’immunité avec le temps. L’étude a montré que la fonction immunitaire chez les personnes vaccinées, huit mois après l’administration de deux doses de vaccins Covid-19, était inférieur à celles des personnes non vaccinées. Selon les recommandations de l’Agence européenne des médicaments, des injections de rappel Covid-19 fréquentes pourraient avoir un effet négatif sur la réponse immunitaire. Par mesure de sécurité, les rappels ultérieurs doivent être interrompus.
  7.  Pages 20-21 : Une étude, parue le 31 août 2022 dans la revue Vaccine, évalue les effets secondaires graves dus au vaccin chez les adultes. Avec les statistiques de la Brighton Collaboration affiliées à l’OMS, il est présenté un risque accru de 16 % d’effets secondaires graves par rapport au groupe placebo. Ainsi, le rapport bénéfice/risque dans les données randomisées au moment de l’autorisation d’urgence était négatif ; c’est-à-dire que le risque d’effet secondaire grave était plus élevé que le bénéfice démontré.
  8. Pages 23-24 :

Des troubles menstruels (confirmés le 24 janvier 2024 par EPI-PHARE ou groupement d’intérêt scientifique ANSM-Cnam en épidémiologie des produits de santé), ont été détectés pour les femmes vaccinées avec ou sans rappel : 10% selon le ministère de la Santé en Israël et 65% selon une publication italienne dans Open medicine  (février 2022).

  1. Page 25 : Cerise sur le gâteau : sur le site web de Pfizer, sur chacune de leurs pages apparaît un bandeau où est écrit : « Les vaccins n’offrent pas une protection totale chez les personnes qui les reçoivent et ne sont pas indiqués pour traiter l’infection ou en réduire les complications« . Donc avec le vaccin, on n’est pas totalement protégé, soit ! Mais, il ne traite pas non plus l’infection ? N’en réduit pas les complications ? Une seule question se pose alors : ce vaccin, il sert à quoi ?
  2. Page 27 :
    • Le 12 septembre 2022, le docteur Rochelle Walensky directrice du CDC (agence du gouvernement américain chargée de la prévention, de l’étude et du contrôle des maladies), reconnaît publiquement dans une lettre que son agence a faussement affirmé surveiller la sécurité des vaccins dès 2021, alors qu’elle n’a commencé à le faire qu’en mars 2022.
    • Depuis le 13 septembre 2022, le Danemark ne recommande plus la vaccination pour les moins de 50 ans.
    • Depuis le 1ᵉʳ novembre 2022, la Suède ne recommande plus la vaccination pour les moins de 18 ans
    • Depuis début septembre 2022, le Royaume-Uni ne recommande plus la vaccination pour les 12-15 ans. Faut-il croire que le risque est plus élevé que le bénéfice, pour les enfants ?
  3. Pages 29-38 : Chapitre 2 : L’ARN, c’est quoi ? Le contenu est assez technique :
    • Nous sommes tous bâtis de molécules d’ADN et de protéines, en liaison avec la molécule d’ARN qui sert de régulation.
    • L’ADN est stable et reste toujours dans le noyau (coffre-fort) des cellules et des mitochondries (centrales énergétiques).
    • L’ARN est instable et plus vulnérable. Il se balade absolument PARTOUT dans notre corps, dedans et en dehors de la cellule, sur Terre, mais vraiment PARTOUT (p.32).
    • L’ADN stocke, mais l’ARN cordonne et va PARTOUT dans le corps pour communiquer (avec l’ADN, les protéines et autres molécules d’ARN) et permettre ainsi à notre corps de fonctionner. On découvre à peine cette molécule géniale.
    • Bref, dire qu’on connaît suffisamment bien l’ARN messager pour l’avoir utilisé dans les vaccins, est un MENSONGE. On n’avait pas le droit de dire qu’on savait ce qu’un vaccin ARN ferait à notre corps à long terme, ni même à moyen ou court terme.
  4. Pages 39-63 : Chapitre 3 : L’ARN, molécule géniale
    • L’ARN porte en elle des promesses comme aucune autre molécule.
    • Elle concentre tout le pouvoir d’agir sur l’ADN et de fabriquer les protéines.
    • C’est un puissant outil de diagnostic de maladies. En général, on effectue un diagnostic à partir de la protéine malade (exemple « biopsie tissulaire » de la tumeur cancéreuse), en faisant une prise de sang. Pour prendre le problème à la racine, il vaut mieux établir un diagnostic à partir de l’ARN que de la protéine, car il faut d’abord l’ARN pour ensuite produire la protéine. En remontant au niveau de l’ARN, on augmente donc les chances d’accéder à la cause de la maladie, et non plus à ses conséquences.
    • L’efficacité du diagnostic par notre salive qui contient notre ARN et celui de nos microbes. Fruit de trois glandes, la salive est le reflet de notre état nutritionnel, de notre stress, et de la santé de nos cellules (p. 42). Elle peut précocement indiquer la survenue d’un cancer ou de l’Alzheimer. C’est une sorte de réservoir pour les bactéries de nos intestins, de nos poumons. En cas d’infection par un virus, elle indique l’état clinique du patient.
    • Dès août 2020, une méta-anlyse (revue de toutes les publications qui existent sur le sujet), montrait déjà l’utilité de se diriger vers la salive pour diagnostiquer la Covid-19.
    • Déjà depuis le 15ᵉ siècle, la première chose faite par les médecins chinois, lorsqu’ils auscultent leurs patients, c’est de vérifier la langue et la salive pour en déduire l’état de santé.
    • L’ARN, comme moyen de diagnostic, peut être étudié dans tous les fluides : urines, sperme, lait naturel, sueur et larmes.
    • L’ARN est le maître de l’épigénétique (mot-valise de épigenèse et génétique), une discipline de la biologie qui étudie la nature des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative l’expression des gènes sans en changer la séquence nucléotidique (ADN). Alors que la génétique correspond à l’étude des gènes, l’épigénétique s’intéresse à une « couche » d’informations complémentaires qui définit comment ces gènes sont susceptibles d’être utilisés par une cellule.
    • Le manque d’interactions sociales affectent l’activité de nos gènes ; ce sont des changements épigénétiques. Notre patrimoine génétique réagit aux situations sociales, et l’absence de celles-ci peut avoir des conséquences néfastes sur notre santé mentale.
    • L’hérédité dépend de deux facteurs :
      • l’ADN
      • et l’ARN qui peut TOUT FAIRE CHANGER à cause de l’INTERACTION des gènes avec l’environnement. Tout ce que nous vivons se traduit par une information épigénétique. Même ce que nous mangeons change notre épigénétique. Tout absolument Tout ce qui nous entoure modifie notre épigénétique.
    • Un évènement traumatisant peut laisser des blessures psychologiques ; cette « promesse de mémoire » ne concerne pas que notre « psyché » mais également notre physiologie ou notre corps, grâce à l’ARN qui entre en jeu. Exemple : la famine provoquée par les Allemands en novembre 1944, Amsterdam : pour ceux nés durant cette période, une étude montre comme suit une santé fragile à l’âge adulte selon la survenance des carences survenues lors de l’état de grossesse de leur mère, à cause des modifications épigénétiques (p. 48) :
      • 1ier trimestre de grossesse : problèmes d’obésité et de maladies cardiovasculaires
      • 2ᵉ trimestre de grossesse : problèmes de maladies respiratoires
      • 3ᵉ trimestre de grossesse : problèmes de tolérance au glucose
    • Cette découverte a marqué un véritable tournant en 1995, en démontrant que l’hérédité n’est plus seulement psychologique, mais aussi physiologique grâce à « l’épigénétique ». Exemple : une mémoire du manque de nourriture qui passe de la mère à l’enfant, aura un retentissement sur lui tout au long de sa vie, à cause de l’hérédité « physiologique » = l’hérédité « intergénérationnelle » dont on sait, aussi depuis 2004, que cette transmission reposant sur « l’épigénétique » se fait également via le sperme du père (p. 49-50). Depuis peu, on sait que tout ce qu’on aura mangé 2,5 mois avant un rapport sexuel, affectera LA SANTÉ de ses spermatozoïdes, et donc de sa descendance si son partenaire tombe enceinte. Ainsi, la qualité du sperme humain (ses petits ARN) est extrêmement sensible à ce que nous mangeons et à notre mode de vie en général (p. 61-62).
    • Moi qui ai été champion de Polynésie en cross country dans ma jeunesse, pourrais-je en déduire que j’aurais contribué génétiquement au succès sportif de mon fils Cédric Wane ! Auquel cas, quelle fierté !
    • Par un mécanisme appelé « l’interférence par ARN », l’ARN régule et organise la production exacte de protéines dont notre corps a besoin.
    • Quand un virus infecte une cellule (exemple le virus de l’hépatite C qui infecte le foie), il est capable d’utiliser ses petits ARN pour faire de l’interférence par ARN, en détournant le petit ARN humain (le mir-122) pour interférer avec son propre génome viral, et ainsi favoriser l’infection
    • Pages 53 : L’ARN est un traitement
      • Les maladies sont souvent dues à une protéine qui s’accumule anormalement (exemple le cancer), créant un déséquilibre.
      • L’ARN utilisé comme un médicament a une précision exceptionnelle de guérison grâce à sa technique d’interférence par ARN
    • Pages 57 : L’ARN, un futur coach?
      • L’ARN est le ROI DU MONDE, et serait le MOTEUR DE LA VIE
      • L’importance de l’environnement et ses divers stimuli expliquent les capacités de l’ARN
      • Ce que nous consommons affecte l’état de notre corps ; exemple :
        • quand on mange des noix pour se protéger de maladies cardiovasculaires : on retrouve deux microARN protecteurs
        • quand on est non-fumeur : on retrouve 6 microARN protecteurs
        • Les microARN des aliments consommés non digérés dans l’estomac se retrouvent dans notre sang et influencent notre santé génétique
        • La tisane de chèvrefeuille contient le microARN miR291 qui nous protège contre la Covid-19
      • Nos descendants (futures générations) seront aussi ce que nous avons mangé. Par exemple, il est démontré que l’obésité tend à faire baisser la qualité du sperme de l’homme (p. 62).
  5. Chapitre 4 : L’ARN molécule aux multiples inconnues 65-114
    • L’ARN messager : c’est l’ARN qui est à la fois le « message » et son « messager ».
    • La vie de nos cellules est ponctuée de grandes étapes qui sont des petits « big bang ». Il y a énormément de bouleversements en continu et à chacune de ces transitions, la cellule met en œuvre un vaste programme.
    • Dans le noyau de nos cellules, l’ADN « réécrit » 60% (transcription) un nouvel ADN sous forme d’ARNm (correspondant à 1,2% de cet ADN soit environ 30 000 ARNm d’abord pour ensuite se proliférer à 180 000 ARNm et subir aussi les modifications causées par l‘épigénétique) qui va ensuite produire (traduction) de la viande (ou protéine).
    • Aussitôt ces ARNm arrivés à « maturation » dans le noyau, ils sortent pour devenir 3 possibilités, selon les besoins du moment de notre corps :
      1. le stockage
      2. la dégradation
      3. la traduction en protéine
    • L’ARN est un millefeuille d’information : à partir d’un groupe de lettres, la cellule va décider de la combinaison à retenir, en fonction des besoins du moment.
    • un ARNm peut produire plusieurs types de protéines, avec des tailles et des rôles très différents : exemple des toutes petites protéines appelées des « micropeptides » qui vont servir à réparer l’ADN.
    • L’ARNm : découvert en 1960 + 40 ans d’études et de tests pour en faire un médicament, mais sans aucune autorisation de mise sur le marché à l’an 2000.
    • c’est le Dr Robert MALONE qui fut le premier en 1989 à injecter de l’ARNm dans des œufs de crapauds pour réussir à produire la protéine voulue (p. 71). Dans une interview du 12 avril 2024 « The Next Wave of mRNA Vaccines? | FALLOUT« , il donne son avis sur l’évolution du vaccin ARNm.
    • d’où est venue l’idée d’utiliser l’injection d’ARNm pour remplacer la vaccination classique.
    • de 2000 à 2021 les vaccins à base d’ARNm contre la Covid sont encore au stade de test
    • mais en 2021, à la suite de la soudaine pandémie de la Covid-19, les États-Unis (suivis des pays européens) lancent finalement une large campagne de vaccination contre la Covid-19. Grâce à l’assouplissement de la règlementation permettant aux laboratoires d’accélérer leurs tests (le fameux « fast-track« ), Pfizer et Moderna durant leurs tests, passent de la phase 1 à 2 puis à 3 en un claquement de doigt.
    • Albert BOURLA DG de Pfizer déclare dans le Washington Post le 10 mars 2022 (alors que les premières vaccinations à base d’ARNm avaient déjà démarré le 11 décembre 2020 aux États-Unis et le 27 décembre 2020 en France) : « La technologie ARNm n’a jamais délivré le moindre produit jusqu’à ce jour : ni un vaccin, ni aucun autre médicament » (p. 84).
  6. Page 85 : Quel est le principe des vaccins ARNm anti-Covid? C’est pour moi le passage LE PLUS IMPORTANT DE CE LIVRE; accrochez-vous !!!
    • Tout d’abord quelle est la différence entre vaccin classique et vaccin ARNm
      • pour le cas du Vaccin classique : on injecte un virus « atténué » ou un « bout de protéine de virus inactivé« , donc rendu « inoffensif ». Ensuite, notre corps qui détecte ces corps étrangers, fabrique immédiatement des anticorps contre eux. On dit que l’on est alors « immunisé » contre les maladies crées par ces corps étrangers. Mais depuis septembre 2021, le CDC a changé la définition du mot vaccin pour ne plus parler de l’immunité mais de « protection ». Observez le « flou scientifique » dans cette nuance !
      • pour le cas du Vaccin ARNm : on injecte une « SOUCOUPE » dans laquelle on met l’ARNm. Le tout est synthétique.
        • La SOUCOUPE est une nanoparticule lipidique (NPL). Comme un « suppositoire gras » la NPL permet à l’ARNm de pénétrer la membrane des cellules tout en augmentant leur temps de circulation dans notre corps (p. 98)
        • Cette SOUCOUPE échappe donc à la surveillance de notre système immunitaire chargé de fabriquer immédiatement les anticorps, puisqu’il ne détecte plus les corps étrangers que sont les virus.
        • La SOUCOUPE incluant l’ARNm, fusionne alors avec nos cellules qui se transforment d’un coup en une USINE À PRODUIRE ce que l’ARNm vaccinal nous force à produire. Nos cellules sont ainsi REPROGRAMMÉES, car l’information de cet ARNm synthétique est conçue pour S’IMPOSER ET ÊTRE EXÉCUTÉE avec une forte productivité.
        • C’est comme une clé USB qui au branchement, donne des ordres à nos cellules pour fabriquer LES PROTÉINES VOULUES.
    • Pour ce qui est du vaccin Covid-19, l’ordre est donné de FABRIQUER LA PROTÉINE DU VIRUS « NON ATTÉNUÉE«  appelée « SPIKE« . D’où CETTE PROTÉINE DU VIRUS, SPIKE n’est pas « INACTIVEE » comme pour le cas du vaccin classique ; voir supra (p. 87)
    • Voici donc la situation TOTALEMENT INÉDITE dans toute l’histoire des vaccins :
      • Normalement pour le vaccin classique, on injecte un virus « inactivé » ou suffisamment ATTÉNUÉ pour être combattu par les anticorps produits par notre système immunitaire.
      • Pour le vaccin ARNm :
        • on reprogramme nos cellules pour produire en nous le SPIKE ou la PROTEINE DU VIRUS « NON ATTÉNUÉE »
        • et on s’attend à ce que nos mêmes cellules puissent produire des anticorps contre le SPIKE qu’elles ont eux-mêmes produites !!!
        • donc qu’est-ce qui empêcherait nos systèmes de défense immunitaire d’attaquer NOS PROPRES CELLULES qui produisent le SPIKE? RIEN !!!! (p.87)
    • on est donc dans une situation INÉDITE où c’est NOTRE PROPRE SYSTÈME DE DÉFENSE QUI VA ATTAQUER NOS PROPRES CELLULES QUE LE VACCIN ARNm a PROGRAMMÉES POUR FABRIQUER LE SPIKE.
    • En clair, avec le vaccin ARNm on risque de déboucher sur une AUTODESTRUCTION partielle de notre corps et être atteint de MALADIES AUTO-IMMUNES.
    • Rappel :Les maladies auto-immunes sont des maladies chroniques dues à un dérèglement du système immunitaire qui s’attaque aux constituants normaux de l’organisme. Elles représentent le 3e groupe de maladies en France, après les cancers et les maladies cardio-vasculaires ; on estime qu’elles touchent environ 5 millions de personnes en France.
    • Malheureusement, pour les patients souffrant du cœur après le vaccin ARNm : on a retrouvé sur la paroi musculaire du cœur (le myocarde) la protéine SPIKE avec nos cellules immunitaires : c’est la signature d’une RÉPONSE AUTO-IMMUNE (p.88)
    • Le choix du SPIKE n’était pas bon car le virus de la Covid-19 MUTE en permanence. Donc le vaccin nous fait produire des anticorps « périmés » face aux nouveaux variants
    • Le patron de MODERNA a déclaré sur CNN business le 11/08/2022 : « Alors que la Covid-19 CONTINUE DE MUTER; Moderna devra continuer à mettre à jour les vaccins.« 
    • Le SPIKE a la capacité inquiétante de se retourner contre nous (p.89). Avant sa « disparition théorique » de notre corps, le SPIKE peut provoquer d’autres effets secondaires :
      • inflammation typique des maladies cardiovasculaires au niveau des vaisseaux sanguins et a entrainé en plus la formation des caillots (p.89).
      • réactivation des séquences du virus dans nos globules blancs pouvant déclencher :
        • cancers
        • sclérose en plaques
        • maladies neurologiques : schizophrénie, polyarthrite rhumatismale
        • diabète de type 1
      • formation d’agrégats (des compilements) de type Amyloïde ou dépôts responsables de certaines démences telle la maladie d’Alzheimer (p.90)
    • Quelle est la durée de vie de l’ARNm dans les flacons avant injection ? : ON NE SAIT PAS (p.93)
    • Quelle est la durée de vie de l’ARNm dans notre corps? ON NE SAIT PAS (p.95)
    • Quel est le trajet dans notre corps de ces SOUCOUPES ARNm injectées par le vaccin ARNm ? (p.97) ON COMMENCE À PEINE À DÉCOUVRIR le trajet de ces SOUCOUPES ARNm dans notre corps ! On les retrouve un peu partout dans notre corps et on ignore quand elles seront censées être détruites.
    • Page 101 : est-ce que les ARNm sortent de notre corps? La molécule ARNm artificielle (celle qui est injectée par les vaccins) se propage dans le corps, et peut se retrouver là où elle ne devrait pas l’être, comme dans le lait maternel. Est-ce un danger pour notre santé ? ON NE LE SAIT PAS RÉELLEMENT!!
    • Page 105 : Sommes-nous génétiquement modifiés (OGM) ? 
      • Contrairement à ce qu’on nous a dit, OUI les vaccins ARNm PEUVENT ALTÉRER NOTRE ADN
      • À partir du moment où notre PATRIMOINE GÉNÉTIQUE EST AUGMENTÉ ou modifié par le vaccin à ARNm, sans connaître les IMPACTS GÉNÉTIQUES, comment peut-on dire que ce vaccin ARNm ne nous modifie pas génétiquement (p. 106).
      • Selon Tal Zaks médecin-chef de Moderna (Tedx 2017), la technologie  révolutionnaire d’ARNm pirate en fait le « logiciel de la vie« .
      •  Dans chaque cellule, il y a l’ARNm qui transmet les informations critiques (à travers des lignes de code) de l’ADN dans nos gènes vers LA PROTEINE qui est vraiment ce dont NOUS SOMMES TOUS FAITS.
      • Donc quand on change les lignes de code de notre ADN, on change forcément ce que fera la cellule.
      • Le GÉNOME = l‘ensemble du matériel génétique d’un organisme  = LIVRE DE LA VIE de chaque organisme
      • Le GÉNOME sert à instruire les fonctions indispensables à la vie. Par un gros travail de coordination de groupes de traitements d’information génétique, il PROGRAMME les 3 fonctions principales de la vie d’un organisme (p. 107) :
        1. le DÉVELOPPEMENT : le fait de passer :
          • de cellule-œuf à
          • embryon à
          • fœtus à
          • bébé à
          • enfant à
          • adolescent à
          • adulte enfin
        2. le MAINTIEN : c’est le fait de vivre ou de rester en vie !
        3. la REPRODUCTION : c’est le fait d’avoir des enfants
      • Notre génome INTERAGIT avec d’autres génomes provenant d’autres organismes comme les VIRUS dont un « BOUT DE LEUR GÉNOME » peut venir nous INFECTER en pénétrant le NOYAU DE NOS CELLULES.
      • Les VIRUS sont faits d’ADN ou d’ARN qui peut se transformer par une « TRANSCRIPTION INVERSE » pour réécrire l’ARN en ADN ! C’est ainsi que cet ADN nouveau du VIRUS va pouvoir S’IMMISCER DANS LE NOYAU DE NOS CELLULES SAINES ET S’INTÉGRER MALICIEUSEMENT A NOTRE GÉNOME, pour nous rendre malades ! (p.108)
      • Aujourd’hui, on estime qu’environ 8% de notre GÉNOME est fait de ces SÉQUENCES DE VIRUS (capable d’envahir notre GÉNOME) que l’espèce humaine a hérité de l’histoire de ces rencontres avec des VIRUS.
      • Il a été démontré que DES SÉQUENCES OU BOUT D’ARN DU SARS-CoV-2 peuvent s’intégrer au GÉNOME de cellules humaines en culture (ie. in vitro) p. 109.
      • Donc OUI, l’ARN vaccinal peut INTÉGRER NOTRE GÉNOME ET MODIFIER AINSI NOTRE DESCENDANCE ! p 110
      • un étude de septembre 2022, révèle qu’on a retrouvé la PROTÉINE SPIKE avec son ARNm artificiel ou vaccinal dans le NOYAU ou COFFRE-FORT de la cellule humaine des vaccinés… ON IGNORE TOUT DES CONSÉQUENCES !
      • Pourtant la CDC nous avait bien assurés que les vaccins à ARNm contre le Covid « ne changent ni n’interagissent avec notre ADN de quelque manière que ce soit » FACT: COVID-19 vaccines do not change or interact with your DNA in any way.
      • Il est ABSOLUMENT FAUX de dire que les VACCINS à ARNm ne peuvent pas altérer notre ADN ! p. 111
      • qui dit GÉNOME Touché dit SOUVENT CANCER ! p.112
      • car on doit absolument protéger LA MOLÉCULE LA PLUS INTIME QUI SOIT : NOTRE ADN, NOTRE GÉNOME, NOTRE PATRIMOINE GÉNÉTIQUE p. 113
    • Autre suspicion : La Croix-Rouge américaine chargée de la transfusion sanguine aux États-Unis a annoncé dans un Tweet le 19 avril 2021, qu’elle n’utilise que le SANG DES NON-VACCINES !!! Bizarre .. p. 114.
  7. Page 138 : Il n’y a aucune étude scientifique prouvant les bienfaits des vaccins à ARNm sur la santé des enfants qui, d’ailleurs, ne sont absolument pas touchés par ce virus. D’après la CDC, après avoir reçu une ou deux doses de Moderna ou de Pfizer, environ 10% des tout-petits voient leur santé affectée. Kathrin Janssen, directrice recherche et développement vaccins chez Pfizer, confessait le 11 novembre 2022 dans la revue Nature, juste après avoir quitté son poste : »Nous pilotions l’avion pendant que nous étions encore en train de le construire« .

Conclusion :

Certes, tous ces effets secondaires cités NE PROUVENT PAS UNE RELATION DE CAUSE A EFFET avec les vaccins anti-Covid. Mais, cela fait quand même beaucoup trop d’anomalies médicales relevées dans le monde. Si tout ce qui est dit dans ce livre est vrai, car confirmé par des sources scientifiques officielles, alors comment donc la généticienne Alexandra HENRION CAUDE serait-elle complotiste ?

Dans son interview à Beur FM en mai 2023 : « Tout ce qu’on ne vous a pas dit sur l’ARN messager ! » au chrono 31:30, elle cite un communiqué officiel de la Haute Autorité de la Santé (HAS) qui déclare que le personnel de la santé publique suspendu pour avoir refusé d’être vacciné, sera réintégré au motif, entre autres, de « la faible efficacité de la vaccination contre l’infection et la transmission » du virus de la Covid-19. C’est sa preuve de l’échec flagrant de toute cette campagne de vaccination contre le Covid19 !

Voici un livre que je souhaite lire « Lies my Gov’t told me«  – décembre 2022, du Dr Robert MALONE, biologiste moléculaire américain, inventeur du vaccin à ARN. J’attends de le recevoir pour diversifier mes sources.

Lies My Gov't Told Me: And the Better Future Coming (Children’s Health Defense), Opens in a new tab

Sans surprise, on pouvait lire sur Wikipédia accédé le 02/11/2023 :  » le Dr MALONE travaille sur l’ARN messager dans les années 1980 et découvre que celui-ci peut pénétrer des cellules humaines et les conduire à produire des protéines, une découverte liée au développement ultérieur des vaccins à ARN. Pendant la pandémie de Covid-19, il diffuse des informations fausses à propos de l’efficacité et de la sureté des vaccins contre le Covid-19, et milite contre leur utilisation. Ses propos sont largement relayés, notamment par des personnalités complotistes ou antivaccins.

« Kariko and Weissman get the Nobel, not for inventing mRNA vaccines (because I did that) but for adding the psuedouridine that allowed unlimited spike toxins to be manufactured in what could have been a safe and effective vaccine platform, if safely developed. Good to know« .

Source compte X du Dr Robert Malone 02/10/2023 qui revendique être le «vrai» inventeur des vaccins à ARN messager

Trois autres livres m’ont interpellé.

En premier, celui de Christine COTTON, « Tous vaccinés, tous protégés? – Vaccins covid-19, Chronique d’une catastrophe sanitaire annoncée » – 8 juin 2023. Elle est interviewée sur TVL en octobre 2023 : « La vérité sur les essais Pfizer – Le Zoom – Christine Cotton – TVL« .

La biostatisticienne Christine Cotton, vingt-trois ans d’expérience dans les essais cliniques, apporte son regard de scientifique aguerrie pour éclairer avec brio deux ans de nondits, voire de mensonges éhontés. Si vous cherchez des explications indépendantes des conflits d’intérêts financiers de Big Pharma, ce livre est pour vous ! 

 » Tous vaccinés, tous protégés « … Mais malgré leur injection en masse, les vaccins anti-Covid expérimentaux n’ont pas empêché les infections, les ré-infections, ni les variants du virus, affolant les compteurs de tests. Pire, les effets indésirables postvaccination, handicapants ou mortels, sont devenus de plus en plus fréquents.

Quelle est l’efficacité réelle de ces vaccins autorisés dans l’urgence ? Pourquoi n’empêchent-ils ni la transmission du virus ni la contamination? Ces nouveaux vaccins sont-ils vraiment sûrs ? Quels sont les risques de ces injections expérimentales et de leurs doses de rappel ?

Myocardite, troubles neurologiques, perte de l’audition, trouble menstruels ou de la circulation sanguine, les mois passent et de nouvelles alertes apparaissent. Christine Cotton nous emmène dans une enquête à travers une analyse méthodologique implacable, mais pleine d’humour, et des témoignages bouleversants de plusieurs dizaines de victimes d’effets post-vaccinaux anti-Covid.

En deuxième, celui du statisticien Pierre Chaillot « COVID-19, ce que révèlent les chiffres officiels » octobre 2023.

Voici le résumé au verso du livre : « Depuis le début de la crise de la Covid, il a collecté scrupuleusement l’intégralité des données officielles disponibles sur les sites d’EUROSTAT, de l’INSEE, de la DREES et des différents ministères : mortalité, occupation des lits, positivité des tests, âges, etc… Deux ans d’un travail méticuleux, qu’il a rendu public régulièrement sur sa chaîne Youtube « Décoder l’éco ». Il a constaté de gigantesques anomalies.

En France, comme dans tous les autres pays européens, la mortalité de l’année 2020 standardisée (c’est-à-dire étudiée par tranches d’âges et non pas en données brutes) est au niveau de celle de l’année 2015 soit la septième année la moins mortelle de toute l’histoire de France. Quant à la mortalité de l’année 2021, elle au niveau de celle de 2018, la troisième la moins mortelle de toute l’histoire de France.

Les chiffres présentés par les médias et les organes publics sont partiels et tronqués, aussi bien pour la mortalité que l’activité hospitalière ou l’efficacité vaccinale. Il expose dans ce livre la totalité de ses recherches pour qu’enfin un débat scientifique serein puisse avoir lieu sur cette crise dont les conséquences sont loin d’être derrière nous ».

Dans une vidéo Youtube de juin 2023 « Pfizer : scandaleuses révélations sur l’essai clinique » Pierre Chaillot interroge Christine COTTON. Cette dernière décrit les anomalies constatées lors des essais cliniques Pfizer qui n’ont pas respecté les protocoles appelés  « les bonnes pratiques« .

En dernier, celui de Jean-Michel JACQUEMIN-RAFFESTIN « Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font » Septembre 2022 ; voir également dans Sud Radio de janvier 2023 « Covid-19-Le livre choc de J.M. Jacquemin-Raffestin sur « la pandémie la plus manipulée de l’Histoire« .

L’auteur a enquêté sur ce qu’on pourrait qualifier de « plandémie » aux conséquences proprement effrayantes ! En fouillant sur les sites gouvernementaux américains, anglais, israéliens, français et ailleurs en Europe, liés à la Santé, Jean-Michel Jacquemin-Raffestin y a découvert pléthore de documents qui l’ont incité à approfondir le sujet auprès de scientifiques, épidémiologistes, biologistes, généticiens, cancérologues mondialement connus : tous sont unanimes sur les répercussions d’injections expérimentales proposées – imposées ? – de toute part. Dès le premier trimestre 2021, alors que ces injections avaient commencé, on a assisté à une envolée spectaculaire des décès. Aux États-Unis, les sociétés d’assurances ont fait état d’une augmentation de 40 à 45 % des décès chez les 18-64 ans. Le 2e semestre 2021 y a après cela fait plus de morts chez les 20-40 ans que la guerre du Vietnam en 20 ans. Les 2820 fausses couches mortelles survenues en 11 mois dans ce pays après une injection contre le Covid 19 laissent loin derrière elles les 2225 épisodes équivalents ayant eu lieu sur plus de 30 années, tous vaccins confondus. L’augmentation des péricardites et autres myocardites chez de jeunes hommes atteint des niveaux encore jamais vus, tout comme on n’avait pas encore assisté à une telle hécatombes d’arrêts cardiaques sur le terrain chez des sportifs, footballeurs et rugbymen entre bien d’autres, jusqu’à voir des jeunes de 15 ou 17 ans s’écrouler en plein effort. Le Sud-Est de la France affichant à lui seul un accroissement de 30 à 35 % de décès pour 2021, ce sont plus de 4 millions d’effets secondaires succédant aux injections qu’on a constatés en Europe, de même que des dizaines de milliers de morts « officielles »… À côté de cela, un industriel de l’alimentation retire une marque de pizzas du marché suite à la mort de deux enfants : mais quelle est donc la raison d’une aussi glaçante différence ?

Affaire à suivre…




Toute la physique sans les équations – « Page en construction »

En 2022 est paru le livre « Toute la physique sans les équations » d’Antoine Moreau, Docteur en mécanique de l’École Centrale de Lyon (1999-2002) ; voir également sa conférence « De l’énergie à la loi de Murphy » et son site web de vulgarisation : http://www.e-scio.net/.

Commandé sur Amazon.fr, ce livre m’a été livré le 02 décembre 2022. Lors de la lecture des premiers chapitres, j’ai été fasciné par ce livre, avec beaucoup de moments d’Eurêka !  C’est justement le type de livre que j’ai toujours recherché pour mieux comprendre les concepts scientifiques.

« Kudos » pour l’auteur qui transmet son savoir, sans chercher à utiliser un « style pédant » comme font beaucoup d’auteurs. Il est tellement bien écrit que j’ai décidé d’en faire un résumé en grandes lignes. En effet, c’est ma méthode pour bien retenir le contenu d’un livre ou d’un sujet intéressant comme le réchauffement climatique. J’utiliserai la fameuse technique suivante : pour vérifier que l’on a bien compris un concept, il faut pouvoir le réexpliquer selon ses propres termes.

Pour ceux qui cherchent à mieux comprendre les bases de la physique, je vous recommande vivement ce livre, car rien ne vaut la version originale de l’auteur, qui mérite ce coup de pub de ma part. D’ailleurs, voici la première phrase du livre : »Le livre que vous tenez entre les mains est celui que j’ai toujours eu envie d’écrire, et si j’ai mis du temps, c’est qu’il représente un triple pari :

  1. C’est possible d’enseigner les fondamentaux sans aucune équation.
  2. C’est possible de tout raconter, sans négliger une partie de la physique.
  3. C’est possible de relever les deux précédents paris, en ennuyant le moins possible le lecteur !

Chapitre 1 : Énergie

L’énergie est le concept le plus central de toute la physique. Tout d’abord, une idée simple à retenir : la quantité d’énergie est TOUJOURS CONSERVÉE. C’est-à-dire, qu’il y en a toujours autant et qu’elle ne disparaît jamais dans la nature ! Ce concept est tellement puissant qu’il traverse toutes les disciplines de la physique.

L’énergie se conserve

L’exemple de la pétanque : lorsqu’on lance une boule de pétanque, cette dernière en mouvement, par sa vitesse, possède maintenant une énergie de mouvement appelée énergie cinétique. Son importance dépend de la masse et de la vitesse à laquelle, la boule a été lancée.

On dépense de l’énergie quand on ramasse à la main une boule de pétanque. Cette énergie dépensée qui n’a pas disparu, est maintenant « stockée » dans la boule ramassée et tenue dans notre main, sous forme « d’énergie potentielle » (ou énergie « gravitationnelle« , car liée au poids).

Lorsqu’on laisse tomber au sol la boule, cette énergie potentielle se transforme selon les étapes suivantes :

  • au départ dans la main, elle reste une énergie potentielle
  • durant la chute de la boule, elle redevient de l’énergie cinétique par :
    • la masse de la boule
    • la vitesse à laquelle la boule tombe
  • au moment du choc au sol, de la chaleur se dégage (agitation thermique des atomes) car les atomes du sol et de la boule s’agitent plus qu’avant le choc.

Ainsi en permanence, l’énergie change de nature, mais reste constante, car il y en a toujours autant tout le long de ces étapes. On dit que l’énergie se conserve !

L’énergie potentielle peut être de nature :

  • gravitationnelle, si elle provient d’une chute vers le sol d’un objet;
  • magnétique : si c’est deux aimants qui s’attirent;
  • électrique : si c’est deux charges opposées (+ et -) qui s’attirent. Voir le cas des atomes où le noyau (+) attire les électrons (-). L’énorme force nucléaire maintient la cohésion du noyau, composé de protons (+) & de neutrons (charge nulle), et attirant les électrons (-) autour par une plus faible force électrique.

Lorsqu’on brûle quelque chose (un bois), cette combustion est en fait une énergie potentielle électrique (p.8), car :

  • c’est une réaction chimique
  • représentée par un dégagement :
    • de chaleur = agitation des molécules et des atomes
    • et de lumière
  •  qui est une perte d’énergie potentielle, suite au rapprochement des électrons (-) du noyau (+)

Idem pour le concept de l’énorme force nucléaire qui maintient la cohésion du des atomes (p+ & neutrons) du noyau qui attire par une force électrique plus faible les électrons (-) puisque les charges opposées s’attirent (désolé de répéter verbe « attirer » !).

Pour plus de précision sur l’énergie nucléaire, voir mon article sur le réchauffement climatique RC n° 16/16.

Premier principe de la thermodynamique : l’énergie se conserve : elle ne disparaît pas et n’apparaît pas.

Second principe de la thermodynamique (p 12): l’entropie définit un sens naturel du déroulement des évènements :

  •  vers un plus grand désordre augmentant au cours du temps.
    • cas de la température du plus chaud (agitation élevée des atomes) vers un niveau d’équilibre de température plus basse (atomes moins agitées)
    • cas d’une goutte de colorant dans un verre d’eau vers une coloration globale du contenu

 

 

Chapitre 2 : Mécanique

Chapitre 3 : Mécanique des fluides 

Chapitre 4 : Électromagnétisme

Chapitre 5 : Ondes

Chapitre 6 : Lumières

Chapitre 7 : Structure de l’univers

Chapitre 8 : Relativité

Chapitre 9 : Mécanique quantique




L’éducation : ce que j’en pense

SOMMAIRE :

  1. L’importance de l’éducation dans la mondialisation
  2. Les systèmes éducatifs en question
  3. Mon expérience universitaire aux États-Unis
  4. La révolution internet : la formation en ligne (MOOC) qui évolue plus vite que le système éducatif traditionnel
  5. Un débat qui s’impose : la controverse sur « l’inégalité intellectuelle entre les races« (ethnic differences in cognitive ability)
    • La race et la culture
    • Le cas des étudiants asiatiques aux États-Unis face à la politique de « discrimination positive« 
    • La diversité illusoire recherchée aux États-Unis
    • L’éducation et le « wokisme »
  6. Conclusion dans le contexte local

L’objet du présent article concerne l’éducation, un thème central de la société moderne. Si l’éducation vise à faire de la population de « bons citoyens », alors elle doit inculquer aux « apprenants » les valeurs de nos sociétés et de nos institutions. La transmission des connaissances et des manières d’agir est donc primordiale au bon développement de nos sociétés.

Comme à mon habitude, j’aurai une approche directe avec une analyse pragmatique qui rejoint en grandes lignes, mes convictions politiques et économiques, mentionnées dans l’objectif de mon blog.

Disons-le d’emblée, ce n’est pas parce que l’on a fait les meilleures études que l’on est le plus intelligent et le plus à même de prendre des décisions. Avec le recul d’un entrepreneur retraité qui a recruté pendant près de 40 ans, j’affirme que le niveau d’étude n’implique pas forcément une bonne intelligence. Charles Gave le décrit si bien dans cette interview du 05/12/2018. Par ailleurs, il a écrit un excellent livre « La vérité vous rendra libre – Octobre 2023″ dans laquelle il est « cash avec le lecteur » pour dire ce qu’il pense de ceux qui privilégient L’ÉGALITÉ au détriment de LA LIBERTÉ ! Un régal pour quelqu’un comme moi, « épris de LIBERTÉ« .

Source Amazon.fr

Pour acquérir une bonne culture générale et augmenter nos chances de réussite dans la vie, il n’y a pas de secret :

  1. Premièrement, au niveau des parents : il faut donner aux enfants à la maison, le goût de lire, d’étudier et surtout de travailler avec passion pour essayer d’appliquer dans la vie quotidienne, les connaissances acquises à l’école. Jean-Paul Brighelli, mentionne dans son livre (voir infra) « L’école à deux vitesses » pages 29-34, son ami marocain Frédéric Eleuche qui a réussi dans l’École de la République, grâce à son travail assidu dans ses études et dans sa formation pour être enseignant. Cette quête pour mieux comprendre le monde autour de soi devrait inciter les enfants à devenir des citoyens modèles, plus tard. Michele Borba, psychologue de l’éducation et experte en parentalité, partage sa règle n°1 pour élever des enfants qui réussissent : « faire preuve d’optimisme, le plus régulièrement possible ». Quelle évidence, mais c’est vrai que quand c’est dit par un spécialiste, on a tendance à tendre l’oreille.
  2. Deuxièmement, au niveau du système éducatif : il faut mettre en œuvre des méthodes d’apprentissage ayant fait leur preuve dans d’autres pays qui se placent systématiquement devant la France, dans les classements mondiaux. « Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) est une évaluation créée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui vise à tester les compétences des élèves de 15 ans en lecture, sciences et mathématiques. Cette évaluation se déroule tous les 3 ans. » À ce sujet, voir ci-dessous les résultats PISA 2018 où la France est classée dans la tranche des 20ᵉ sur 79 pays notés et les enquêtes internationales sur la manière d’interpréter le niveau des élèves.
  3. Troisièmement, au niveau du système méritocratique, il ne faut pas « pénaliser » l’excellence académique par une stratégie qui aboutit à un « nivellement par le bas ». Bien au contraire, les meilleurs élèves doivent être « loués » et les moins bons doivent être mieux soutenus, mais jamais en défavorisant les élèves plus intelligents. Comme Jean-Robert Pitte le dit : « égalité égalitarisme. L’égalité des chances, ce n’est pas prendre aux riches pour donner aux pauvres, absurdité politique qui a pour conséquence de démobiliser complètement les gens, de les empêcher de donner le meilleur d’eux-mêmes. L’égalité, au meilleur sens du terme, renvoie à l’idée judéo-chrétienne de l’égalité des hommes devant Dieu » (page 82). Je le dis à ma manière dans l’objectif de mon blog.
  4. En dernier, au niveau de sa personnalité (self-improvement ou développement personnel), il faut savoir sortir de sa « zone de confort » et travailler sans jamais baisser les bras en prenant des « risques calculés« . Ce n’est pas en restant réservé, isolé et replié sur soi que l’on va réussir. La vie est une succession de prises de risque. Les meilleurs entrepreneurs réussissent en bout de course grâce à une accumulation de prise de risque par « tâtonnements » qui est la recherche d’une solution par des essais répétés. Ci-dessous un schéma qui explique les étapes pour sortir de sa zone de confort.

Source : Sylvain Seyrig Coach
De l’intention à l’action

Comme exemple de pragmatisme, le milliardaire Bill Gates m’a beaucoup inspiré. À l’instar de Mark Zuckerberg fondateur de Facebook, il a arrêté ses études à Harvard pour créer son entreprise Microsoft.

1- L’importance de l’éducation dans la mondialisation

En principe, l’objectif d’un système éducatif est :

  • D’abord, d’assurer un bon niveau de culture général aux « apprenants ».
  • Ensuite, de transmettre, de manière efficace, ce savoir et cette connaissance aux futures générations.

Beaucoup d’études sur l’éducation ont été réalisées par des spécialistes. Je n’ai donc aucune prétention à vouloir donner des « solutions ». Cependant, je peux parler de mon expérience et de mon rapport à l’éducation.

Ci-dessous l’importance de l’éducation sous forme de syllogisme :

  1. Ce qui fait la force d’un pays, c’est d’abord la qualité de sa population : plus spécifiquement l’IDH (Indice de Développement Humain) élaboré par l’ONU.
  2. La qualité d’une population s’apprécie par :

  3. Une population en bonne santé et d’un bon niveau d’intelligence générale est donc, à première vue, la combinaison idéale pour améliorer la productivité et produire plus de richesse (PIB par habitant). D’ailleurs, sans s’en rendre compte, on est en quelque sorte dans une course mondiale à la croissance du PIB.

Source:Amazon.fr

Source Statista – Les pays en meilleure santé dans le monde

À titre indicatif, voici un classement des « pays les plus intelligents au monde » mené par Vouchercloud et relayé par Forbes. L’étude qui classe 25 pays, s’est basée sur les trois critères principaux suivants :

  1. Le nombre de prix Nobel remporté par chaque nation
  2. Le taux de réussite scolaire
  3. Le QI moyen.

Bien sûr, on pourra toujours contester les critères de ce classement, mais au moins, ce « benchmarking » permet de mieux appréhender les enjeux internationaux. Par ailleurs, dire qu’il faut un diplôme reconnu par l’État français (qui ne s’applique principalement qu’aux emplois de l’Administration) n’est plus vraiment pertinent pour mieux concourir dans le contexte de la mondialisation. À ce sujet, j’en parle indirectement dans l’objectif de mon blog.

Peu importe l’origine du diplôme, il faut être le plus performant pour gagner la compétition mondiale. En effet, cela ne sert à rien, d’être le « pays le plus intelligent au monde »(la France 24ᵉ place, selon le classement ci-dessus relayé par Forbes), si cela ne se traduit pas par une bonne performance économique du pays en question (la France 15ᵉ selon le classement de 2019 ci-dessous du Forum économique mondial).

La finalité de l’éducation est bien de former la population d’un pays pour mieux affronter la compétition mondiale. C’est justement la raison d’être de l’association NJ MED (New Jersey Minority Educational Development) qui s’est fixée comme objectif : is a nonprofit 501(c)(3), formed in 1995, to help develop practical solutions to the problems of at-risk youth development in public education, foster higher education, and career pursuit aimed at enhancing positive growth within their communities. In 2012, NJ MED launched its first national project in support of its America First or Last Movement to help prepare the US workforce for the 21st Century. The project “The National High School Graduation Campaign” focuses on incoming high school freshmen, and asks them to pledge to graduate high school, not become a teen parent, live drug free, become computer literate, and promise to enroll in higher education at the completion of high school.

Je me baserai donc sur le tableau du Forum économique mondial, « The Global Competitiveness Index 4.0 2019 Rankings » (page 15/666), pour avoir une meilleure idée de la position de la France (15ᵉ) dans ce classement mondial, dont ci-dessous un extrait (source : Gouvernance Think Tank Magazine : Voici les 10 économies les plus compétitives au monde) :

  1. Singapore
  2. United States
  3. Hong Kong SAR
  4. Netherlands
  5. Switzerland
  6. Japan
  7. Germany
  8. Sweden
  9. United Kingdom
  10. Denmark
  11. Finland
  12. Taiwan, China
  13. Korea, Rep.
  14. Canada
  15. France

Singapour revient souvent parmi les premiers ; j’en parle d’ailleurs dans la présentation de mon blog et aussi dans mon tout premier article de mars 2012.

Par exemple, en Mathématiques, selon l’auteur, le Pr Jérôme Henri TEULIERES, les élèves de Singapour sont les meilleurs du monde en mathématiques. La méthode de Singapour est une méthode de mathématiques conforme aux directives du Ministère de l’Education de Singapour. L’étude internationale sur le niveau en mathématiques et en sciences TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study) qui se base sur des tests menés tous les quatre ans auprès des élèves de 10 à 11 ans de plus de 50 pays classe, en effet, les élèves de Singapour à la première place mondiale. La méthode de Singapour, connue surtout pour être appliquée aux élèves du primaire, est maintenant utilisée dans de nombreux pays et, partout, elle a fait la preuve de son efficacité, notamment au Royaume-Uni.

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J’ai commencé à lire le Tome 1 : leçons n°1 à n°6, aux pages 103-231. Je reconnais le pragmatisme pédagogique que j’apprécie dans les livres américains (voir infra), très différent de l’approche abstraite du tout dernier Objectif BAC 2022 Tle Spécialités scientifiques.

Amazon.fr

2- Les systèmes éducatifs en question

Je me suis souvent intéressé à la question suivante : quel est notre niveau d’éducation par rapport à d’autres pays ? N’étant pas un spécialiste de l’éducation dans la transmission du savoir (Internet regorge de propositions), je me suis cantonné à brosser un rapide constat du système éducatif mis en place dans quelques puissances économiques mondiales.

Tout d’abord, quelques interrogations s’imposent ici : l’État a dépensé environ 65 milliards xpf en 2019 pour l’Éducation en Polynésie, pour quels résultats obtenus en termes de taux de réussite ? Ensuite, quel est le pays qui a le meilleur système éducatif au monde ? Dépense-t-il autant que nous en termes de coût rapporté par élève ? Tout dépend bien sûr du critère d’évaluation et de la source. L’excellence du système éducatif d’un pays est jugée à partir du niveau général des élèves, obtenu à la sortie de l’école. Cette performance académique est le résultat de deux principaux critères :

  1. Les moyens mis en œuvre en termes :

    • de qualité des infrastructures : est-ce que les écoles et les universités sont dotées d’installations modernes qui incitent à l’émancipation intellectuelle des élèves ?
    • de qualité du niveau des enseignants : est-ce que les enseignants sont bien diplômés pour conduire leur mission d’enseignement ?
    • de ratio du nombre d’élèves par classe, en sachant que trop d’élèves par classe nuit à la qualité de l’enseignement : est-ce qu’il n’y pas trop d’élèves par classe pour un seul enseignant ?

  2. Les méthodes d’apprentissage utilisées

Sur les moyens mis en œuvre, plusieurs sources donnent un classement, selon leurs propres critères d’évaluation. Je vous invite à consulter les sites web suivants :

Dans ces classements mondiaux, on retrouve les mêmes pays dans le peloton de tête :

  • United Kingdom
  • United States
  • Australia
  • Netherlands
  • Sweden
  • France
  • Denmark
  • Canada
  • Germany
  • Switzerland
  • Japan
  • Israël
  • Finland
  • Taiwan
  • Singapore

Dans le fameux classement académique des universités mondiales par l’université Jiao Tong de Shanghai ou classement de Shanghai (appellation commune de l’Academic Ranking of World Universities en anglais, ou ARWU), les universités américaines continuent depuis 2003 leur domination mondiale. Déjà le 05/07/2012, LA TRIBUNE titrait sa Une : Pourquoi les universités américaines dominent-elles les classements ? Selon Wikipédia, accédé le 03/05/2023, le top 100 mondial compte quatre universités françaises dont Université Paris-Saclay, Sorbonne Université, Université Paris sciences et lettres et Université Paris-Cité. Paris-Saclay a fait son entrée à la 14e place en 2020 ; elle était 13e en 2021 et 16e en 2022.

Dans un autre classement « QS World University Rankings 2024″ des meilleures universités au monde, voici les dix meilleures universités au monde :

  1. L’Institut de technologie du Massachusetts (MIT)
  2. L’université de Cambridge
  3. L’université d’Oxford
  4. L’université d’Harvard
  5. L’université de Stanford
  6. Imperial College London
  7. ETH Zurich – École polytechnique fédérale de Zurich
  8. L’université nationale de Singapour (NUS)
  9. University College London (UCL)
  10. L’université de Californie, Berkeley (UCB)

On constate encore la prédominance des écoles anglo-saxonnes comparées à nos grandes écoles françaises qui n’ont apparemment pas le niveau mondial requis !

Sur les méthodes d’apprentissage utilisées expliquant la performance des élèves, PISA est certainement la meilleure source. Ce programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans est la plus grande étude internationale auprès d’élèves dans le domaine de l’éducation. Piloté par l’OCDE, PISA mesure l’efficacité des systèmes éducatifs. L’objectif est de comparer les performances des élèves issus de différents environnements d’apprentissage pour comprendre ce qui les prépare le mieux à leur vie d’adulte. L’intérêt est d’évaluer la capacité de l’élève à mettre en perspective ses acquis scolaires afin d’en faire usage durant des situations variées. Le programme permet de :

  • Mesurer les performances des élèves
  • Étudier la préparation des élèves à la vie adulte
  • Déterminer les facteurs exogènes qui influencent les performances des élèves (les conditions socio-économiques par exemple)
  • Souligner le fait que certains pays se distinguent par des performances moyennes élevées ou par l’équité de leur système d’éducation.

Selon le classement PISA de 2018, avec la Chine, Singapour et Macao arrivant systématiquement parmi les trois premiers, la France se positionne selon Wikipédia accédé le 24/04/2023 :

  • en Mathématiques : 26ᵉ sur 79 pays notés ;
  • en Science : 25ᵉ sur 79 pays notés ;
  • en Lecture : 23ᵉ sur 78 pays notés.

Dans le contexte de la mondialisation selon PISA, la France est donc loin de sa prétention d’excellence, telle claironnée dans le titre du livre ci-dessous de 1989 « Le niveau monte« . Il y a bien sûr les problèmes « d’égalité des chances et de mixité sociale« , à prendre également en compte. Mais cela est un autre sujet tout aussi important dans un système méritocratique. C’est justement le nœud du problème : comment pousser les étudiants à l’excellence, tout en se focalisant sur ceux qui n’y arrivent pas et qui décrochent du système scolaire.

La France a mis en place la solution décriée du « collège unique » (ou tronc commun de la 6ᵉ à la 3ᵉ) par la loi Haby du 11 juillet 1975. Ce dispositif, voulu par le président de la République Valéry Giscard d’Estaing, prévoit notamment la mise en place d’un « collège pour tous » (le premier cycle du « secondaire ») en continuité de l’« école pour tous » (le « primaire »). C’est la raison pour laquelle on parle dès lors de « collège unique ». Mais Jean-Marie Benoist le dénonce comme un égalitarisme absurde, forcené, uniformisateur et lacunaire qui se substitue au thème de l’égalité des chances et Guy Bayet, président de la Société des agrégés, l’assimile à un « tronc commun, néfaste à tous les élèves« .

Il y a pléthore de livres sur l’Éducation en France. En voici trois que j’ai retenus.

« Le niveau monte – Réfutation d’une vieille idée concernant la prétendue décadence de nos écoles » que j’ai lu voilà 33 ans, est un livre écrit par deux sociologues, Christian Baudelot et Roger Establet, publié en 1989. Selon Eugénie Bastié : « La macdonaldisation de l’Éducation nationale », les deux auteurs formulaient ce triple constat par un raisonnement imparable :

Malheureusement, force est de constater que trente ans plus tard, selon les différents classements mondiaux : le niveau ne monte pas ; il a plutôt dramatiquement chuté et personne ne le conteste plus. Ceux qu’on appelait les « pleureuses » (Jean-Paul Brighelli, Jean-Claude Michéa, Alain Finkielkraut, Jacques Julliard, entre autres) se sont révélés des lanceurs d’alerte.

Source Amazon.fr – 1989

Jean-Robert Pitte, géographe, président de l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) 2003-2008 et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 2008, avait annoncé en 2007 le désastre du baccalauréat dans son livre « Stop à l’arnaque du bac« . L’Éducation nationale, devant faire face à un afflux massif de nouveaux candidats au bac, au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, avait commencé à « rendre » le bac plus accessible au détriment du niveau de l’épreuve. La machine à donner le bac à tout le monde était donc lancée : 12,3% de bacheliers par génération en 1966, 22,3% en 1972, 26,4% en 1981, 29,4% en 1985 (pages 63-64). Ébloui qu’au Japon les ouvriers ont le bac avec 90% d’une génération terminant ses études secondaires, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Pierre Chevènement a fixé au système éducatif la mission de porter « 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat » avant la fin du millénaire. Vingt ans plus tard, face aux 83,3% de réussite au bac en 2007, l’auteur dénonce que les jurys (sous l’influence des professeurs très politisés et des syndicalistes durs de l’enseignement secondaire qui ne cessent de réclamer plus de moyens financiers principalement), ont bradé le baccalauréat de 2006-2007, avec des correcteurs qui ont été plus cléments (voir pages 11-13).

À la page 178, l’auteur réitère selon ses convictions : « Qu’il s’agisse des programmes de lycée et du bac ou de l’université, les réformes engagées depuis quarante ans (2007 – 40 = 1967) ont toutes échoué. Mort-nées à cause des syndicats ou vidées de leur sens par l’inertie du système et ses corporatismes, elles n’ont produit aucun des effets escomptés. »

Source Amazon.fr – 2007

Jean-Paul Brighelli, normalien, agrégé de Lettres, dit tout haut « avec son caractère de chien » (voir à la conclusion en P.S. page 206) pour critiquer le système éducatif en France. Rien que le titre de son livre ci-dessous, « La fabrique du crétin » suscite la polémique. Il n’y va pas de main morte pour fustiger les « pédagogistes« , fervents du constructivismel’élève doit être le constructeur de ses apprentissages dans le cadre d’une organisation pédagogique construite par l’enseignant à cet effet. Cette méthode qui se ferait au détriment de l’apport de connaissance aux élèves, aurait démantelé l’école de la République, selon Brighelli, qui appelle à « une refondation de l’école ». « Il milite pour un retour aux fonctions traditionnelles de l’école : la transmission des savoirs, l’apprentissage de connaissances et l’élitisme républicain (quel bon sens !). À cette fin, il est pour la suppression du collège unique, la rénovation de la classe de seconde, la sélection des lycéens à l’entrée de l’université et la restauration de l’IPES pour choisir et former les futurs enseignants. »

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Source Amazon.fr – 2022

Dans le Figaro.fr étudiant du 10/07/2023 « Les lycéens sont mauvais en orthographe parce qu’on ne leur a jamais appris« , il affirme que « Sanctionner les copies mal orthographiées au lycée, reviendrait à punir quelqu’un qui ne sait pas courir, alors qu’on ne lui a pas appris à marcher … Nous assistons depuis 1989 au naufrage de nos méthodes d’apprentissage de lecture et de l’écriture. La loi dite «Jospin» a intronisé ce qu’on appelle le constructivisme, un courant de pensée selon lequel l’élève construit lui-même ses propres savoirs. L’idée était de placer l’enfant au «centre du système», sans le contraindre à intégrer des savoirs qui lui seraient étrangers. Ce qui explique les graves lacunes en orthographe des enfants depuis le milieu des années 90. »

Pour Brighelli, « la caste qui dirige le pays a forgé un système scolaire visant à légitimer ses propres enfants, quel que soit leur niveau réel« . Par ailleurs, le « capitalisme mondialisé« , plus spécifiquement le « néolibéralisme européen » est la cause principale du désastre de l’Éducation nationale et l’Ecole a fabriqué une masse énorme de consommateurs semi-illettrés, conformément à la mission que lui avait donnée le capitalisme mondialisé (voir page 16).

Je réfute ce dernier point de vue, car il est trop facile de dire que le capitalisme est responsable de l’illettrisme rampant en occultant ses bienfaits indéniables tels :

  • l’incitation à un dynamisme entrepreneurial et à la production de biens et services nombreux;
  • la participation à la richesse des nations dans lesquelles il oeuvre;
  • la création d’un dynamisme économique soutenu, grâce à une compétition internationale, faute de quoi, une nation est vite reléguée, voire, si elle s’appauvrit trop, asservie;
  • la garantie d’une prospérité économique dont les États ont besoin.

Eve Vaguerlant, agrégée et docteur en Lettres modernes, professeur de français, autrice « Un prof ne devrait pas dire ça – Choses vues et choses tues dans l’Éducation nationale » (L’Artilleur), est interrogée en juillet 2023. Dans « L’École fabrique des masses de jeunes violents et incultes » elle décrit les différents problèmes qui minent le système scolaire français :

  • effondrement du niveau
  • refus de la culture et de la transmission
  • banalisation de la violence
  • absence de discipline et de sanctions
  • ingérences idéologiques
  • atteintes à la laïcité
  • pression des parents d’élèves
  • déni des enseignants et des chefs d’établissement, etc.

En tant que parent, j’ai toujours bien suivi l’évolution de l’éducation de mes quatre enfants jusqu’au baccalauréat, dans les années 2000. Le fait que mon fils Cédric Wane a un niveau de culture générale bien plus élevé que le mien, me rassure que notre système éducatif local des années 2000 formait bien les élèves. Il n’y a pas de secret, pour réussir dans les études, il faut une volonté de fer et une bonne méthode d’approche ; voir, par exemple, celle que j’utilise. En France, l’enseignement des fondamentaux doit effectivement prioriser le français et les mathématiques, pour au préalable bien savoir LIRE, ÉCRIRE et CALCULER avec une certaine logique !

Cependant, je précise que notre système éducatif doit davantage contribuer à une meilleure performance de nos jeunes pour gagner la compétition mondiale de demain. Si par cette vision, c’est aveuglément louer le « capitalisme mondialisé« , alors je réitère que ça ne sert à rien, d’être le « pays le plus intelligent au monde« , si cela ne se traduit pas par une meilleure performance économique du Fenua pour créer plus d’emploi.

À ce titre, je vous renvoie à l’objectif de mon blog où le banquier, Raphaël Rossello réitère le truisme suivant : la prospérité économique est « indissociable » d’une démocratie. En d’autres termes, il n’y a pas de démocratie sans prospérité. Il précise que la création d’emplois doit être le seul indicateur fiable pour apporter une prospérité économique (voir au chrono 18:30).

3- Mon expérience universitaire aux États-Unis

J’avoue avoir eu la chance d’avoir pu faire mes études universitaires de 1975 à 1980 aux États-Unis grâce à mon oncle L.W. que je considère comme mon deuxième papa. Mes deux enfants Cédric et Boris ont suivi ce même parcours universitaire. Dans une logique dichotomique, je me considère donc avec mes enfants comme des « privilégiés » par rapport à d’autres Polynésiens qui n’ont pas eu cette même opportunité. C’est pourquoi, j’essaye à ma manière et selon mes moyens, d’apporter, en retour, ma pierre à la « construction » du Fenua. D’ailleurs, j’en parle dans l’objectif de mon blog à la Conclusion : « To’u Fenua » pour lequel je lui dois TOUT.

Ne maîtrisant pas bien l’anglais dès le début de mes études en 1975, j’ai dû assimiler, en plus de l’anglais, le contenu de mes cours universitaires. Ce fut donc vraiment un « chemin de croix » qui m’a marqué à vie.

Par ailleurs, un autre détail important qui m’avait frappé en 1975, était le formulaire que l’on devait remplir en fin de chaque cours semestriel, pour noter la qualité du cours et du professeur. Établie sur ces statistiques, l’université décidait du sort du cours et du professeur en question. Je n’ai pas constaté cette même démarche d’évaluation lors de mon année de DEUG en 1992 à l’Université de la Polynésie française (UPF). Mais c’est en lisant le 14/03/2023 « Noter ses profs, une petite révolution au sein des universités. Répandue dans les pays anglo-saxons et dans les grandes écoles, la pratique de l’évaluation des enseignements par les étudiants s’implante durablement en France » que je m’aperçois du retard considérable de la France dans l’Évaluation des Enseignements par les Étudiants (EEE) pour améliorer la performance pédagogique d’une école.

Ma facilité maintenant à mieux communiquer en anglais qu’en français, m’a permis de « dévorer » d’excellents livres américains de vulgarisation scientifique tels ceux des collections « For dummies » ou « For the utterly confused« . En tout cas, j’ai trouvé que les auteurs scientifiques américains ont été en général de meilleurs pédagogues que leurs homologues français.

Par exemple, en mathématiques Analyse Calculus (une matière qui a toujours fasciné un nul en math comme moi), Mark RyanSylvanus Thompson et Hugh Neill sont mes auteurs préférés qui ont fait preuve de pédagogie. Après des années de récitation par cœur sans réellement comprendre ce que j’apprenais au Collège La Mennais, j’ai enfin découvert la magie du « Calcul différentiel et intégral« , grâce à leurs livres ci-dessous. Je les ai tellement « adorés » pour leur sens de l’enseignement, que j’ai achetés via Amazon.fr les nouvelles éditions de chaque livre !

Vu l’ubiquité des données scientifiques (data science) de nos jours, le professeur de math Arthur Benjamin comme d’autres, accorde maintenant la prééminence des statistiques dans l’enseignement des mathématiques.

4- La révolution internet : la formation en ligne (MOOC) qui évolue plus vite que le système éducatif traditionnel

Xavier NielDominique Roux dans leur livre de 2010 « La révolution internet » avaient bien résumé ce phénomène mondial arrivé vers mi-1990 (voir l’image des anneaux concentriques) qui a bouleversé notre vie quotidienne, au point qu’on ne peut plus se passer d’Internet dans notre façon de vivre.

L’essor fulgurant, depuis les années 2010, des cours en ligne ou MOOC (Udemy, Coursera et Edx) a permis de mettre en compétition les meilleurs cours et les meilleurs professeurs pour attirer un maximum d’inscription en ligne dans le monde. Cette émulation mondiale montre une nette avance de la pédagogie américaine. D’ailleurs, voir supra le retard considérable de la France dans l’Évaluation des Enseignements par les Étudiants (EEE) pour améliorer la performance pédagogique d’une école.

Dans cette vidéo TEDxDijon « Vers une révolution de l’éducation ? », Mathieu Nebra, parle de son expérience du MOOCs (Massive Open Online Course, en français cours en ligne ouvert à tous ou cours en ligne ouvert massivement). Dans une autre vidéo TEDxPanthéonSorbonne, il explique « Comment la technologie reconnecte les individus« .

Mon diplôme Post Graduate Certificate in Global Health Policy -academic direction from the London School of Hygiene & Tropical Medicine, sanctionné par un examen tenu à l’Université d’Auckland, NZ.

Étant moi-même en 2013 un diplômé en santé publique via MOOC (Post Graduate Certificate in Global Health Policy – academic direction from the London School of Hygiene & Tropical Medicine), je constate que les systèmes éducatifs dans le monde vont devoir vite s’adapter pour faire face à la concurrence féroce des MOOC. Est un cas exceptionnel, Udemy avec 44 millions de participants, 65 000 formateurs, 183 000 cours, 594 millions d’inscriptions à des cours, 75 langues, plus de 8 600 clients d’entreprises.

D’ailleurs, je reçois aussi régulièrement des « mailing » des meilleures universités anglo-saxonnes dont ceux de :

Cette option de pouvoir suivre en ligne un cursus complet d’un niveau Master d’une prestigieuse université, est une opportunité exceptionnelle pour la nouvelle génération d’étudiants. Elle n’était pas possible voilà encore quelques années.

5- Un débat qui s’impose : la controverse sur « l’inégalité intellectuelle entre les races«  (ethnic differences in cognitive ability)

La race et la culture

Thomas Sowell, un de mes auteurs préférés, a une analyse pertinente de la problématique « raciale ». Dans son excellent livre : « Intellectuels et Race : Leurs manipulations révélées« , il analyse l’influence malsaine de célèbres intellectuels sur les questions raciales aux États-Unis. Il décortique leur fraude intellectuelle sur des sujets comme le déterminisme génétique, le progressismela discrimination ou le multiculturalisme. Il dénonce leur penchant pour plus d’État-providence rendant les Noirs dépendant de l’assistanat. Faits à l’appui, il révèle que la situation actuelle des Noirs (pauvreté, délinquance, désintégration familiale, tensions inter-ethniques) n’est pas le fait du racisme, des Blancs ni de la société, mais des politiques étatiques tirées de la mauvaise foi allant notamment de la culture de l’excuse, du ressentiment, des subventions, et de la discrimination positive, chacune justifiée sous le couvert d’une « science morale » par ces intellectuels complices.

Source : Amazon.fr

Voici une liste de vidéos en américain qui résume ce livre.

En 1994, est paru aux États-Unis un livre choc « The bell curve – Intelligence and Class Structure in American Life«  écrit par Richard J. Herrnstein et Charles Murray. Les deux auteurs développent la thèse que les études sur la société américaine ne prennent pas suffisamment en compte le facteur intelligence. Le livre a provoqué de vives polémiques aux États-Unis. La tribune Mainstream Science on Intelligence, publiée par Linda Gottfredson dans le Wall Street Journal le 13 décembre 1994, et cosignée par 52 chercheurs américains, soutient les thèses développées dans le livre. Herrnstein avait déjà, dans un article publié en 1971, indiqué que selon lui, l’intelligence était mesurable par des tests de QI, qu’elle était stable durant la vie de l’individu concerné, largement influencée par des facteurs héréditaires et qu’elle pouvait prédire un certain nombre de résultats, une fois que les autres facteurs étaient neutralisés, notamment les revenus, les délits, la santé et le taux de mariage.

Les auteurs du livre ont été accusés de défendre le racialisme et l’eugénismeLeur thèse, majoritairement considérée comme pseudo-scientifique, est que le QI serait un élément déterminant de caractéristiques comme les revenus, la criminalité, etc. Ils définissent une « élite cognitive » et abordent en particulier la question des différences d’intelligence selon l’appartenance ethnique, soit la thématique liée à la comparaison entre race et intelligence.

La vidéo : »The Full Charles Murray: Race and IQ, Government Welfare, and Crime » donne un aperçu de la controverse créée par ce livre.

Source Amazon.com

Je vous invite à visionner la vidéo « The Bell Curve: The most controversial book ever in science« . Richard Haier (psychologue américain qui a étudié une base neurale pour l’intelligence humaine, la psychométrie, l’intelligence générale, le sexe et l’intelligence) qui est interviewé par Lex Fridman, parle de ce livre très intéressant dont le chapitre 13 intitulé « Ethnic differences in cognitive ability«  a provoqué une vive polémique. En gros, ce livre décrit, statistiques exhaustives à l’appui, une certaine corrélation entre le niveau du Quotient intellectuel (QI) et les problèmes sociaux (« social problem« ).

Ci-dessous les commentaires de Jean-Paul Thomas dans son article « La courbe en cloche ou l’éternel retour de l’eugénisme«  :

« Les deux universitaires américains exposent que les États-Unis sont dirigés par une « élite cognitive » à majorité blanche, menacée par une population pauvre en majeure partie composée de Noirs à faible quotient intellectuel...

La comparaison des Noirs et des Blancs, jugée irrecevable au nom de principes politiques…la superposition si parlante de deux courbes en cloche, celle de la distribution du Q.I. chez les Blancs et celle des Noirs, décalée de quinze points en leur défaveur..

Confrontés à la question de savoir si le Q.I. inférieur des Noirs est une question d’hérédité ou de milieu, ils se disent réellement « agnostiques«  en la matière. Pourtant, la logique implicite de leur livre incontestable : le Q.I. n’est pas seulement en partie héréditaire, il est largement héréditaire, et les auteurs sont convaincus que l’on finira peut-être par avoir la preuve sans équivoque que les gènes ont également leur rôle à jouer »

Les développements de la sociobiologie nous avaient déjà instruits des risques d’une possible réapparition du darwinisme social. Les mêmes relents se répandent aujourd’hui sous couvert de quotient intellectuel. Décidément, nous n’en avons pas fini avec les dévoiements sociologiques du darwinisme. Nos nouveaux prophètes ont la foi, et claironnent inlassablement leur message : la sélection naturelle est la clé du progrès. Inquiétante manière de déduire un dogme pratique d’une sottise.« 

Je laisse chacun interpréter à sa manière ce livre très controversé : « The bell curve – Intelligence and Class Structure in American Life« . Richard Haier nous invite à bien lire le chapitre 13.

Le cas des étudiants asiatiques aux États-Unis face à la politique de « discrimination positive« 

Jean-Paul Brighelli à la page 101 de son livre « La fabrique du crétin » écrit : « Aux États-Unis, où les mêmes phénomènes (Loi Taubira avec l’histoire de l’esclavage) sont constatés depuis longtemps, l’empire du politiquement correct a conduit certaines universités à brimer les Asiatiques afin de laisser de la place aux communautés hispaniques et noires – au nom de la « discrimination positive » que les Asiatiques (principalement les Chinois aujourd’hui après les Vietnamiens arrivés au cours des années 1970 dans les fourgons de l’armée américaine en déroute) contrarient. C’est monstrueux, quand on y pense. Dans un système sainement élitiste, celui que j’appelle de mes vœux en France, ce sont ceux qui travaillent que l’on doit encourager, quitte à laisser les autres dans la bauge où ils se vautrent volontairement.« 

Dans l’objectif de mon blog, j’ai fait référence à l’effet pervers de la politique de « discrimination positive » sur l’excellence scolaire ou la performance universitaire des étudiants asiatiques dans les meilleures universités aux États-Unis : voir l’article dans Le Point du 13/06/2022 « Quand les Asiatiques sont punis pour leur réussite » et l’excellent livre de Kenny Xu, president of Color Us United « An Inconvenient Minority« .

Source Amazon.fr

Ci-dessous un schéma montrant les courbes résultant de la politique de « discrimination positive » imposée à l’admission dans les universités Ivy League (la crème de la crème des universités aux Etats-Unis) dont Harvard ; voir les interviews de Kenny Xu dans American Thought Leaders – The Epoch Times – 10/03/2021 et dans Valuetainment « Are Asians Smarter? Critical Race Theory Explained« .

Basés uniquement sur le critère méritocratique scolaire, les étudiants asiatiques :

  • représentent environ 40% à Caltech qui ne sélectionne que sur l’excellence scolaire sans tenir compte du critère de l’ethnie ; voir ci-dessous la courbe bordeaux en continu
  • auraient dû représenter 43% du total des étudiants de Harvard (selon Kenny Xu), mais à cause d’une « discrimination positive » en leur défaveur, ils ont été « rabotés » à moins de 20%

Précisons que l’ethnie asiatique (Asian American) a représenté :

Source : The Myth of American Meritocracy
Are elite university admissions based on meritocracy and diversity as claimed?
RON UNZ • THE AMERICAN CONSERVATIVE • November 28, 2012

Donc manque de bol pour les étudiants asiatiques aux États-Unis. Après avoir obtenu de meilleures notes scolaires grâce à leur travail assidu, ils sont maintenant victimes d’une « discrimination positive » par les meilleures universités américaines (Ivy League).

Mais, dans une décision historique (6 contre 3) du 29/06/2023, la Cour Suprême des États-Unis a renversé la jurisprudence en mettant fin à cette discrimination positive. Les procédures d’admission ne prendront plus en compte l’appartenance raciale des postulants. Le président Joe Biden a exprimé son «fort désaccord» avec la décision.

Or, cette décision de la Cour suprême ne s’impose que si la RACE est LE PRINCIPAL critère retenu dans l’admission d’un candidat. Par exemple, l’Université de Harvard sélectionne ses élèves sur la base de quatre facteurs (appelé the “lop”) :

  1. whether an applicant is a legacy, meaning an immediate family member went to Harvard;
  2. whether they were recruited as an athlete;
  3. whether they are eligible for financial aid;
  4. and their race, where it is now unconstitutional to be considered solely; but other preferences above remain.

Clarence Thomas, qui a été fasciné par le livre ci-dessus « Intellectuels et Race » de Thomas Sowell, est un des neuf juges de la Cour Suprême des États-Unis. Il résume si bien leur décision par la phrase suivante : « Two discriminatory wrongs cannot make a right … the Constitution prevails » ou « On ne remplace pas une injustice par une autre … la Constitution s’impose« .

La diversité illusoire recherchée aux États-Unis

À titre indicatif, sur un échantillon de 248 universités américaines sondées, ci-dessous les 10 écoles les plus restrictives sur la liberté d’expression pour 2024 : cliquer rank Last to First (source : Foundation for Individual Rights in Education).

Autrement dit, si en tant qu’étudiant, on n’épouse pas les valeurs progressistes (voir infra les idées toxiques relevées par Heather) de ces universités, on est « catalogué et sanctionné » pour être de l’extrême droite.

Source No Spin News du 13/09/2023 chrono 8:30

Heather Mac Donald est essayiste et avocat conservateur qui intervient souvent dans les médias. Dans ses deux livres « The diversity delusion » et « When race trumps merit » elle décrit que les universités aux États-Unis ont propagé dans la société américaine les idées toxiques suivantes :

  • L’oppression aux États-Unis est fondée sur la couleur de la peau, le genre et la préférence sexuelle.
  • Ceux qui contestent cette vision des choses doivent être « systématiquement isolés » (canceled) du débat politique et des médias.
  • La société américaine est caractérisée par le racisme (l’idéologie que certaines races sont intrinsèquement supérieures à d’autres) et le sexisme (la discrimination de genre sous la forme des inégalités hommes-femmes) : impliquant la nécessité d’imposer la diversité sous toutes ses formes partout. D’ailleurs, la Cour Suprême des États-Unis a rendu le 30 juin 2023 une décision historique en faveur d’un boulanger chrétien qui, au nom du Premier Amendement du droit constitutionnel, a refusé de respecter une loi de l’État d’Oregon qui l’imposait de faire un gâteau pour un couple homosexuel  : “The First Amendment protects the rights of all Americans to speak freely and live according to their sincere religious beliefs,” said the bakers’ attorney, Trent McCotter of Boyden Gray and Associates in Washington.
  • Le système méritocratique à l’école, qui favorise les « blancs », doit être corrigé par une politique de « discrimination positive » pour protéger les minorités, jugées pour être les victimes perpétuelles.
  • Le racisme à l’égard des minorités qui est partout, doit être combattu.

Amazon.com

Heather milite pour un retour aux valeurs fondamentales qui ont fait de l’Amérique une grande nation (voir infra).

L’éducation et le « wokisme »

Le site Orthodidacte résume assez bien la signification du mot « wokisme » qui désigne de manière péjorative un courant de pensée, une idéologie, qui se veut progressiste, qui lutte pour une certaine conception de la justice sociale, à travers la défense de diverses causes. Mais la réalité même de ce courant de pensée est discutable, tant le mot wokisme est employé à tout-va, à la manière d’un épouvantail, pour discréditer des adversaires supposés. On englobe dans la notion flottante de wokisme plusieurs luttes sociales autour de questions d’égalité, de justice, de défense des minorités : lutte contre le racisme, contre le sexisme, pour les droits des LGBT+ et de diverses minorités. Certains modes d’action discutables, comme la censure, la réévaluation du passé avec le point de vue d’aujourd’hui (cancel culture), les campagnes de harcèlement en ligne, ont d’abord été mis en lumière pour critiquer ces luttes ; après quoi la critique du wokisme s’est déportée de cela pour devenir une critique des idées progressistes en général, ancrées à gauche. En anglais, le mot woke, participe passé du verbe to wake (« (s’)éveiller »), veut dire littéralement « éveillé » et par extension « conscient ». Dans l’argot des Africains-Américains, il a pris le sens spécifique de « lucide face aux problèmes sociaux que rencontrent les Noirs ». La formule stay woke, qui signifie littéralement « reste(r) éveillé », a été popularisée en 2013 lors du mouvement Black Lives Matter, mais aussi via une chanson de Erykah Badu sortie en 2008, dans laquelle elle répète « I stay woke » (« je reste vigilante, je reste lucide »). En anglais, l’emploi du terme s’est ensuite étendu à d’autres thématiques que les questions raciales, comme le harcèlement sexuel, l’immigration, l’identité de genre. Ce mot a acquis en anglais une teinte péjorative lorsqu’il a été repris par les militants de Donald Trump, pour dénigrer le camp d’en face.« 

Le « wokisme » (qui a démarré à Harvard, Yale, Princeton) est issu également de la French Theory pour décrire un état « d’éveil » face à l’injustice des blancs dominants contre les minorités dominées. À ce sujet, je suis abasourdi de lire dans Le Monde du 02/04/2022 : « La polarisation des discours politiques et médiatiques français autour de la question du wokisme excède la question identitaire ». Dans un entretien accordé à France Culture, Brice Couturier, auteur de OK millennials !, (Editions de l’Observatoire, 2021), accuse ainsi les universitaires américains d’avoir « reconstitué bizarrement des savoirs » issus de la French Theory, et ce « sans avoir les bases intellectuelles » qui étaient celles des chercheurs français (Sic !). En d’autres termes, les intellectuels américains « n’ont pas le niveau de culture suffisant » pour comprendre « l’intellectualisme » français consistant à privilégier l’entendement (ou faculté de comprendre), l’intelligence, par rapport à la sensibilité, à l’affectivité, à la spontanéité ou à la volonté.

À l’université de l’Arizona State University dont mon école THUNDERBIRD fait partie, « deux étudiantes du mouvement Black Lives Matter (BLM) ont demandé à leurs camarades blancs (dont un avait un autocollant « Police Lives Matter » figurant sur son ordinateur) de quitter une bibliothèque réservée aux « minorités ethniques » ; voir Le Point du 23/09/2021 et visionner la vidéo ; attention, ça décoiffe !

En tant qu’ancien étudiant de 1980, je m’aperçois que la culture estudiantine dans les universités américaines a beaucoup changé en 40 ans. Dans son article « Can Politics Get Better When Higher Education Keeps Getting Worse? » du Wall Street Journal daté du 14/01/2022, John Ellis décrit : « On campus, radicalism grows stronger each day. The current left-right campus faculty ratio is probably about 15 to 1, but new appointments are being made at a rate of about 50 to 1. As we approach complete leftist saturation among professors, college campuses will become even more intolerant, irrational and politically aggressive« .

Pierre Valentin, journaliste du think tank Fondapol, prédit son autodestruction. Alain Finkielkraut parle d’une fièvre qui touche désormais la France et l’Europe, une pandémie ». D’abord circonscrit aux campus, le mouvement woke a essaimé et a imposé ses thèses en quelques années seulement. François Bousquet décrit ce privilège blanc qui commence à affecter l’Europe en signant la préface du livre « Le privilège blanc – Qui veut faire la peau aux Européens ? » de Georges Guiscard. Du côté du Royaume-Uni, le comédien Konstantin Kinis propose aux étudiants d’Oxford University, une posture de contre-attaque frontale, pour contrecarrer le wokisme. Dans Sud Radio du 18/10/2023 « En finir avec le wokisme : chronique de la contre-offensive anglo-saxonne... » Sylvie Perez (journaliste, essayiste et auteure de « En finir avec le wokisme. Chronique de la contre-offensive anglo-saxonne« ) explique que par rapport à la France, les États-Unis ont 10 ans d’avance d’expérience « malencontreuse » du wokisme (sic).

Charlie Kirk qui est un activiste politique américain conservateur à suivre de près, a écrit un livre choc « The College scam » ou « l’escroquerie universitaire« . Succinctement, il met en évidence une notoriété publique des études universitaires aux États-Unis : leur coût tellement exorbitant, près d’une dizaine de millions Xpf par formation, que très peu de familles peuvent maintenant se payer ce luxe (à comparer à l’école quasi gratuite en France).

D’ailleurs, Patrick Bet-David, créateur de Valuetainement, chaîne YouTube très connue à destination des entrepreneurs, dénonce une augmentation de 1 200% (soit 12 fois plus) du coût des études universitaires pour la période de 1980 (date d’obtention de mon MBA) à 2022. Je vous invite à visionner sa vidéo « Shocking Truth About The College Monopoly System« . Ses conseils sont pertinents dans le contexte de la concurrence mondiale, car les études universitaires en Amérique sont devenues effectivement exorbitantes.

Dans son autre vidéo du 08/05/2024 : « The SOROS Connection – Who OWNS & Controls American Universities?« , il soupçonne sérieusement « les réseaux de SOROS«  d’attiser les mouvements estudiantins pro-palestiniens qui a agité, en avril-mai 2024, les grandes universités aux États-Unis. « Patrick Bet David dives deep into the world of the financial and political influences shaping modern universities like Harvard and Columbia. We take a close look at how major donations and powerful figures like George Soros might be steering educational agendas and encouraging the protests taking place at colleges across the country.« 

À titre d’indice, il montre que la Chine (barre verticale en bleu foncé à gauche dans le graphique ci-dessous) est la plus grande donatrice de HARVARD. Faut-il soupçonner que, géopolitiquement, la Chine contribuerait « subrepticement » à la révolte des étudiants dans certaines grandes universités américaines ? Quand on sait que les étudiants universitaires sont les futurs dirigeants d’un pays, la question est pertinente.

Source : « The SOROS Connection – Who OWNS & Controls American Universities? » au chrono 01:55

Selon Charlie Kirk , le corps enseignant de la majorité des grandes universités américaines, s’est radicalisé vers l’idéologie de gauche (Anti-American ideals, progressives repress speech, and brainwashing), au point de rejeter, voire rabaisser, les valeurs qui ont fait la grandeur de l’Amérique (America’s greatness : relentless ambition and aspiration to be great, liberty, equality, opportunity, self-criticism, hard work).

Source Amazon.fr

 

Le wokisme a sérieusement affecté l’image de grandes marques commerciales telles Bud Light et Target qui ont tenté de plaire aux transgenres dans leurs messages publicitaires. Mal leur en a pris, leur valeur en bourse s’est effondrée ; voir les vidéos de 2023 : « Go Woke Go Broke: The fall of mighty brands to the woke agenda » et « How Wall Street is forcing’ corporate America to go ‘woke« .

Même Elon Musk s’est introduit dans ce débat qui fait rage : « DICKIPEDIA »: ELON MUSK S’EN PREND À WIKIPÉDIA, QU’IL ACCUSE DE « PROPAGANDE WOKISTE« . Il propose à Wikipédia un milliard de dollars (120 miliard xpf) pour changer de nom en « Dickipedia« . Pour ceux qui ne connaissent pas l’argot américain, « dick » est un mot grossier !

Chacun y verra donc midi à sa porte, mais à mon avis, l’essentiel est de s’assurer que le wokisme ne vienne pas remettre en cause le système méritocratique scolaire :

  • qui récompense les meilleurs élèves
  • et qui prend soin des élèves en difficulté

Conclusion dans le contexte local :

En mettant en toile de fond les points abordés ci-dessus, je voulais conclure avec les interpellations suivantes pour enrichir le débat public :

    Ces questions dérangent certes, mais il faut y répondre pour pouvoir adapter notre système éducatif, sans bien sûr le faire au détriment du critère de l’excellence scolaire recherchée.

    Par ailleurs, pour mieux juger un système éducatif, on devrait plutôt avoir une vision mondiale de compétitivité au lieu d’une vision intellectuelle franco-française traditionnelle. La France, fière de ses élites, est loin d’être le modèle envié par les autres pays pour les raisons suivantes :

    Je réitère donc que ça ne sert à rien, d’être le « pays le plus intelligent au monde« , si c’est pour être un pays peu performant économiquement.

    À ce titre, je vous renvoie à la lecture de l’objectif de mon blog où Paul-Antoine Martin mentionne dans la vidéo « Le système mafieux des hauts fonctionnaires » au chrono 19:00, que de 2000 à 2019, l’activité mondiale portuaire a doublé contre +0,25% pour les ports français, dirigés par cette élite intellectuelle déconnectée de la concurrence mondiale, dans une espèce « d’autosatisfaction ».

    Si c’est cela aussi la finalité pour nos diplômés polynésiens, alors je préfère conseiller nos jeunes à lorgner sur des études universitaires aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande ou en Australie. D’ailleurs, avec cette dernière, un partenariat avec le Fenua a été évoqué, pour la mise en place d’un baccalauréat franco-australien, comme c’est le cas déjà pour la Nouvelle-Calédonie.

    S’ils n’ont pas les moyens financiers, il y a l’option moins chère des MOOC (voir supra) qui permet de suivre les meilleurs cours au monde, enseignés par les meilleurs professeurs des écoles les plus prestigieuses au monde. Avec un tel choix, on ne peut pas avoir mieux en termes d’opportunité !

    Je parle en tant que diplômé de University of London, qui a encouragé aussi son fils à obtenir le Master of science in Accounting and Finance de l’Université de Liverpool, en étudiant à partir de chez lui ! Il souhaite maintenant poursuivre un MBA 100% en ligne de cette même école, bien cotée : Ranked in the top 10 worldwide by the Financial Times’ Online MBA Ranking 2023.

    Voici d’autres liens de quelques sites web :

    À nos jeunes qui ne seraient pas attirés par la sécurité de l’emploi dans l’Administration, préférez le secteur privé qui est moins ennuyeux que le secteur public, connu pour ses sinécures. Vous aurez, dans le contexte de la mondialisation avec ces prestigieuses formations en ligne anglo-saxonnes, une meilleure chance d’être plus tard des acteurs économiques plus performants pour le secteur privé concurrentiel qui se bat, tant bien que mal, à exporter plus. Par exemple :

    Pour les étudiants en filières scientifiques, il est de notoriété publique que « l’anglais domine les échanges internationaux et à plus forte raison la communication scientifique. Ainsi, conduire des activités de recherche – lire et écrire un article, assister à des conférences ou encore présenter ses travaux – peut devenir difficile pour les chercheurs n’ayant pas l’anglais pour langue maternelle .. En effet, des chercheurs de l’université du Queensland (Australie) et de Californie (États-Unis), dont les résultats ont été publiés le 18 juillet dans la revue PLOS Biology, ont ainsi comparé la quantité d’efforts nécessaires pour mener des activités scientifiques des anglophones de naissance et celles des autres. « Aussi bon que l’on puisse être en anglais, ceux dont c’est la langue maternelle auront toujours un train d’avance dans la recherche », constate Chérifa Boukacem-Zeghmouri, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université Claude-Bernard-Lyon-I et spécialiste de la publication scientifique« .

    De plus, on constate une « transformation du monopole public d’éducation en quasi-marché ayant favorisé l’émergence de nouveaux acteurs qui n’ont que peu à voir avec les habituels acteurs privés de l’éducation – écoles privées, congrégations religieuses. Issus du monde de l’entreprise, souvent soutenus par des investisseurs (fonds d’investissement, banques, investisseurs privés), ils voient dans la dérégulation de l’éducation un marché porteur. »

    Ces « édupreneurs », contraction d’« entrepreneurs » et d’« éducateurs » renvoient à une réalité nouvelle. Celle d’entrepreneurs qui proposent de révolutionner l’éducation dans son organisation (en la rendant moins bureaucratique), son modèle économique (en hybridant public et privé), ses normes (à travers une évaluation permanente), ses outils (numériques) comme dans ses pratiques pédagogiques (en valorisant l’innovation et la rupture), tout en dégageant des bénéfices pour leurs actionnaires.

    Les premiers édupreneurs sont apparus aux États-Unis par la réforme de 2001 autorisant la conversion d’écoles publiques en difficulté en charter schools, soit des écoles confiées à un opérateur privé qui a mandat pour améliorer les résultats et une liberté d’action pour le faire. Ils transforment des écoles publiques en entreprises promettant de faire mieux avec moins et d’en tirer des bénéfices.

    Donc avec ces nouvelles formations et leurs diplômes, certes non reconnus par l’État français, dans le contexte de la mondialisation, les étudiants auront plus de facilité à rechercher un emploi à l’étranger, contrairement à un fonctionnaire, diplômé de l’État français, qui lui est difficilement exportable !




    « Ne vous laissez pas submerger par le monde qui vient » de Jean-Marc Regnault

    Tout d’abord, félicitons ce lanceur d’alerte, le professeur Regnault; voir son intervention sur Tahiti Info du 2 novembre 2022. Parfois, il est bon qu’une personne avisée nous tire de notre torpeur tropicale !

    Soyons heureux de notre liberté d’opinion (que nous tenons pour acquis) contrairement aux russes sous le régime de Vladimir Poutine durant la guerre en Ukraine. Ils subissent encore, dans leur pays le plus vaste du monde, la surveillance de « BIG BROTHER » : voir le roman « 1984 » de George Orwell et le documentaire « 1984 » ou « Le meilleur des mondes » ? George Orwell, Aldous Huxley – ARTE 20 oct. 2022.

    Le cas de la Chine avec son système de surveillance et de notation de ses citoyens (concept du « crédit social« ) n’est pas mieux : il ressemble drôlement à Big Brother, mais conduit à l’extrême !

    On est encore très loin du cas en France concernant la vidéo surveillance automatisée ou algorithmique (VSA) autorisée « à titre expérimental », qui permet de détecter, en temps réel et de manière automatisée (grâce au recours à des logiciels), des comportements ou des situations définies comme à risque.

    I- Son constat :

    En substance, le professeur Regnault décrit que les pays du Pacifique vont être rapidement confrontés à une triple peine :

    1. victimes des effets du changement climatique imposant une sobriété énergétique et une réduction de l’empreinte carbone avec les transports aériens et maritimes qui sont extrêmement polluants (pour ceux qui ne le savent pas, la molécule CO2 n’est pas un polluant puisqu’elle est essentielle à la vie sur terre!) :

    2. victimes des hausses de prix des produits importés :

      • hausses du coût de l’énergie dans le transport;
      • impact négatif sur le secteur du tourisme;
      • remise en cause de l’embellie actuelle après la crise sanitaire du Covid;
      • problème de pénurie de produits importés;

    3. victimes des politiques que les gouvernements des pays plus riches finiront inévitablement par mettre en place, sans parler des enjeux géostratégiques qui sont devenus considérables.

    Dans le contexte de la politique international, la région Pacifique semble, elle, être un enjeu important de la rivalité sino-américaine montante. Face à cette montée en puissance, aux menaces que cela fait peser sur la démocratie et les libertés individuelles, la Polynésie devrait rester dans la sphère d’influence française. La France “Il faut que les Océaniens fassent entendre leurs voix, leurs vœux, pour ne pas se voir totalement imposer des décisions prises ailleurs, mais du coup, il faut les écouter, sinon ils se tourneront vers d’autres interlocuteurs.

    La mise en avant de l’autonomie ou de la souveraineté comme seule ligne politique est en décalage total avec le monde tel qu’il devient. Le vrai problème, pour nous, c’est de savoir comment s’adapter et faire face aux changements du monde.

    L’enjeu primordial aujourd’hui est celui des inégalités sociales. Ces inégalités, contrairement à l’inflation, sont du ressort du Pays depuis l’autonomie. Ça fait 50 ans qu’on parle de réduire les inégalités sociales en Polynésie. Par exemple, les écarts entre les revenus les plus riches et les plus pauvres sont de deux à trois fois plus forts en Polynésie qu’en France. Il faut donc une répartition des richesses plus juste.

    II- Ma réponse à ce « large spectre » d’interpellations

    En partant d’un sujet sur le climat, l’économie, la géopolitique et l’indépendance-autonomie, le professeur Regnault termine par le sujet de la réduction des inégalités sociales en Polynésie. C’est finalement son thème principal que j’ai d’ailleurs abordé ponctuellement dans divers articles de mon blog :

    A) Concernant le réchauffement climatique et de son corollaire, la politique énergétique

    J’ai écrit en 2019 et mis à jour depuis, une série de 16 articles sur ce thème ô combien controversé. Au lieu donc d’acquiescer passivement à la responsabilité de l’homme sur le réchauffement climatique, ressassée par la doxa, j’invite les lecteurs à faire leurs propres recherches sur ce sujet passionnant.

    Dire que 97% des scientifiques ont conclu que l’homme est responsable du réchauffement climatique, est une aberration intellectuelle pour les grands scientifiques climatosceptiques. D’ailleurs, il est ridicule de rechercher une « vérité absolue » qui n’existe pas en science.

    Steven E. Koonin (PhD Physics MIT, Under Secretary for Science, Department of Energy, dans l’Administration Obama connue pour être plutôt climatoalarmiste) dit que c’est bien l’activité humaine qui est responsable de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère; mais il n’en déduit pas que ce CO₂ d’origine anthropique soit le principal responsable du très minime réchauffement climatique. Voir ce qu’il a écrit dans son livre « Unsettled? » aux pages 51-52.

    Source Amazon.com

    La version française de ce livre, « Climat, la part d’incertitude » novembre 2022, permet de voir comment les « subtilités scientifiques » ont été traduites pour les lecteurs français. Le 22 mars 2023, l’auteur a été interviewé par André Bercoff dans Sud Radio. J’invite les non-initiés du réchauffement climatique à visionner cette vidéo Youtube « Rapport du GIEC – Steven E. Koonin : « Il faut arrêter d’être alarmiste !«  ; ça vaut le détour !

    Version française de « Unsettled? » disponible depuis novembre 2022! Voir aux pages 281-282 concernant le fallacieux consensus scientifique de 97%, très contesté.

    Il a fait la une du Le Point 08/04/2023 : « Steven Koonin, la coqueluche des climatosceptiques« . Comme d’habitude, les journaux effleurent le débat sans vraiment rentrer dans les détails, comme je le fais dans mes articles sur le réchauffement climatique.

    Steven E. Koonin – La une du Le Point du 08/04/2023

    Pour ma part, ci-dessous le sommaire de mes 16 articles avec leurs liens hypertextes représentant les sources qui étayent mes arguments ; ils sont le fruit de plus d’une année de recherche et d’étude. Bien sûr que je ne prétends pas être un spécialiste du climat. Mais je pense avoir suffisamment compris sur ce sujet du « réchauffement climatique » pour pouvoir mieux débattre avec un climatoalarmiste qui viendrait me raconter des salades !

    Le réchauffement climatique : pourquoi tant de controverses

    Sommaire du sujet écrit en 16 articles parus dans Tahiti Pacifique Magazine de Mai 2019 à Décembre 2019 et mis à jour depuis.

    I- LE DEBAT DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

    1/16 -Le réchauffement climatique : le décor est planté

    1. Le « réchauffement climatique est devenu le « changement climatique »
    2. D’emblée plantons le décor : l’homme est responsable pour 0,000020235 du réchauffement climatique !
    3. Tout a commencé avec Al Gore et sa fameuse courbe de température
    4. Les principaux protagonistes du débat sur le réchauffement climatique
    5. La prédominance médiatique des climatoalarmistes
    6. Le bal des climatoalarmistes hypocrites : faites ce que je dis mais pas ce que je fais

    2/16 – Le réchauffement climatique : des objectifs politiques inavoués

    1. L’implication du politique dans le débat
    2. « Le machin » qu’on appelle l’ONU où il n’y a aucun chef
    3. La nature du GIEC : politique ou scientifique ?

    3/16 – Le réchauffement climatique : un débat mal engagé

    1. Un bref historique du débat expliqué par un scientifique français
    2. Le scandale en 1998 de la courbe de température en « cross de hockey »
    3. Le scandale en 2009 du Climategate ou l’incident des e-mails du Climatic Research Unit

    4/16 – Le réchauffement climatique : une appréciation scientifique difficile

    1. La Terre et son enveloppe atmosphérique avec les différentes couches thermiques
    2. L’effet de serre : la molécule à l’état gazeux dihydrogène (H2) formant l’eau (H2O) 11 fois plus de Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) que la molécule dioxyde de carbone (CO2)
    3. L’effet d’albédo
    4. Le bilan énergétique de la Terre
    5. Cette « satanée » de CO2 émise par l’activité humaine depuis la Révolution industrielle au 18ième siècle
    6. La fameuse courbe Keeling de CO2 qui constaterait la lente extinction de l’humanité
    7. La molécule CO2, cette mal-aimée au cœur du débat scientifique
    8. Le paradoxe de l’œuf et de la poule : c’est la température qui commande scientifiquement la teneur en CO2 dans l’atmosphère et pas l’inverse comme le sous-entendent les climato-alarmistes
    9. La molécule CO2, essentielle à la photosynthèse
    10. La molécule CO2, essentielle à notre respiration
    11. La molécule CO2, une part essentielle dans nos boissons

    5/16 – Le réchauffement climatique : une idéologie et l’avènement de l’informatique

    1. Une nouvelle idéologie : le « réchauffisme » ?
    2. Le dernier rapport SR1.5 d’octobre 2018 du GIEC vu par le Prof. Ray BATES
    3. L’avènement de la simulation informatique et des mathématiques appliquées dans la climatologie (modélisation climatique ou « computer-simulation models »)
    4. Les prévisions de température par tâtonnement expérimental via informatique

    6/16 – Le réchauffement climatique : Les arguments des climato-réalistes en France

    1. Etienne VERNAZ
    2. Professeur Vincent Courtillot
    3. Professeur François Gervais
    4. Jacky RUSTE
    5. Philippe Bousquet et Jean-Louis Dufresne
    6. Marie-Antoinette Mélières

    7/16 – Le réchauffement climatique : Les arguments des climato-sceptiques aux Etats-Unis

    1. Steven E. Koonin
    2. Dr Richard Alan KEEN spécialiste en climatologie University of Colorado at Boulder
    3. Dr. Jay LEHR science director THE HEARTLAND INSTITUTE
    4. Watts Up With That?
    5. Dr Roy Warren SPENCER Principal Research Scientist IV University of Alabama Huntsville
    6. Dr. Patrick MICHAELS, Directeur au Cato Institute & Dr John CHRISTY University of Alabama in Huntsville
    7. M. Ivar GIAEVER – prix Nobel de Physique 1973
    8. M. Kary MULLIS – prix Nobel de Chimie 1993
    9. M. John CLAUSER – prix Nobel de Phyiques 2022
    10. Freeman Dyson de l’Université de PRINCETON décédé le 28/02/2020
    11. Dr. Rex J. Fleming mathématicien Ph.D. en science atmosphérique de l’Université de Michigan

    8/16 – Le réchauffement climatique : Les arguments des climato-sceptiques en Europe (hors-France)

    1. « L’augmentation forte des concentrations de CO2 liée à la combustion des fossiles depuis 1750, n’est pas scientifiquement établie »
    2. « L’élévation de la température moyenne globale du demi-siècle passé n’est pas atypique par rapport aux 1300 dernières années »
    3. « Le CO2 provenant des combustibles fossiles ne contribue pas, en tout cas pas significativement, à la hausse de température depuis le milieu du 20ième siècle ».
    4. « La théorie du changement climatique dû à l’homme se base sur des modèles ou simulations numériques avec tous les aléas, hypothèses et approximations que de tels modèles comportent. Les modèles sont une aide à l’analyse mais ils ne constituent en aucun cas une preuve scientifique »
    5. « Les observations mettent en évidence d’autres facteurs majeurs (Soleil, volcans, courant océaniques, nuages, aérosols, etc.) dans l’évolution du climat, dont le GIEC ne tient pas ou pas suffisamment compte ».

    9/16 – Le réchauffement climatique : Les arguments des climato-sceptiques en Australie

    1. Les gaz volcaniques composés de CO2 à teneur de 5% à 25%
    2. L’acidification des océans
    3. La technique « d’homogénéisation » des données statistiques
    4. La saturation du CO2 dans l’absorption des rayons infrarouges réémis de la Terre
    5. Les flux et la pondération du CO2 dans l’écosystème

    MON OPINION SUR LE DEBAT DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

    10/16 – Le réchauffement climatique : Et la Polynésie dans tout cela ? Conclusion du débat scientifique

    1. La recherche d’une « vérité absolue » qui n’existe pas en science
    2. Le cas de la montée des eaux en Polynésie française
    3. L’homme est-il réellement responsable du réchauffement climatique ?
    4. La vapeur d’eau (nuages) cette grande inconnue dans le modèle climatique
    5. La modélisation affinée du climat
    6. Conclusion du débat scientifique sur le réchauffement climatique

      • a. L’évolution de la concentration de CO2 dans l’atmosphère
      • b. La prochaine (6ième) extinction massive des espèces?
      • c. Rappel du point de départ du développement de l’espèce humaine
      • d. Quel serait le taux de CO2 idéal dans l’atmosphère?
      • e. L’impossibilité de revenir au niveau d’équilibre de 280 ppm du début de la révolution industrielle en 1750
      • f. Allons-nous vers un effondrement inéluctable de l’espèce humaine?
      • g. Les 9 limites planétaires à ne pas dépasser
      • h. Quelques pistes pour ne pas sombrer dans la « collapsologie »
      • i. Le véhicule à hydrogène : un buzz qui n’a jamais été une bonne idée selon le Dr Richard MULLER de UC Berkeley
      • j. L’hydrogène comme source d’énergie durable? Tout d’abord, comment produire et stocker le dihydrogène (H2)
      • k. Ensuite une fois le gaz dihydrogène (H2) séparé du gaz dioxygène (O2) et stocké à part, comment consommer l’énergie induite par la formation de l’eau : H2O
      • l. Le débat sur l’avenir de « l’hydrogène » dont le H2 a un pouvoir de réchauffement global (PRG) 11 fois plus que le CO2″
      • m. Après ce long débat passionnant sans sombrer dans le « transhumanisme« 

    II- LA POLITIQUE ENERGETIQUE AU REGARD DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

    11/16 – Le réchauffement climatique : une économie que l’on essaye de « d’acclimater »

    1. La politique énergétique : un corollaire du réchauffement climatique

      • Tout d’abord, c’est quoi l’énergie ?
      • Pourquoi parler de l’énergie dans le débat du réchauffement climatique ?

        • Les trois piliers du développement durable : l’écologie, l’économie et le social
        • Le développement durable et la lutte contre la pauvreté
        • Le débat dichotomique du développement mondial : pays riches contre pays pauvres
        • Le financement des dégâts climatiques par les pays riches, principaux responsables du réchauffement climatique
        • La fiscalité pour financer la transition énergétique

    2. Le classement des émissions de CO2 d’origine anthropique
    3. Le dilemme : le réchauffement climatique et la lutte contre la pauvreté
    4. Le réchauffement climatique et la course au développement économique
    5. Prix Nobel 2018 économie-climat
    6. Conclusion

    12/16 – Le réchauffement climatique : les réalités économiques

    1. La politique énergétique et ses contraintes
    2. La grande différence entre « l’énergie produite » et « la puissance installée« 
    3. Le réchauffement climatique et la consommation d’énergie liée au niveau de vie d’un pays
    4. Les pays qui émettent le plus de CO2
    5. Les écarts de consommation d’énergie entre pays
    6. Conclusion

    13/16 – Le réchauffement climatique : La « décarbonation » ou « décarbonisation » de notre économie

    1. La molécule d’hydrogène (H2) contenue dans les nuages (H2O) faisant partie des gaz à effet de serre, réchauffe 11 fois plus le climat que le CO2
    2. Le gaz à effet de serre Méthane (CH4réchauffe 21 fois plus le climat que le CO2
    3. Est-ce réaliste d’imaginer un monde sans bovins ou sans riz?
    4. La neutralité carbone et les « puits de dioxyde de carbone (CO2) » communément appelés « puits de carbone« 
    5. L’économie propre exprimée en CO2 émis
    6. Les objectifs très ambitieux voire irréalistes du GIEC
    7. Les enfants montent au créneau
    8. Conclusion

    14/16 – Le réchauffement climatique :  la place prépondérante de l’électricité

    1. Les différents types d’énergie : un peu de vocabulaire
    2. La voiture électrique : un cas atypique
    3. Le poids de l’électricité dans la production d’énergie finale
    4. Le poids prépondérant de la production d’électricité dans les émissions du CO2
    5. L’impossible défi du 100% EnR avec l’éolienne et le solaire
    6. La stabilité du réseau électrique
    7. Notre électricité de Tahiti
    8. L’avenir du marché de l’électricité en Polynésie

    15/16 – Le réchauffement climatique :  la transition espérée vers l’énergie renouvelable (EnR)

    1. Le « Green New Deal » venu des États-Unis
    2. La transition énergétique telle enseignée par le partenariat Agence Française de Développement (AFD) et l’École Normale Supérieure (ENS)
    3. La difficile combinaison « EnR-fiscalité-inégalités »
    4. Poker menteur
    5. L’impossible défi d’un mix énergétique à 100% en énergie renouvelable (EnR)
    6. La passion l’emporte sur la raison ou l’utopie de la croissance verte

    MON OPINION SUR LA POLITIQUE ENERGETIQUE

    16/16- Le réchauffement climatique : l’énergie nucléaire est-elle inexorablement l’apport complémentaire de dernier recours ?

    1. Une nouvelle vision du nucléaire ?
    2. Le compte n’est pas bon et le GIEC soutient à demi-mot … le nucléaire
    3. Cette énergie qui émet moins de CO2
    4. Cette énergie qui fait peur
    5. L’énergie nucléaire revisitée
    6. L’énergie nucléaire contenue dans le noyau de l’atome
    7. L’énergie nucléaire par la fission du noyau de l’atome
    8. L’énergie nucléaire par la fusion des noyaux des isotopes stables DEUTÉRIUM et TRITIUM
    9. Une conclusion plutôt pessimiste sur l’évolution énergétique

    En résumé, ne nous laissons pas submerger par ce phénomène du réchauffement climatique. On s’autoflagelle inutilement en prenant des mesures qui ruineraient notre économie. L’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon) a été un peu notre « péché originel ». Par sa combustion depuis la révolution industrielle, vers le milieu du xviiie siècle, l’homme (accusé, levez-vous!) a mangé ce « fruit défendu« .

    Ci-dessous un schéma clé pour rappeler que le CO2 pèse seulement 0,0407 % dans l’atmosphère dont 5% est d’origine anthropique ; soit 0,0407% x 5% = 0,002035 % ou 0,00002035 de l’atmosphère, qui serait LA CAUSE PRINCIPALE du réchauffement climatique. D’où l’homme est responsable pour 0,000020235 du réchauffement climatique !

    Composition of Earth’s atmosphere by volume. Lower pie represents trace gases that together compose about 0.04% of the atmosphere (0.041197% at March 2019 concentration). Numbers are mainly from 1987, with carbon dioxide and methane from 2009, and do not represent any single source. Credit: Public domain

    Maintenant, faisons face à la conséquence de ce « cadeau empoisonné« , qui s’est traduite par une hausse de la température mondiale à 0,007° C, pour l’année 2019 selon le rapport du GIEC AR6 paragraphe D.1.1 page 28 du Résumé pour les décideurs (voir les pages 24-25 du livre de 2022: « Impasses climatiques » de François Gervais et l’article RC n° 6/16). Voici son calcul pour arriver à ce résultat de 0,007°C pour l’année 2019 établi à partir des chiffres donnés par le GIEC :

    • le GIEC affirme « Each 1 000 Gt CO2 of cumulative CO2 emissions is assessed to likely cause a 0,27° C to 0,63° C increase in global surface temperature with a best estimate of 0,45° C.« ; rappel : 1 Gt = 1 milliard de tonnes d’où 1 000 Gt CO2 = mille milliards de tonnes de CO2;
    • les émissions mondiales pour l’année 2019 ont atteint 36 Gt CO2 dont 44% (44% x 36 GtCO2 = 16 Gt CO2/an) sont restés dans l’atmosphère, le solde ayant été absorbé par la photosynthèse et les océans ne contribue donc pas au réchauffement climatique;
    • le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) qui mesure le contenu du CO2 dans l’atmosphère à partir du site de Moana Lao confirme une hausse de 2 ppm pour l’année 2019 (1 ppm = 7,8 GtCo2); d’où 2 ppm x 7,8 Gt CO2 = 16 Gt Co2/an que l’on retrouve ci-dessus;
    • d’où par la règle de trois : [(16 Gt CO2 / 1 000 Gt CO2) x (0,45° C ± 0,18° C)] = 0,007° C ± 0,003° C de hausse moyenne de la température mondiale pour l’année 2019; ce qui est loin d’être catastrophique !
    Source Amazon.fr

    Réduire considérablement la combustion du pétrole, du gaz, et du charbon paraît impossible puisque l’économie mondiale dépendait encore en 2015 à 81,4% de cette énergie fossile. Donc vouloir remplacer quelque chose représentant 81% par de l’énergie renouvelable (EnR) qui ne représente que 3%, cherchez l’erreur!

    Pour ce qui est de la montée des eaux, on parle de 2 à 3 millimètres/an! Quant à la mise en cause de l’activité humaine alors que l’on pas pu élucider ce qui relève de l’influence des variations naturelles sur le niveau de la mer, on comprend le scepticisme de certains dont le très connu Bjørn Lomborg, face au catastrophisme écologique ressassé par les principaux médias de masse.

    Rappelons qu’en 2014 la Polynésie avait émis dans l’atmosphère un total 792 333 tonnes de CO2 (0,79 Méga tonne) – voir calcul dans RC n° 13/16 ; soit 0,00246 % ou 0,0000246 du total mondial 2014 des 32 300 Méga tonnes (0,79/32 300). Par conséquent, au lieu de s’attaquer au défi du réchauffement climatique pour lequel les Polynésiens ne pèsent qu’une goutte d’eau dans l’océan, écoutons plutôt le conseil de Richard Lindzen : Global warming, why you should not worry.

    Ne rêvons pas, les grandes puissances en concurrence économique mondiale ont d’autres priorités que les petits pays comme nous! Durant son mandat, l’impétueux Président TRUMP avait renforcé la production de pétrole des États-Unis pour devenir le plus grand producteur mondial (voir le graphique ci-dessous et rappelons-nous les dates des mandats présidentiels : Obama 01/2009 – 01/2017; Trump 01/2017 – 01/2021) :

    Source : EIA

    Le Président Biden, au lendemain de son élection en Janvier 2021, pour respecter sa promesse de campagne de limiter la production de pétrole au profit de l’énergie renouvelable (EnR), a gelé les nouveaux forages sur les terres fédérales.

    Résultat de cette stratégie de l’Administration Biden, l’inflation aux États-Unis a atteint plus de 8% (du jamais vu en quarante ans) contribuant ainsi fortement à une inflation mondiale causée, entre autres, par une combinaison des facteurs suivants :

    Source Heritage foundation
    Source BBC 13/10/2022 : US inflation rises more than expected in September 2022 By Natalie Sherman Business reporter, New York. Insérons dans ce graph le mandat du Président Donal TRUMP Janvier 2016 à Janvier 2020 et la crise du Covid depuis Janvier 2019.

    Monthly inflation rate in the United States from April 2020 to April 2023

    Source : World Economic Forum du 31 mai 2023 « See how US inflation rates have changed since 2020 » Fin mandat TRUMP 2016-2020

    Source : AXIOS du 13/06/2022 U.S. inflation rate is in the middle of the pack globally
    Figure 1
    Federal Reserve Bank of San Francisco : Annual core CPI inflation: U.S. versus OECD Note: Shaded area reflects interquartile range for OECD sample.
    Source: OECD Household Dashboard: cross country comparisons.

    Face aux incantations puériles ressassées par la « doxa mainstream » dans le style « L’homme est responsable du réchauffement climatique … c’est bientôt la fin du monde … agissons vite!« , je sortirai de mon chapeau la scandaleuse solution possible : l’énergie nucléaire ! Voir à ce sujet, mon cri d’alarme figurant à la conclusion de mon dernier article : Le réchauffement climatique (16/16) : mon opinion sur la politique énergétique.

    Restons donc réalistes en entamant l’étape de la transition énergétique : 100% en énergies renouvelables (EnR) est irréaliste et au grand dam des écologistes, reconnaissons que l’énergie nucléaire est à terme notre seul salut, en l’état actuel de notre connaissance scientifique!

     B) Concernant la politique internationale

    L’histoire nous a fait que la Polynésie, qui devait être britannique avec les « tractations trop tardives » du consul-missionnaire George Pritchard, est finalement devenue française grâce au « forcing » de l’officier Abel Aubert du Petit-Thouars et à « l’Entente cordiale » franco-anglaise qui a fini par prévaloir entre ces deux puissances coloniales de l’époque. A ce sujet, voir le livre « Une histoire de Tahiti des origines à nos jours » pages 145-175 chapitre « La mise en place d’un monde colonial (1842-1880) Première partie : comment Tahiti est-elle devenue française? de Renaud Meltz.

    Voici également deux vidéos qui retracent rapidement cet épisode de notre histoire :

    Source Amazon.fr

    L’histoire a aussi montré que les chinois de la Chine continentale (les ancêtres en fait des tahitiens!), mis à part leurs guerres internes pour le pouvoir entre dynasties et royaumes, n’ont jamais entrepris de conquêtes coloniales contrairement aux « Blancs » dont Christophe Colomb (1451-1506), Louis-Antoine de Bougainville (1729-1811) et Abel Aubert du Petit-Thouars (1793-1864). Mais compte tenu de son rang de puissance mondiale, on comprend que la Chine, en termes d’influence diplomatique, a possédé en 2024 le plus important réseau diplomatique du monde.

    Pour les différencier des autochtones Tahitiens, le terme « Blancs » est entendu ici dans le sens des premiers blancs européens, en l’espèce les Français datant du XVIIIe siècle, qui sont issus d’un croisement voilà plus de 5 000 ans entre les paysans blancs originaires du « Croissant fertile«  (voir la carte ci-dessous) et les Yamnas blancs originaires du Dniepr en Ukraine. Donc raison de plus pour les « blancs du monde libre occidental » de venir en aide à leurs ancêtres les ukrainiens qui sont agressés par Poutine, depuis le 24 février 2022.

    Le Croissant fertile – Source : https://lewebpedagogique.com/prof84700/croissant-fertile/

    Mon premier petit-fils Teahi est né la peau blanche; donc le racisme n’a pas de place dans mes propos.

    Voir ci-dessous la carte des expéditions de Christophe Colomb (aussi celles de James Cook et de Bougainville) à comparer avec celle de l’eunuque chinois musulman Zheng He (1371-1433), explorateur maritime devenu célèbre par ses voyages au Moyen-Orient et en Afrique de l’Est, sans intention de conquête coloniale, 87 ans avant Christophe Colomb.

    Source Amazon.fr

    Pourtant « quand la Cité interdite fut achevée en 1420, la Chine des Ming pouvait largement prétendre au titre de civilisation la plus avancée du monde » selon Niall Ferguson. Par exemple, alors que Londres à cette époque devenait un piège mortel à cause de l’absence d’égouts qui empuantissait ses rues, dans les villes chinoises on ramassait les excréments pour fertiliser les champs! Quel pragmatisme et bon sens, en santé publique! Voir son livre de 2014 « Civilisations – L’Occident et le reste du monde » pages 40-41. Cette anecdote me fait rappeler mes greffeurs chinois qui utilisaient leurs excréments (urines particulièrement) pour fertiliser leurs potagers sur ma ferme perlière de Toau.

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    Les voyages de Christophe Colomb : l’exemple de conquête coloniale par une puissance européenne – Source Wikipédia accédé le 10/11/2022

    L’itinéraire des voyages de Zheng He entre 1405 et 1433, 87 ans avant Christophe Colomb : la preuve d’un idéal pacifiste grâce à la mentalité des chinois qui n’ont pas le même esprit de conquête coloniale que les Blancs européens – Source Wikipédia accédé le 10/11/2022. Rappelons aussi que les chinois ont toujours ce mauvais souvenir de la guerre de l’opium.

    Depuis que nous sommes français, le Fenua a toujours été sous le contrôle de la France. Sur le plan institutionnel, l’État veille à son droit régalien, c’est le Rubicon à ne pas franchir du statut d’Autonomie. Par conséquent, face à nos capacités de décision dictées de Paris (dont la triste décision de poursuivre les essais nucléaires ici), on comprend pourquoi les indépendantistes demandent à ce que la Polynésie intègre directement l’ONU sans être représentée par la France.

    Mais, les indépendantistes dans leur combat pour l’indépendance, tendent à vouloir aussi le beurre et l’argent du beurre, en demandant à la France d’accompagner financièrement le Fenua.

    « Le machin qu’on appelle l’ONU » selon de Gaulle, est une énorme machine bureaucratique où les pays viennent exposer leurs propres problèmes de toutes sortes, pour essayer de s’attirer les faveurs du monde entier. Mais la prééminence du Conseil de sécurité verrouille d’une main de fer la stabilité du concert des nations dans le strict intérêt géostratégique et géopolitique avant tout, de ses cinq membres permanents qui disposent d’un droit de veto : États-Unis, Union soviétique, Chine (imposée par Roosevelt), Royaume-Uni et en dernier, la France grâce au soutien inespéré de Churchill face au refus catégorique de Staline (voir le texte de Philippe Moreau Defarges « De la SDN à l’ONU« ).

    Donc oui, être membre de l’ONU c’est bien pour discuter d’égal à égal avec les autres États membres. Mais cela ne règlera pas nos problèmes économiques pour accéder sereinement à l’Indépendance. Il nous manque le nerf de la guerre, en l’espèce un PIB fort et élevé. Avant de parler d’une juste répartition de la richesse, il faut bien en produire plus d’abord. Sinon, on aura tendance à partager un misérable PIB ! En conséquence, par respect pour nos futures générations, préparons bien notre indépendance et évitons le scénario des îles Cook.

    Les grandes puissances du moment (les États-Unis vs. La Chine) qui s’affairent actuellement dans la zone Indo-Pacifique, continuent ce que les premiers Blancs européens ont fait depuis « l’entente cordiale » entre la France et l’Angleterre : se partager mutuellement une zone d’influence, au nez et à la barbe des pauvres Tahitiens de l’époque. D’ailleurs, vu que des zones d’influences perdurent dans l’Indo-Pacifique entre la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, on pourrait raisonnablement conclure qu’une espèce « d’entente cordiale » existe entre ces puissances occidentales, pour que les « petits pays » comme le Fenua « reste sous l’influence » d’une de ces cinq puissances occidentales. Géopolitique oblige !

    Par exemple, le jour où la Polynésie deviendra indépendante, et j’en doute fort pour bientôt, on devine bien que ces cinq puissances occidentales « feront ce qu’il faudra faire » pour que ni la Chine ni la Russie ne viendront combler ce « vide en Indo-Pacifique » qui serait laissé par la France. En tout cas, Barry Keane, membre du NZ Initiative, appelle de ses vœux pour que la Nouvelle-Zélande reste dans le clan de l’OTAN.

    Maintenant, dans le cadre de la guerre en Ukraine, le monde géopolitique peut être analysé en deux clans :

    L’Union européenne et particulièrement la France (une puissance moyenne d’influence mondiale, depuis son pire désastre en juin 1940, selon Hubert Védrine voir la vidéo « Géopolitique : Le désastre français? » Thinkerview au chrono 11:30), observe avec une certaine impuissance le rapport de force en présence des trois puissances mondiales, selon le théâtre des opérations en question :

    Par ailleurs en matière de brevets (ou de « souveraineté technologique »), les États-Unis restent le cerveau du monde, selon Elisabeth Mueller, Full professor of innovation and entrepreneurship, IÉSEG School of Management. Ce concept de « souveraineté technologique » fait référence à la capacité d’un pays à maîtriser et à fournir les technologies essentielles à sa compétitivité et à son bien-être. Elle diffère de l’autarcie nationale ou de l’autosuffisance technologique. L’objectif n’est pas de développer toutes les technologies dans son propre pays, mais – lors de l’acquisition de technologies à l’étranger – d’éviter de dépendre unilatéralement d’un pays en particulier. En étudiant la fréquence à laquelle une invention brevetée est reprise par une région différente, comme indicateur de l’influence mondiale moyenne, les États-Unis occupent la position la plus forte. Par rapport aux brevets européens, les inventions américaines sont presque deux fois plus souvent reprises par une autre région. Par rapport à la Chine, au Japon et à la Corée, l’avantage américain ressort encore plus important.

    Une de mes sources sérieuses, le professeur John Mearsheimer, a résumé clairement en octobre 2023, cette géopolitique (étude des rapports entre les données de la géographie et la politique) dans : »Israel-Hamas, Ukraine-Russia and China: on why the US is in serious trouble!« 

    Mais, selon Ian Bremmerpolitologue américain spécialisé en politique étrangère américaine, en transition étatique et en risque politique global, « le rapport de force » entre les nations, ne sera plus dominé mondialement par le trio géopolitique classique États-Unis/Russie/Chine (voir sa présentation de juin 2023 sur TEDx : « The Next Global Superpower Isn’t Who You Think« ), mais par les quelques BIG TECH qui, grâce à leurs Algorithmes, contrôlent maintenant les flux d’information dans le monde. Dans son livre « The power of crisis« , Bremmer décrit les trois défis qui nous pendent au nez :

    Source Amazon

    À ce titre, j’ai abordé ce sujet du pouvoir d’influence des BIG TECH :

    Mais, soyons réalistes, la Polynésie SEULE n’a ni les moyens ni la capacité de rester isolée. Elle sera déjà incapable de surveiller sa ZEE de 4,5 millions km². Mais, heureusement, pour seulement 0,28% du budget annuel de la Nation la Polynésie, grâce à sa ZEE, contribue stratégiquement à la « grandeur » de la France dont de Gaulle avait « une certaine idée« .

    Pour ceux qui ne réalisent pas la géostratégie « échiquéenne » qui se déroule sous nos yeux, je vous réfère à la carte montrant notre proximité par rapport aux Îles Salomon. L’invitation à la Maison Blanche, le 27/08/2022 du Président Fritch, en dit long sur cette dynamique géopolitique dans notre région. Le président BIDEN déroule le tapis rouge pour les îles du pacifique dont la Polynésie !

    D’ailleurs le Président Macron nous avait mis en garde lors de son intervention à la Présidence du Gouvernement de la Polynésie française le 27 juillet 2021 : « Dans les temps qui s’ouvrent, malheur aux petits, malheur aux isolés. Malheur à celles et ceux qui vont subir les influences, les incursions de puissances hégémoniques [référence aux Etats-Unis et certainement à la Chine] qui viendront chercher leur poisson, leur technologie, leurs ressources économiques”. La guerre en Ukraine de février 2022 est venue « enfoncer les clous ». Comprenons donc la « frilosité » de l’État français face aux grands projets chinois ici en Polynésie.

    Sur la corruption des élites Salomonaise par la Chine, ce phénomène n’est pas nouveau en géopolitique. On est en plein dans les « rouages de la géopolitique«  que les Chinois appellent noblement « Guanxi » qui est « une orientation de l’esprit conduisant à mobiliser les réseaux de relations dès lors qu’on fait face à un problème décisionnel, et ce, à tous les niveaux de la vie sociale ».

    Les puissances coloniales ont d’ailleurs montré l’exemple avec les accords Sykes-Picot qui étaient des accords secrets signés le 16 mai 1916, après négociations entre novembre 1915 et mars 1916, entre la France et le Royaume-Uni (avec l’aval de l’Empire russe et du royaume d’Italie), prévoyant le découpage du Proche-Orient à la fin de la guerre en plusieurs zones d’influence au profit de ces puissances, ce qui revenait à dépecer l’Empire ottoman. Les accords s’inscrivaient dans le contexte d’une domination coloniale par laquelle deux pays exerçaient une action déterminante et durable sur les peuples d’une région étrangère. Voici une vidéo de vulgarisation qui résume cette étape de l’histoire.

    Les États-Unis, passés maîtres dans le renversement du pouvoir politique avec les activités « secrètes » de la Central Intelligence Agency (CIA- fondée en 1947), ont pu placer leurs hommes politiques fantoches dans les pays suivants :

    Mais, dans le contexte géopolitique actuel, je rejoins l’analyse du général Wesley CLARK : « Nous n’avons pas besoin d’un nouvel Empire américain. Le concept classique d’empire, d’ailleurs, est lui-même caduc. Un monde interdépendant n’acceptera pas longtemps la domination d’une nation sur les autres. Il faut faire prévaloir au contraire une stratégie américaine plus collégiale, faite de collaboration, une stratégie fondée sur les grandes vertus américaines de tolérance, de liberté et de justice qui font de ce pays un symbole d’espoir pour le monde. La primauté des États-Unis dans le monde nous a donné la responsabilité d’un leadership qu’il nous faut exercer en donnant l’exemple. Et nous ne pouvons donner l’exemple que si nous-mêmes avons un bon leadership. Rien n’est plus important. »

    Source : Amazon.fr

    Les puissances coloniales ont corrompu leurs anciennes colonies, en l’espèce la Françafrique; voir d’autres vidéos dont celle-ci : « Françafrique La raison d’Etat«  et ce livre avec son titre accrocheur : « L’Empire qui ne veut pas mourir – Une histoire de la Françafrique : guerres, pillages, racisme, coups d’Etat, corruption« .

    Source : Amazon.fr

    Donc les occidentaux avec leur « air de condescendance » n’ont pas de leçon de moral et de pacifisme à donner à la Chine continentale qui n’a jamais entrepris de conquêtes coloniales contrairement aux puissances occidentales (voir les deux cartes supra). D’ailleurs à ce titre, bien que la Chine soit devenue la 3ième puissance militaire au monde, beaucoup d’experts géopolitiques occidentaux pensent qu’elle n’a aucunement le niveau d’expérience de guerre d’anciennes puissances coloniales de l’Occident (voir infra les commentaires du général Michel Yakovleff).

    La Chine a inventé, sans intention de conquête coloniale, la « poudre noire » vers le VIIe siècle, durant la Dynastie Tang (618907). Ce sont les colonialistes européens blancs qui ont révolutionné, par la suite, la technologie militaire en perfectionnant les premières armes à feu européennes au cours de la deuxième moitié du Moyen Âge, vraisemblablement au XIIIe siècle. Vaincue lors des guerres (1839-1860) de l’opium que les Anglais essayaient d’imposer illégalement, la Chine a dû supporter une défaite militaire humiliante face aux européens colonialistes. Oui, comme Robert Brasillach, un « collabo antisémite » très connu, l’a si bien dit : « L’Histoire est écrite par les vainqueurs ». Mais, les chinois vaincus ont aussi leur propre lecture de l’histoire et le président à vie Xi Jinping a donné son cap géopolitique le 01/07/2021, en sous-entendant que la Chine avait une revanche à prendre sur l’histoire. Par conséquent, la Chine met indirectement en garde les puissances coloniales qui l’ont humiliée. À bon entendeur !

    Cette supériorité des « Blancs européens » dans « L’art de la guerre à l’occidental » est bien décrite par le général Michel Yakovleff dans l’avant-propos de son livre « Tactique théorique » page XIII dont voici un extrait : « Depuis maintenant cinq siècles, il [le modèle de guerre occidental] exerce une domination totale aux échelons tactiques, sur tous les théâtres, face à tous les adversaires. Depuis la première expansion coloniale européenne au XVe siècle, il n’y a aucun adversaire qui ait prévalu face à une troupe occidentale, à moins d’une supériorité numérique écrasante. Quels sont les fondements d’une telle domination? Supériorité technologique, supériorité conceptuelle, (art de la manœuvre), culture militaire spécifique, dynamisme et expansionnisme culturels, vigueur démographique, tous ces facteurs sont à la fois le produit et l’origine d’une intense compétition intra-européenne qui a rendu le modèle imbattable à l’exportation« . D’ailleurs, le général Yakovleff décrit avec lucidité « les dessous » de la guerre en Ukraine.

    Source : Amazon.fr

    Ainsi l’Occident, en l’espèce la France, devrait nuancer ses critiques à l’égard de la Chine qui a sa propre « culture » dans la résolution de son problème social ou sociétal.

    Par exemple, son système de surveillance et de notation de ses citoyens (concept du « crédit social« ) ressemble à Big Brother poussé à l’extrême. Elle n’a pas la même vision occidentale du respect des droits de l’homme que nous, puisqu’elle doit imposer une certaine discipline aux 1,4 milliard d’habitants (estimation 2021) comparés aux 67 millions de français champions du monde de la grève avec pourtant la France aussi championne du monde en pression fiscale.

    Dans l’article du Figaro daté du 14 juillet 2023 « La France championne d’Europe de la pression fiscale et sociale« , les Français ne commenceront à travailler pour eux-mêmes qu’à partir de ce lundi 17 juillet, « libérés » du poids des prélèvements obligatoires. En clair, un salarié moyen (célibataire sans enfants, qui touche le salaire moyen) doit travailler jusqu’à cette date pour s’acquitter de l’ensemble des cotisations sociales, impôts et TVA nécessaires pour financer la dépense publique. C’est la date la plus tardive en Europe, loin derrière les Anglais, « libérés » fiscalement le 9 mai, ou les Espagnols, le 8 juin.

    Comprenons donc pourquoi la gestion de la France n’est pas le modèle préféré du Parti Communiste Chinois (PCC) pour gérer d’une main de fer leur pays 4,25 fois plus peuplé, mais aussi grand que les États-Unis.

    Source indirecte TF1 Les Français « champions du monde de la grève », vraiment ?
    Thomas Deszpot Publié le 5 décembre 2019 à 13h45

    Quant aux lobbyistes locaux qui s’agitent, tout d’abord une chose devrait sauter aux yeux à tous : l’État a toujours représenté le lobbying le plus puissant pour que la Polynésie reste française ! Lowy Institute’s 2024 Global Diplomacy Index, qui est la référence mondiale pour évaluer, en termes d’influence diplomatique, les États possédant le plus important réseau diplomatique du monde, montre le classement suivant avec leur nombre de représentations pour 2024 :

    1. Chine : 274
    2. États-Unis : 271
    3. Turquie : 252
    4. Japon : 251
    5. France : 249 – La Polynésie est sous la « surveillance bienveillante » du Haut Commissaire !
    6. Russie : 230

    Rappelons que c’est Richelieu au XVIIe siècle qui a inventé la diplomatie européenne, fondée sur la raison d’État, la défense de l’intérêt national, la recherche de l’équilibre entre les puissances.

    Les États-Unis, dans leur pragmatisme géopolitique, l’ont mis en œuvre en affirmant la primauté des principes sur l’intérêt de la coopération, sur la compétition de la sécurité collective, sur l’équilibre des forces.

    L’État français a donc toujours su « exploiter » les luttes internes entre les partisans pour la présence française et leurs opposants dont les indépendantistes. Le cas de la Françafrique est un autre exemple flagrant pour nous rappeler que la raison d’État s’impose toujours avant tout !

    Ensuite, le fait que 3/4 du PIB provient des dépenses publiques, augmente le risque « d’écarts » dans le contrôle de gestion de la politique publique de notre « économie administrée » : plus le budget public à contrôler est important, plus le risque d’écarts est élevé. Par exemple, un sérieux problème de conflit d’intérêt perdure dans le Fenua. Ce sujet est d’ailleurs abordé dans plusieurs parties de ce blog :

    Le « lobbying » ou la « représentation d’intérêts » désigne une activité qui consiste à prendre l’initiative d’entrer en contact avec des personnes chargées d’élaborer et de voter les décisions publiques ou de conduire l’action publique nationale ou locale pour influencer leurs décisions. Ce réflexe d’influencer les autres fait partie de notre quotidien et concerne beaucoup de monde tels, entre autres, les décideurs politiques du Pays et de l’État, les entreprises privées et publiques, les fonctionnaires, les syndicats et les religions qui ont chacun, leurs propres intérêts à défendre dans la société. Ci-dessous un questionnement qui devrait nous interpeller :

    1. Comment expliquer que les salariés polynésiens du secteur public qui jouissent déjà de la sécurité de l’emploi, en travaillant moins, en 2018 gagnent 40% (contre 22% en 2022 selon l’IEOM) de plus que ceux du secteur privé qui travaillent plus? Faut-il conclure que le lobbying du secteur public est plus puissant que celui du secteur privé?
    2. Comment expliquer qu’il y a toujours autant d’inégalités sociales en Polynésie alors que 3/4 de notre PIB provient des dépenses publiques qui sont censées remplir une mission d’intérêt général? Faut-il conclure que l’inefficacité des dépenses publiques pour réduire les inégalités sociales, impose d’augmenter la pression fiscale sur le secteur privé qui ne contribue qu’à 1/4 du PIB?
    3. Comment expliquer que le secteur privé soit obligé de faire l’effort de protéger l’emploi local mais pas le secteur public qui lui reste « embourbé » dans ses privilèges? Faut-il conclure que le lobbying du secteur public, en dépit de tout bon sens économique, ne se sent pas concerné pour privilégier l’emploi local?
    4. Comment expliquer que la France qui est championne du monde en pression fiscale pour niveler par le bas, est aussi championne du monde de la grève? Faut-il conclure qu’à mesure que l’on augmente la pression fiscale, la réduction des inégalités sociales tend à exacerber la décroissance du PIB?

    La réponse à toutes ces questions s’explique forcément par le rapport de force en présence des lobbyings dont le plus puissant est celui de l’État, pour que la Polynésie reste au sein de la République : ce qui ne me dérange pas du tout pour quelqu’un qui veut avant tout défendre les intérêts du Fenua! En théorie, le préambule des Constitutions de 1946 et 1958 dispose que la France, « Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s’administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l’arbitraire, elle garantit à tous l’égal accès aux fonctions publiques et l’exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus« . Mais dans la pratique, on constate la formidable machine de l’État à défendre les « intérêts supérieurs » de la France en Polynésie. Pouvana’a, dans sa « naïveté géopolitique » à mon avis, en a fait les frais !

    Source : Amazon.fr Merci à l’auteur qui m’a permis de voir une autre version de cette partie de notre histoire. Voici une interview de l’auteur de 2016 et une vidéo-documentaire janvier 2012 « Pouvana’a l’élu du peuple« .

    Dans ma vie d’entrepreneur j’ai eu à défendre les intérêts de mes entreprises, en respectant les « limites » fixées par la loi pour éviter de sombrer dans la corruption. Mais dans bien des cas, mes intérêts privés ont subi la prééminence de puissants autres intérêts privés dans les secteurs suivants :

    Mais, c’est la règle du jeu, en « business » il faut savoir reconnaître quand son « lobbying » a été moins bon que celui de ses concurrents et qu’il faut passer à d’autres opportunités, car le Fenua attend de l’entrepreneur, plus de PIB et donc plus de création d’emplois. D’où dénoncer le « lobbying » dans le contexte local ou international (voir supra les « rouages » géopolitiques) est devenu une banalité dans une démocratie libérale. Ce qui importe, c’est d’imposer des mesures pour une meilleure transparence dans notre vie publique et d’être réaliste dans ce rapport de force en géopolitique. Par exemple, au cas où le président Poutine serait condamné par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre en Ukraine, qui irait le chercher à Moscou pour l’emprisonner à La Haye au Pays Bas? Certainement pas le président Macron qui a du mal à faire briller le poids de la France dans ce concert des nations!

    A ce sujet, l’organisation non gouvernementale Transparency International fait un excellent travail dans le monde avec son Baromètre global de la corruption dans le Pacifique Sud. Il faut espérer qu’elle continue à présenter la perception de la corruption par la population. La justice ici quant à elle, continue sa mission. On pouvait lire dans Tahiti, le 15 novembre 2022 – « L’Agence française anticorruption a publié le 27 octobre son dernier rapport sur les atteintes à la probité depuis 2016. Corruption, détournement de fonds publics, favoritisme… Autant d’infractions fréquemment constatées en Polynésie française dans des proportions très supérieures aux moyennes nationales et ultramarines. »

    Attendons donc de voir le rang de la Polynésie par rapport à d’autres pays mentionnés dans le classement mondial de Transparency International.

    C) Concernant l’abandon de la traditionnelle opposition « souveraineté-autonomie« 

    Bien sûr que cette dichotomie « souveraineté vs. autonomie » n’est plus pertinente dans le contexte géopolitique actuel. Mon principal indice est la génération des 20 à 40 ans de mes enfants : ils sont totalement désintéressés de ce débat stérile. Ce qu’ils veulent, c’est la prospérité économique et l’ouverture au monde. C’est tout! Les agitations que l’on constate actuellement sur la scène politique relèvent purement du rapport de force politique entre l’État et les indépendantistes-autonomistes. Chaque parti politique propose à son électorat un meilleur avenir pour la Polynésie, avec ou sans la France.

    La déclaration de l’Église protestante Ma’ohi « le temps de la servitude est fini« , est un message pour pointer du doigt la prééminence des intérêts de l’Etat qui perdure sur les grandes décisions engageant l’avenir institutionnel du Fenua. L’alternative pour la Chine, l’Iran ou la Russie, à mon sens, n’est pas pertinente puisque nous sommes d’entrée de jeu dans le clan de la liberté avec la « bonté légendaire » des Tahitiens. Ces derniers n’ont jamais conquis de pays comme ont fait les « Blancs européens ». C’est la France qui a conquis la Polynésie (acte interprété sentimentalement comme un « mariage franco-tahitien« , voir le livre de Pierres-Yves Toullelan et Bernard Gille 1992, mais comme un viol par certains indépendantistes). Maintenant est-ce une bonne ou une mauvaise chose que nous soyons français? Cela est un autre débat.

    Ainsi, la Polynésie devrait logiquement rester dans le « cercle occidental« . À ce sujet, Gaston Flosse propose un projet « d’État souverain associé à la France« ; voir le fascicule ci-dessous.

    Si ce n’est plus avec la France, ce serait très probablement avec le monde anglo-saxon : les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Voici un extrait de la page 13/38 TITRE IV : « Cette association nous permettra de confier à la France, tout en conservant nos compétences et sous notre contrôle, l’exercice par la France, d’une partie de nos compétences souveraines et régaliennes, par exemple, la justice, la sécurité, la diplomatie… Au cas où la France refuserait notre partenariat, nous pourrons passer des accords d’association avec d’autres États (sic!). Ces accords pourront être dénoncés à tout moment par les signataires, quand bien même s’ils sont conclus pour une durée illimitée : « c’est la conséquence de la Souveraineté des États« .

    À cet égard, le Professeur Regnault propose que l’État implique davantage nos décideurs politiques dans ses relations internationales en zone Indo-Pacifique. Saluons ce bon sens diplomatique ! L’État le fait déjà habilement en laissant, certainement sous le contrôle du Quai d’Orsay, notre Exécutif local participer aux diverses rencontres dont le Pacific Island Forum et le Pacific Island Conference of Leaders. D’ailleurs, le président Édouard Fritch a été invité à un sommet le 28-29 septembre 2022 à Washington entre les États-Unis et les chefs d’État et de gouvernement des îles du Pacifique.

    Pays membres (en bleu foncé), membres associés (en bleu moyen) et observateurs (en bleu clair). Source Wikipédia accédé le 13/11/2022

     

    Pour ma part, je m’en tiendrai à la vision du « géostratège « bourlingueur », Gérard Chaliand, qui pense que la meilleure revanche que les pays anciennement conquis et humiliés puissent faire à leurs anciens pays conquérants, c’est de répondre par une croissance économique insolente comme l’ont fait le Vietnam, la Chine, la Corée du Sud et Taiwan. Cette remarque pertinente devrait interpeller les polynésiens qui rêvent de s’émanciper de la France.

     D) Concernant la primauté des inégalités sociales

    En partant d’un sujet sur le climat et la géopolitique, le professeur Regnault conclut par la réduction des inégalités sociales en Polynésie, un objectif louable certes, mais qui ouvre une boîte de Pandore, source de problèmes complexes et infinis suscitant la zizanie. Ainsi, le vrai sujet de cette alerte est la réduction des inégalités en Polynésie qui est justement un débat récurrent taraudant tous les économistes dont le célèbre Thomas Piketty.

    Je fais référence à une boîte de Pandore parce que au départ, la règle du jeu est de laisser chacun la liberté de se « débrouiller » ou de se prendre en charge pour gagner sa vie (j’en parle dans l’objectif de mon blog) : c’est le capitalisme libéral que nous avons choisi, en opposition au système communiste où en gros c’est la collectivité qui prend en charge tout le monde du berceau jusqu’au cercueil. Les travers de ce capitalisme libéral (dont principalement l’accumulation de capital par ceux qui ont réussi, le sujet chaud du moment) sont ensuite corrigés par une politique de redistribution de la richessec’est le fameux slogan de « prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres« . Mais, avant de foncer tête baissée dans cette solution simpliste, essayons de comprendre comment une grande puissance économique comme les États-Unis a été confrontée à la pauvreté, et donc aux inégalités sociales. Thomas SOWELL dans une vidéo « How the US Lost the ‘War on Poverty » nous donne un indice précieux : il faut aider dans un but d’éviter l’assistanat permanent, sinon ce sera l’échec assuré de la politique sociale.

    Or, dans cette logique très louable de la redistribution de la richesse, on tend à dériver lentement, mais sûrement, vers à une vision dans laquelle, ceux qui ont réussi sont indirectement pointés du doigt comme responsable de cette injustice sociale. Par exemple, au lieu d’entendre dire que Bill Gates est devenu milliardaire grâce à son « esprit ingénieux d’appât du gain », je veux donc faire mieux que lui, on entend plutôt dire que Bill Gates est devenu milliardaire, c’est une injustice sociale, il faut donc l’imposer encore plus !

    Dans un article intitulé : Attaques contre Bernard Arnault : « Combien d’emplois François Ruffin a-t-il créés, lui ? », pour le chercheur allemand Rainer Zitelmann, la France se distingue par son niveau élevé de jalousie sociale vis-à-vis des riches. Cette mentalité « d’anti-riches » de la gauche en France est encore ressentie dans l’article du 18/8/2023 Midi Libre : « Fortune, patrimoine… la France est désormais le troisième pays au monde qui compte le plus de millionnaires« . Quelle tristesse qui n’incite pas à plus d’entrepreneuriat !

    Le PDG de LVMH Bernard Arnault au siège de son groupe à Paris, le 26 janvier 2023
    afp.com/Stefano Rellandini
    – Source L’Expresse du 3 février 2023

    Je m’éloignerai donc de cette mentalité de la « république de l’envieux« , car elle prône un modèle méritocratique qui nivelle par le bas et qui n’encourage pas les acteurs du secteur privé à créer plus de PIB, impliquant plus d’emplois. D’ailleurs, j’émets le vœu que la mentalité du taata tahiti ne prendra jamais comme modèle « La détestation des riches faisant partie du fonds culturel français« . We are better than that! Il faut plutôt inciter pour que tout le monde soit plus riche, pour être moins dépendant des aides sociales !

    Est édifiant le cas de la Suède, encore championne du monde de la lutte contre les inégalités économiques en 2017. En effet, selon « L’indice de l’engagement à la réduction des inégalités (ERI) 2022 » de l’ONG OXFAM, elle se classait 20ᵉ après la France (12ᵉ). La cause de cette mauvaise évolution : les revenus du travail sont nettement plus imposés que ceux du capital. Les bâtisseurs de l’Etat-providence martèlent que la Suède s’est transformée « en paradis pour les super-riches ». En 1996 … la Suède comptait 28 milliardaires. Ils sont désormais 1 095, selon une étude du Credit Suisse Research Institute. Le nombre de ménages vivant sous le seuil de pauvreté n’a, lui, jamais été aussi élevé. Même l’économiste Joseph Stiglitz, lauréat du prix Nobel en 2001, a proposé en janvier 2023 de mettre en place un taux d’imposition mondial spécial de 70% sur les revenus les plus élevés et un impôt sur la fortune de 2 à 3 %.

    Donc au lieu d’applaudir qu’il y a plus de riches à taxer, on conclut indirectement qu’il y a plus de pauvres à cause des riches qui ne payent pas assez (sic !). D’où cette boîte de pandore qui aboutit à un serpent qui se mord la queue !

    Dans mon article « La pauvreté et son financement« , je donne mon avis sur ce sujet très controversé, en démontrant que la solution n’est pas simplement de prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres, sinon il y a longtemps que la pauvreté aurait disparu. Il faut surtout faire attention à ne pas casser la dynamique économique en jeu, car à mon sens la priorité reste la production de la richesse (PIB) permettant de mieux financer la réduction de la pauvreté, qui ne s’assimile pas forcément à une réduction des inégalités. Distinguons donc deux objectifs très différents :

    D’ailleurs, posons-nous la question pertinente suivante : combien coûte la « politique sociale » en Polynésie française ? Je serai curieux de connaître ce montant total à diviser par notre population pour faire une comparaison avec d’autres pays. Je ne serais pas étonné du « pognon de dingue » que nous dépensons déjà pour aboutir aux inégalités sociales actuelles ; impliquant certainement une remise en cause de l’efficacité de cette politique sociale.

    Qui dit inégalités sociales dit coefficient de Gini. Selon Wikipédia accédé le 09/11/2022 : « le coefficient de Gini, ou indice de Gini, est une mesure statistique permettant de rendre compte de la répartition d’une variable (salaire, revenus, patrimoine) au sein d’une population. Autrement dit, il mesure le niveau d’inégalité de la répartition d’une variable dans la population. Ce coefficient est typiquement utilisé pour mesurer l’inégalité des revenus dans un pays. Il a été développé par le statisticien italien Corrado Gini. Le coefficient de Gini est un nombre variant de 0 à 1, où 0 = l’égalité parfaite et 1 = l’inégalité parfaite (une seule personne dispose de tous les revenus et une infinité d’autres n’ont aucun revenu).« 

    Source : Observatoire des inégalités 21/01/2022 – Malgré une pression fiscale (ou prélèvement obligatoire) la plus élevée au monde (46,7% du PIB en 2021), la France affichait un coefficient de Gini entre 0,4 et 0,5 selon le graphique ci-dessus.

    À ce sujet, ci-dessous un tableau exploité par le Sénat, montrant pour la Polynésie en 2008 :

    Source : Sénat 9 juillet 2014 Les niveaux de vie dans les outre-mer : un rattrapage en panne? Par Eric Doligé et Michel Vergoz au nom de la délégation sénatoriale à l’outre-mer – Le rapport interdécile D9/D1 : D9 = Revenu moyen des10% les plus riches et D1 = Revenu moyen des10% les plus pauvres. Donc pour la Polynésie les 10% les plus riches gagnent 6,1 fois plus que les 10% les plus pauvres.

    Est-ce que ces chiffres sont bons ou mauvais? Il faudrait pouvoir les comparer avec ceux des pays voisins du Pacifique, pour juger de leur pertinence. Le débat est ouvert!

    Avant la mise en place d’un prélèvement supplémentaire sur le revenu en Polynésie, la réflexion passera forcément par l’analyse des faits saillants suivants :

    1. Qui sont les pauvres?
    2. Qui sont les riches ou plus exactement qui sont les privilégiés sur qui il faudra ponctionner plus?
    3. Nos dépenses publiques pesaient déjà pour 74% du PIB en 2015 : ressources publiques 422 milliards / PIB 569 Milliards ; voir IEOM Note expresse N° 233 – Novembre 2017 page 1/4. Peu de Polynésiens ont conscience que l’économie du Fenua dépendant pour 74% du secteur public (chiffre 2015 – ressources publiques 422 milliards / PIB 569 Milliards ; voir IEOM Note expresse N° 233 – Novembre 2017 page 1/4), est en fait une « économie administrée«  : soit un « système économique dans lequel les décisions de base (ou stratégiques : investissements, prix) sont prises par les autorités administratives, et non par les entreprises. Dans ce sens, il s’agit d’un synonyme d’économie planifiée. Mais on désigne aussi parfois sous ce terme la partie de l’économie qui a pour but de produire des services non marchands financés par l’impôt et qui relève donc des administrations (au sens de la comptabilité nationale). Ces services, la façon dont ils sont distribués dans la société, ne sont pas liés à un marché, mais à des décisions de type politique. » C’est exactement le « système économique » du Fenua !
    4. Nos prélèvements obligatoires s’élevaient déjà en 2015 à 206 milliards xpf selon la Note expresse de IEOM n° 233 Novembre 2017; soit 36,2% de notre PIB de 569 xpf milliards. Sur ces 206 milliards xpf devraient s’ajouter les fameux « transferts annuels de l’Etat » (181,79 milliards xpf pour 2015 ; soit ½ milliard injecté tous les jours pendant 365 jours/an) dont certes, ¼ repartirait en métropole. Si les contribuables polynésiens devaient financer ces transferts, ce serait 388 milliards xpf (206 + 182) de pression fiscale, soit un record mondial de 68,2% (388/569) du PIB. 
    5. Si ces dépenses publiques élevées, dénoncées dans mon article TPM de 2012, sont normalement destinées à être redistribuées, pourquoi donc on a encore autant de pauvreté et d’inégalités dans notre société.
    6. Ici en Polynésie, la moyenne des salaires versés (en 2018 selon ISPF) aux agents de l’Administration en Polynésie est globalement 40% plus élevée que dans le secteur privé (contre 22% en 2022 selon l’IEOM). Alors qu’en Métropole les salariés du privé (287 800 Fcfp) touchent en moyenne 3,5% de plus que dans le public (277 800 Fcfp) : pour 2018 en France, on travaillait toujours moins dans le public que dans le privé.
    7. Il paraît donc suicidaire de vouloir en Polynésie augmenter encore la pression fiscale sur le secteur privé qui ne contribue qu’à ¼ de notre économie avec des employés travaillant plus pour être moins bien payés que dans le secteur public (voir l’article sur « La pauvreté et son financement »).
    8. Un fonctionnaire gagne en moyenne au fenua 328 800 Fcfp net mensuel en équivalent temps plein (ETP), contre 234 200 Fcfp pour un travailleur du privé. Une moyenne largement rehaussée en Polynésie par la présence de 34% de fonctionnaires d’Etat qui touchent en moyenne 402 200 Fcfp net par mois (ETP), contre 291 400 Fcfp en moyenne pour les autres salariés de l’administration, qu’ils soient fonctionnaires territoriaux ou agents des communes. En cause : la majoration qui peut aller jusqu’à 84% appliquée sur le traitement des fonctionnaires d’Etat pour tenir compte de l’écart de niveau de vie entre la Polynésie et la France métropolitaine. C’est en particulier le cas d’enseignants ou de personnels de santé, dont les salaires moyens sont respectivement de 399 800 Fcfp et de 361 500 Fcfp net par mois en équivalent temps plein.
    9. Pour augmenter les recettes fiscales en ratissant large, ce sera forcément en élargissant l’assiette fiscale pour englober plus de « privilégiés que sont en premier les salariés du secteur public : voir l’exemple d’imposition en France.
    10. En dernier, ce n’est pas en imposant plus que l’on va réduire les inégalités sociales. La preuve, concernant « l’ascenseur social » (plus spécifiquement l’inégalité des chances), selon une étude de 2018 de l’OCDE, il faut plus de 6 générations en France (voir le graphique dans le lien) à une personne du bas de la distribution des revenus pour en rejoindre la moyenne. Cette contre-performance, comparée à celle de l’OCDE et des Etats-Unis, est inquiétante puisque selon un classement de l’OCDE, la France était pourtant déjà en 2017, la championne du monde en « pression fiscale » : 46,2 % du PIB français (voir le tableau dans l’article « Réchauffement Climatique 15/16« ). Il faut croire que l’on ne prend pas assez aux riches pour donner aux pauvres! Malgré une pression fiscale la plus élevée au monde (46,7% du PIB en 2021 comparé à 46,2% en 2017 selon mon article RC n° 15/16), la France n’affichait pas le meilleur coefficient de Gini au monde :

    Dans ma présentation « Mon objectif dans To’u Fenua« , je rappelle sans arrière-pensée que les agents de notre Administration sont les privilégiés de notre système méritocratique, tout en invitant à réfléchir comment pondérer ce « déséquilibre » économique pérennisé par nos décideurs politiques. En imposant plus les acteurs du secteur privé, on réduira leur pouvoir d’achat ; appelant automatiquement à une hausse de leur revenu. Ce qui anéantirait davantage notre « avantage concurrentiel », en termes de coût de main d’œuvre pour nos exportations. Ce n’est pas en imposant plus les entrepreneurs et les salariés du privé, qui sont le moteur de la croissance de notre PIB, que l’on va réduire les inégalités sociales en Polynésie.

    Par le graphique ci-dessous, je rappelle « l’aberration économique » suivante : on arrive à peine à exporter pour 1/20 de ce qu’on importe !

    Ceux qui sont obnubilés par les inégalités sociales ne doivent pas rater l’éléphant dans le couloir que constitue notre « balance commerciale déficitaire » de 20 fois nos exportations, Donc si l’on veut espérer exporter plus, favorisons le secteur privé d’une pression fiscale moins élevée. Pour ceux qui ont oublié, ce sont les salariés du privé qui exportent et pas les fonctionnaires ! C’est du « no-brainer »!

    Dans ce « petit village » qu’est la Polynésie, on a tous (moi en premier !) d’une certaine manière des membres de la famille ou des amis très proches travaillant dans ce secteur public non-marchand dont le poids démesuré dans notre économie reste une anomalie au point d’avoir marginalisé « l’initiative privée« .

    Rappelons les propos qui « décoiffent » du Président Macron du 12 juin 2018 : « La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens, ils sont quand même pauvres. On n’en sort pas. Les gens qui naissent pauvres, ils restent pauvres. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres. On doit avoir un truc qui permette aux gens de s’en sortir. »

    Certes, comme je le rappelle dans mon autre article « La pauvreté et son financement » : il faut aider les plus démunis, mais sans que cela se transforme en une « trappe à inactivité » qui n’in­cite plus une personne sans emploi à en trouver un. En effet, pourquoi un chômeur accepterait un emploi si c’est pour perdreen contrepartiele privilège d’être aidé sans travailler !

    Même la France, qui avait en 2017, la pression fiscale (46,2%) la plus élevée au monde, n’a toujours pas trouvé la recette miracle pour réduire efficacement les inégalités sociales !

    Source : Les Echos du 05/12/2018

    E) Concernant le rôle plus important de la Polynésie dans la stratégie géopolitique de la France

    Oui, dans le contexte géopolitique actuel, la Polynésie a de la chance d’être devenue une zone essentielle à la stratégie géopolitique de la France. Dans le rapport de force actuel entre les États-Unis et la Chine dans l’Indo-Pacifique, nos trois députés indépendantistes qui s’affairent à l’ONU sont certainement conscients du levier géopolitique et stratégique que représente la Polynésie pour la France. D’où effectivement l’intérêt de l’État à nous accorder un rôle plus important dans ses relations internationales vis-à-vis de nos voisins du Pacifique. Nos institutions vont donc sûrement évoluer pour calmer les ardeurs de certains élus qui proposent un semblant de projet « d’État souverain associé à la France« .

    Le président Emmanuel Macron dans son discours prononcé à Nouméa le 5 mai 2018 a précisé comment « dans cette région du globe, la Chine est en train de construire son hégémonie pas à pas. La France est une grande puissance de l’Indo-Pacifique à travers tous ses territoires. Elle défend avec conviction une ambition géopolitique. Il y a un axe Paris-New Delhi-Canberra qui se prolonge de Papeete à Nouméa et à travers tous nos territoires« .

    Donc la France, soucieuse de son statut de « rang mondial », est consciente que la Polynésie est une des pièces maîtresses dans sa stratégie géopolitique. Loin d’être un boulet, la Polynésie prend en charge ses propres dépenses de santé, ô combien élevées, alors que l’État finance bien notre Éducation, inscrite comme la Santé au Préambule de la Constitution du 27 octobre 1976.

    Dans ce débat sur l’indépendance, nous avons donc plus intérêt à réfléchir sur la question suivante : comment la Polynésie peut être un meilleur levier pour continuer à participer à la « grandeur » de la France ? 

    Comme Kishore Mhabubani, je reprendrai son interpellation en termes machiavéliens : comment la Polynésie peut-elle stratégiquement mieux défendre ses propres intérêts dans le long terme, tout en restant au sein de la République française. À ce sujet, s’impose une meilleure compréhension de l’importance géostratégique évidente de la Polynésie dans la zone Asie-Pacifique.

    Nos élus ont donc effectivement un véritable levier politique pour que la Polynésie puisse jouer un rôle plus important dans les relations internationales de la France au sein de la zone Indo-Pacifique.

    Mon cri d’alarme :

    À titre de conclusion, je saisis cette opportunité pour inviter les polynésiens à s’intéresser plus sur le questionnement de notre santé publique. À mon sens, c’est un sujet qui devrait immédiatement nous interpeller ! Je ne sais pas si beaucoup de Polynésiens sont conscients du constat suivant : la Polynésie a des dépenses de santé les plus élevées au monde, après les États-Unis qui eux ont les moyens en étant la plus grande puissance économique au monde ! Le Dr Dominique Marghem l’avait déjà écrit à la page 24/118 du Rapport d’activité 2010 – Direction de la santé – Ministère de la santé de la PF.

    Ci-dessous un rappel des indicateurs qui devraient nous faire froid dans le dos :

    Par conséquent, au lieu de prioriser l’inégalité sociale (réitéré dans son article du 20/04/2023) qui, à mon sens, paraît secondaire par rapport à la création d’emplois et à la croissance de notre PIB, on devrait plutôt s’occuper en premier de notre santé publique.

    Contrairement au réchauffement climatique sur lequel nous avons une influence « microscopique » à l’échelle mondiale, notre santé publique est une problématique sur laquelle nous avons beaucoup plus de maîtrise : il suffit de pousser les polynésiens à manger mieux et à bouger plus. Ça nous coûtera zéro franc en dépenses de santé et l’on sauvera beaucoup plus de vies, en rallongeant notre espérance de vie à la naissance.




    Pourquoi le positionnement des « principaux médias de masse » contribue à un « débat public biaisé », sur la vie politique aux Etats-Unis.

    Le biais de confirmation, également dénommé biais de confirmation d’hypothèse, désigne le biais cognitif qui consiste à privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses et/ou à accorder moins de poids aux hypothèses et informations jouant en défaveur de ses conceptions Wikipédia
    Source : Coopération concept
    Source : Comic science

    Sommaire d’une série d’articles :

    Dans cette série d’articles dont certains sont en construction et d’autres datent de 2018-2020 mais ont été mis à jour en fonction de l’évolution de l’information, je montre qu’il faut se méfier de la « doxa mainstream » où le courant dominant est la pensée et la croyance d’une majorité.

    En effet, de « grands pans de l’histoire » sont intentionnellement « omis » par les principaux médias de masse; ce qui est grave pour la neutralité des médias. En effet, grâce à l’ubiquité d’internet, les sources d’information (Twitter, Facebook, YouTube, etc.), se sont diversifiées au grand bonheur de ceux cherchant une opinion différente des principaux médias.

    Je partage le point de vue de cet article d’IMPACT CAMPUS de 2019 intitulé « LES BIAIS MÉDIATIQUES : UN DANGER POUR NOTRE DÉMOCRATIE OU UNE INCOMPRÉHENSION DE LA NATURE DES MÉDIAS ? En effet : « l’arrivée de Fox News aux États-Unis dans les années 90 en tant que première chaine de nouvelles se déclarant ouvertement à droite politiquement a bouleversé les normes en place. De facto, tous les autres médias se sont alors fait attribuer des étiquettes sur le spectre politique en fonction de leur différenciation plus ou moins marquée avec la chaine ».

    …. Instinctivement, on pourrait croire que la situation est pire qu’avantLa comparaison avec le passé pour juger de l’état des choses est un réflexe à la fois utile et pernicieux. L’interprétation du passé étant toujours incomplète et un peu floue, elle ouvre nécessairement la porte aux biais de celui qui en fait l’exercice. Cela dit, il permet aussi de remettre le présent en perspective et de le juger de façon plus critique.

    Pour l’expert en journalisme et professeur émérite à l’Université Laval, Florian Sauvageau, le paysage journalistique a certainement évolué et ne ressemble plus à ce qu’il était autrefois, mais il ne saurait affirmer qu’il y a sensiblement plus de biais médiatiques aujourd’hui. Il soutient que «la possibilité de biais journalistiques a toujours existé», mais ce qu’il dénote, c’est d’une part que les médias n’offrent pas une assez grande diversité d’opinions, et d’autre part, que les individus restent campés dans leurs «bulles médiatiques»en restant accrochés à une seule source d’information.

    Au fond, l’ampleur du problème des biais médiatiques dépend de l’ampleur qu’on décide de lui accorder ; le problème de la subjectivité étant difficilement objectivable. Certaines statistiques, scientifiquement viables, peuvent tout de même servir d’outil intéressant pour avoir un aperçu plus complet des habitudes de consommation des médias de la population. Le site du Centre d’étude sur les médias de l’Université Laval rend notamment accessibles des données mondiales liées aux pratiques de consommation médiatique, via les rapports du Digital News Report. »

    Bref, j’aurai tendance à conclure que l’explosion des sources d’information via internet, a répondu aux besoins de la diversité de l’opinion publique où chacun trouve son compte, selon sa façon de penser.

    Source SNL l’Agence

    Ci-dessous un aperçu du paysage médiatique en France : cette infographie est indispensable pour mieux comprendre la « tendance politique » de chaque média, influant sur le contenu de leurs messages respectifs.

    Les principales sources d’information des Français en 2017 Source Statista
    Source Statista 2018
    Source : Le “Monde Diplomatique” qui continue de mettre à jour son indispensable infographie sur les liens capitalistiques des médias d’information. Eclairant. Dernière mise à jour : décembre 2021 (v. 17)
    Sondage Ifop-Marianna de 2014 Source Lettre Pro de la radio
    Source Newsmax voir également la vidéo du 1206/2026 « What stories are the media failing to cover?« 

     

     

     

     




    Le financement de nos dépenses de santé

    Sommaire :

    1. Nos dépenses de santé démesurées
    2. Un niveau de cotisations CPS déjà élevé : 45% du salaire brut
    3. Une pression fiscale ou des prélèvements obligatoires déjà élevés
    4. La Nation garantit à tous la protection de la santé qui est une responsabilité de la République
    5. Le modèle du financement de l’Éducation
    6. La hiérarchie des normes en droit français
    7. Or, le « droit à la protection de la santé » n’existe pas et ne peut pas exister !
    8. D’où le financement de nos dépenses de santé par l’État requiert une décision politique

    La manifestation populaire du 17 mars 2022 pour contester la TVA sociale (en vérité une taxe non récupérable sur le chiffre d’affaires) m’est l’occasion de relancer un vieux débat qui concerne la responsabilité constitutionnelle de l’Etat sur le financement de nos dépenses de santé.

    En effet, j’ai toujours été sceptique de voir les polynésiens payer leurs propres dépenses de santé alors que selon le préambule alinéa 11 de la Constitution du 27 octobre 1946 toujours en vigueur :

    « Elle (la Nation) garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »

    Est-ce que le verbe « garantit » permet légalement à l’État de se désengager financièrement en nous laissant payer actuellement nos dépenses de santé ? Vu l’enjeu économique important, la question mérite d’être posée.

    Ci-dessous quelques tristes indicateurs de records mondiaux qui devraient nous interpeller :

    Soyons clairs, on ne s’en sortira pas, car nos dépenses courantes de santé vont ruiner le Fenua. Estimées déjà à 80 milliards xpf en 2015 par la Direction de la santé, elles devraient logiquement approcher bientôt les 100 milliards xpf pour peser 20% sur notre PIB : nous plaçant au premier rang mondial devant les États-Unis. Ce qui sera intenable pour nos cotisants de la CPS et notre économie insulaire. Donc au secours, que l’État reprenne vite sa responsabilité constitutionnelle qui garantit la santé à tous les citoyens français.

    La nouvelle TVA sociale pour financer la PSG nous donnera qu’un instant de répit ! Par exemple, dans le total de la PSG de 2018 (118,8 milliards), le sous-total de 55 milliards xpf (Assurance Maladie 52,3 milliards + Accident de Travail 1,5 milliard) correspond qu’aux dépenses de santé gérées directement par la CPS; soit 46,3% voir page 6/10). Malheureusement, ce sous-total de 55 milliards ne représente qu’environ 50% de nos « dépenses courantes de santé » qui devraient avoisiner bientôt les 100 milliards xpf.

    J’avais déjà écrit des articles sur ce sujet dans Tahiti Pacifique Magazine (TPM) :

    Le dernier chiffre de 2020 faisait état de plus de 55 milliards Xpf de dépenses de santé uniquement gérées par la CPS (voir page 15/50 du Rapport annuel d’activité 2020 de la CPS); 17,2% de la population couverte était en longue maladie (soit 48 228 personnes sur 279 827 habitants. A ce total de 55 milliards xpf, s’ajoutent les autres dépenses rattachées à la Direction et au Ministère de la santé en général, pour arriver au total final des « dépenses courantes » de santé non encore disponibles au 21/10/2021.

    1- Nos dépenses de santé démesurées

    La Polynésie prend actuellement en charge ses dépenses de santé qui vont inexorablement continuer à augmenter au point d’être les plus élevées au monde : en 2015 déjà 80 milliards xpf soit 14,4% de notre PIB contre 11% en France et 16,9% aux Etats-Unis; voir le graphique ci-dessous :

    File:Healthcare costs to GDP OECD 2015 v1.png - Wikimedia Commons
    Source Wikimedia accédé le 30/09/2021

    Ces mêmes dépenses de santé mais pour 2018 selon Statista; voir le graphique ci-dessous

    Chart: How Much Do Countries Spend On Their Health Systems? | Statista
    Source : Statista est un grand portail en ligne allemand très connu offrant plus de 1 million de statistiques issues de données d’instituts, d’études de marché et d’opinion ainsi que de données sur plus de 80 000 sujets de plus de 22 500 sources, en anglais, français, allemand et espagnol1, dans 170 secteurs différents2

    En 2020-2021, si notre PIB au dénominateur a bien baissé de 7,6% et que nos dépenses de santé au numérateur ont continué à augmenter, alors forcément nos dépenses de santé en termes relatifs ont dû nettement dépasser les 14,4 % du PIB, par rapport au chiffre de 2015. On peut donc raisonnablement extrapoler que nos dépenses de santé 2020 en termes de % du PIB restent parmi les plus élevées au monde, avec les Etats-Unis!

    2- Un niveau de cotisations CPS déjà élevé : 45% du salaire brut

    Pour financer ces dépenses de santé, malheureusement les cotisations sociales au Régime Général des Salariés (RGS) à la CPS à septembre 2021, pesaient déjà pour environ 45% du salaire brut, et étaient encore loin d’être suffisantes : 13% de part salariale + 32% de part patronale. Soit pour un salaire brut de 100f, le coût final social est de 132f (119f + 13f) décomposé comme suit :

    • l’employé devra payer sa part salariale CPS de 13f
    • l’employeur devra payer : [ 87f + 32f ] = 119f

      • un salaire net de 87f = Salaire brut 100f – Part salariale CPS 13f
      • + la part patronale CPS de 32f

    Or, ces 45% (13% + 32%) de « ponction-CPS » sur le SALAIRE BRUT (voir ci-dessous la partie en bleue de la circonférence du cercle : Cotisations RGS, RNS) restent un financement largement insuffisant qui n’arrivera pas à rattraper l’augmentation inexorable de nos dépenses de santé.

    Source : Tahiti News du 27/01/2022

    3- Une pression fiscale ou des prélèvements obligatoires déjà élevés

    Dans mon article « réchauffement climatique n° 15/16« , je rappelle que nos prélèvements obligatoires (ponction-CPS incluse) s’élevaient déjà en 2015 à 206 milliards xpf selon la Note expresse de IEOM n° 233 Novembre 2017; soit 36,2% de notre PIB de 569 xpf milliards comparé à la France 46,2% et la moyenne OCDE de 34,2% en 2017.

    La France détrône le Danemark comme pays ayant la pression fiscale la plus lourde au monde.
    Source : Les Echos du 05/12/2018

    Sur ces 206 milliards xpf devraient s’ajouter les fameux « transferts annuels de l’Etat » (181,79 milliards xpf pour 2015 ; soit ½ milliard injecté tous les jours pendant 365 jours/an) dont certes, ¼ repartirait en métropole.

    Economie : Quelles sont les dépenses de l’Etat en Polynésie ?
    Source Polynésie 1ère du 30/09/2019

    Si les contribuables polynésiens devaient financer ces transferts annuels de l’Etat, ce serait 388 milliards xpf (206 + 182) de pression fiscale en 2015, soit un record mondial de 68,2% (388/569) du PIB.

    4- La Nation garantit à tous la protection de la santé qui est une responsabilité de la République

    Puisque l’État garantit la protection à la santé à tous les citoyens français, selon le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 toujours en vigueur, l’Etat ne doit-il pas en dernier ressort payer nos dépenses de santé? 

    Or, le Rapport annuel de la Cour des comptes de février 2011 précisait que :

    « La Polynésie française est l’une des deux seules collectivités d’outre-mer à détenir des compétences exclusives en matière de santé. L’exercice des compétences de santé dans l’outre-mer français En matière de santé, la plupart des collectivités d’outre-mer ne possèdent pas de pouvoirs propres, autres que ceux exercés par les communes et les départements en métropole, l’Etat détenant une compétence générale dans ce domaine. Seules, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française ont une compétence générale en matière de santé. La Polynésie française exerce cette compétence propre depuis la publication du décret n° 57-812 du 22 juillet 1957. Comme celle de 1996, la loi organique statutaire de 2004 affirme implicitement le caractère exclusif de cette compétence de droit commun, dès lors qu’elle n’est pas reconnue à l’Etat. La Polynésie française a donc l’entière compétence pour :

    Si « le droit commun est l’ensemble des règles juridiques applicables à toutes les situations qui ne font pas l’objet de règles spéciales ou particulières », cette interprétation de la Cour des Comptes ne se concilie guère avec le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 (11) repris dans la Constitution du 4 octobre 1958, qui dispose que l’État garantit à tous les citoyens français la protection de la santé. Selon « la hiérarchie des normes en droit français » le Préambule de la Constitution prévaut sur notre loi d’autonomie.

    Par ailleurs, trois ans plus tard dans le rapport intitulé « La santé dans les Outre-Mer » de la Cour des comptes publié le 14 juin 2014, le sous-titre nous interpelle : «une responsabilité de la République»! Il est mis en exergue à sa page 10/287 :

    « La République est une. Si les collectivités d’outre-mer ont un statut qui, aux termes de l’article 74 de la Constitution « tient compte des intérêts propres de chacune d’elles au sein de la République », l’article 72-3 affirme que « la République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d’outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité ». À ce titre, s’applique le préambule (point 11) de la Constitution du 27 octobre 1946 qui dispose que la Nation « garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère (…) la protection de la santé ». Quelles que puissent être les organisations politiques et administratives, il appartient en dernier ressort à l’État d’en être l’ultime garant et de veiller à ce que soit assurée l’égalité de chacun dans le domaine de la santé, où qu’il vive, en métropole ou dans les outre-mer.« 

    Donc résumons ce charabia politico-juridique : certes, la garantie de la santé est une responsabilité constitutionnelle de l’État, mais comme nos décideurs politiques polynésiens sont des « masochistes financiers« , par fierté autonomiste, ils ont récupéré la compétence exclusive en matière de santé. D’où les Polynésiens prennent maintenant en charge près de 100 milliards/an de nos dépenses courantes de santé !

    L’ironie du sort, c’est qu’après nous avoir offert ce cadeau empoisonné, nos mêmes décideurs politiques font maintenant régulièrement la course à celui qui demandera le plus de contribution à l’État, pour boucler nos déficits budgétaires chroniques macro-économiques.

    5- Le modèle du financement de l’Education

    Le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 dispose, entre autres :

    Donc l’Etat prend effectivement en charge nos dépenses dans l’Education au travers d’une convention (64,9 milliards xpf en 2019 source Haut-commissariat) mais pas nos dépenses de santé puisque selon notre Statut d’autonomie, la santé est de compétence locale (Sic!). Quel manque de pot pour les polynésiens et quelle chance pour l’État!

     6- La hiérarchie des normes en droit français

    Notre Statut d’autonomie donne au Pays la responsabilité de financer nos dépenses de santé. Mais il « tord le cou » à l’esprit de la Constitution puisque l’État en est l’ultime garant (voir supra, le rapport « La santé dans les Outre-Mer » de la Cour des comptes publié le 14 juin 2014).

    Ci-dessous un schéma montrant le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 inclus au sommet dans le bloc constitutionnel qui PRIME donc sur le bloc législatif comprenant les lois organiques dont notre Statut d’autonomie.

    D’où, le Pays qui a un intérêt à agir pourrait introduire en dernier recours une requête au Conseil Constitutionnel afin de trancher sur la question de la prise en charge de nos dépenses de santé. C’est le juge de la Cour des Comptes qui l’a dénoncé à demi-mot dans son rapport du 14/06/2014 en sous-titrant son rapport : « une responsabilité de la République« .

    Source : Vie-publique.fr

    L’État devrait donc reprendre en charge nos dépenses de santé au travers d’une convention, à l’instar de celle signée pour nos dépenses dans l’Éducation.

    7- Or, le « droit à la protection de la santé » n’existe pas et ne peut pas exister !

    Malheureusement, sur le plan juridique, c’est assez compliqué !

    Selon mon ancien professeur en droit public de l’UPF, bien que le droit de la santé figure effectivement dans le préambule de la constitution, il n’est pas considéré par le Conseil d’état comme une « liberté fondamentale ». C’est souvent le cas du reste pour les « droits créances« . Ci-dessous deux sources :

    Nos élus ont donc un gros travail de « lobbying politique » dans le cadre du statut d’autonomie pour que l’État finance nos dépenses de santé, au même titre que pour notre Éducation : voir la convention de 64,9 milliards xpf pour 2019 – source Haut-commissariat.

    8- D’où le financement de nos dépenses de santé requiert une décision politique

    En demandant par « fierté autonomiste » que la santé soit de compétence du Pays, les autonomistes n’avaient peut-être pas idée du poids excessif et progressif des dépenses de santé sur le PIB d’un pays développé.

    Au lieu donc de sous-entendre souvent que la France doit apporter une meilleure participation au financement de notre système de santé, interpellons l’État comme l’a fait le juge administratif de la Cour des comptes le 14 juin 2014 sur «Une responsabilité de la République»!

    Nos décideurs politiques ne cessent de rappeler que le statut d’autonomie de la Polynésie française correspond à la volonté des Polynésiens de se gouverner à travers leurs représentants élus afin que les règles qu’ils édictent tiennent compte des réalités locales et de leur culture. Avec un statut spécifique définissant ses compétences et ses institutions, la Polynésie, comme la Nouvelle-Calédonie, ne relève pas du droit commun défini par le Code général des collectivités territoriales, à la différence des autres collectivités de la République.

    Puisqu’on parle d’une éventuelle inscription du fait et de la dette nucléaire dans la Constitution, alors restituons aussi la « grandeur de la France » pour qu’elle reprenne en charge nos dépenses de santé comme elle le fait déjà pour nos dépenses dans l’Education.

    Une décision politique forte s’impose donc à nos élus pour que l’État reprenne en charge nos dépenses de santé comme le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 le dispose : c’est « une responsabilité de la République« . D’ailleurs, Philippe Blanchet Chair professor, Université Rennes 2 dans son article « Le Conseil Constitutionnel a déjà pris des décisions plus politiques que juridiques : l’exemple des langues dites régionales  » – The Conversation du 13/04/2023, décrit des décisions plus politiques que juridiques du Conseil Constitutionnel.

    À cet égard, l’Assemblée de la Polynésie française (APF) devrait, comme elle le fait à d’autres occasions, lancer une « consultation citoyenne » pour savoir si les Polynésiens accepteraient de faire prévaloir le Préambule de la Constitution sur notre Statut d’Autonomie Interne afin que l’État reprenne ses responsabilités financières pour garantir la santé à tous les citoyens français !

    Nul besoin d’être un virtuose en droit constitutionnel pour anticiper l’issue de cette consultation. Si on me donnait le choix de payer 100 milliards xpf, je dirais non merci, sans sourciller !




    La guerre en Ukraine où les valeurs occidentales du « monde libre » sont en jeu

    SOMMAIRE :

    1. Les prémices de ce conflit
    2. Le paysage politique de l’Ukraine
    3. Kiev : capitale de l’Ukraine et berceau de la civilisation russe
    4. Le rapport de force militaire en présence
    5. Dans la tête de Poutine ancien colonel du KGB
    6. La Russie classée régime autoritaire
    7. La problématique géopolitique à la frontière Ouest de la Russie
    8. Poutine face à un dilemme
    9. Conclusion

    Après avoir subi deux terribles années (2020-2021) de Covid-19, nous voilà repartis maintenant avec une guerre en Ukraine. Puisque cet évènement mondial nous affectera tous, avec les prix du carburant, du gaz et de l’électricité qui vont être déstabilisés davantage, j’ai essayé de comprendre le « pourquoi du comment » de cette guerre en Ukraine, sans tomber dans la « doxa mainstream » ou courant dominant, qui est la pensée et la croyance d’une majorité.

    En résumé, je rejoins le message d’Oleksandra Matviichuk, présidente du Centre ukrainien pour les libertés civiles, lors de la remise du prix Nobel de la paix le 10 décembre 2022 à Oslo (voir la photo ci-dessous) : « La guerre en Ukraine n’est pas une guerre entre deux États, mais entre deux systèmes : l’autoritarisme et la démocratie ».

    Dans son interview sur Europe 1 du 20/10/2023  au chrono 10:30 : « Benjamin Netanyahu est l’un des pires ennemis de la survie de l’Etat d’Israël« , notre illustre Jacques Attali le dit autrement : « Les conflits Ukraine-Russie, Chine-Taiwan et Israël-Hamas-Iran, ont un dénominateur commun : ce sont des dictatures (Russie, Chine, Iran, Hamas) qui ne tolèrent pas de démocratie à leur frontière« .

    Dan Hoffman, ancien responsable de la CIA, confirme que Poutine craint moins la force militaire que les valeurs de liberté et de démocratie portées par les États-Unis et le monde occidentale en général ; voir au chrono 03:30 « This is what scares Putin most: Dan Hoffman« .

    Raphaël Glucksmann dans son livre « La Grande Confrontation”, exprime sa colère en expliquant comment Poutine a pu « acheter » les grands dirigeants de l’Europe occidentale, au détriment de nos valeurs de liberté et de démocratie.

    Source Amazon.fr

    Marion Van Renterghem décrypte, dans un thriller géopolitique, « Le piège Nord Stream ». Elle explique comment Vladimir Poutine a élaboré dans l’ombre, pendant vingt ans, une stratégie pour rendre l’Europe dépendante à la Russie. Un piège presque parfait dont le personnage central est un gigantesque gazoduc qui traverse la mer Baltique en contournant l’Ukraine : Nord Stream. Voir cette vidéo « Nord Stream : un gazoduc russe derrière la guerre en Ukraine« 


    Source Amazon.fr

    Enfin, dans le dessous des cartes ARTE « Poutine – Ces pays qui n’ont pas voulu voir », Sylvie KAUFFMANN interviewée, résume comment l’Allemagne et la France ont laissé Poutine élaborer sa géostratégie qui a abouti à l’envahissement de l’Ukraine en février 2022. Elle a écrit un livre publié en octobre 2023 « Les aveuglés« .


    Source Amazon.fr

    Donc pour ceux qui chérissent les valeurs de la démocratie, soutenons l’Ukraine qui essaye de s’accrocher au clan de la liberté (l’Occident dont la Polynésie française fait partie), sous les bombardements de la Russie décidés par l’autocrate Poutine.

    Bien sûr, il y a ceux (tel le colonel Douglas Abbott Macgregor) qui se rangent du côté de Poutine, car ils pensent que l’Ukraine a toujours fait partie de la Russie . Dans LCI du 13/09/2023, « Guerre en Ukraine : la propagande et la désinformation de Poutine touchent aussi les États-Unis« , il est décrit comme un pro-Poutine, comme il y en a aussi d’ailleurs au sein de l’armée française. À l’égard de ces derniers, tant pis donc pour les Ukrainiens qui aspirent à s’extraire du joug de la Russie.

    J’invite chacun à étudier l’histoire de ces deux pays : voir infra les liens hypertextes, dont celui-ci « Pourquoi Poutine parle-t-il tout le temps des nazis ?« , qui résume brillamment le prétexte du nazisme, exploité politiquement par Poutine, pour mieux tenir sous sa botte le peuple russe.

    1- Les prémices de ce conflit

    Tout d’abord, rappelons que la violence a jalonné l’histoire de la Russie dont le centre du pouvoir au Kremlin est malheureusement dominé par une espèce de « régime mafieux« , expliquant l’ascension du « manipulateur » ex-KGB Vladimir Poutine ; voir à ce sujet, l’interview de Bernard Lecompte dans Sud Radio du 26/12/2022.

    De toutes les vidéos que j’ai visionnées, « Que veut la Russie de Poutine ? (Mappemonde Ep. 3) – 2020« , est celle qui m’a le plus convaincu par sa neutralité dans l’analyse de ce conflit. Poutine est certes justifié de dire que l’Ukraine et la Crimée ont fait partie de la Russie. Mais peut-on le laisser envahir sans respecter l’avis des 44 millions d’Ukrainiens et le droit international ?

    Ci-dessous les points clés qui ont marqué les prémices de cette guerre :

    Ce conflit russo-ukrainien, qui se déroule dans l’Est de l’Ukraine (Ukraine orientale), principalement au Donbass, s’est maintenant étendu par un envahissement de toute l’Ukraine, décidé par un SEUL homme : Vladimir Poutine, « uniquement » informé et conseillé par le FSB, le successeur du KGB. À ce sujet, « le débat sur la guerre russe en Ukraine sur LCI du 29 décembre 2022 » montre à quel point, Poutine ne fait confiance qu’au renseignement fourni par son entourage très fermé du FSB, pour prendre seul ses décisions. Voici une vidéo de 2023 qui explique la difficulté à renverser Poutine : « Why Putin is so hard to overthrow« .

    Pour Yuri Felshtinsky, historien « Rien ne changera en Russie tant que les services de sécurité (le FSB) n’auront pas été démantelés » ; voir également son interview du 4/6/2024 « State of panic’ as Putin realises he cannot win in Ukraine« . La sécurité d’État russe s’est organisée depuis sa création, en 1918, pour prendre le contrôle du pays. Le contrôle du FSB sur le processus électoral a été renforcé, puisqu’il gère entièrement le système informatique de comptage des voix. Récemment, la pratique du vote électronique a été autorisée par la loi. Dans un pays aussi vaste, où les électeurs ont parfois des problèmes pour se déplacer jusqu’aux bureaux de vote, on pourrait penser que c’est un progrès. En réalité, cela va permettre au FSB de manipuler les résultats, donc de choisir le prochain président. 


    Source Amazon.fr

    Dans son ouvrage de 2023 « De la Terreur rouge à l’État terroriste« , il raconte scoop après scoop, le pouvoir occulte des agents qui, de Lénine à Poutine, en passant par Staline, révèle la face cachée du Kremlin et d’un siècle d’alliance entre la terreur et le crime. Quel est le lien secret entre Lénine, Staline, Poutine ? Entre l’ancienne nomenklatura et la nouvelle oligarchie ? Entre les massacres passés des opposants par les bolcheviks et les assassinats actuels des dissidents par les siloviki ? Entre l’écrasement des pays de l’Est hier et la destruction de l’Ukraine aujourd’hui ?

    Ce lien, c’est celui qui unit sur un siècle la Tchéka, le Guépéou, le NKVD, le GRU, le KGB, le FSB, les organes de la terreur qui ont été au coeur de l’essor de l’URSS et qui ont conquis tous les pouvoirs en Russie après sa chute. Il raconte le pacte originel entre les agents et les mafieux, leurs rivalités avec les politiques, leur victoire finale sur les idéologues, leur domination complète sur l’État, transformé en outil kleptomane, répressif et belliciste. Des empoisonnements au Kremlin aux machinations de la guerre froide et aux bombardements de la Tchétchénie, des bourreaux du Goulag aux tankistes de Prague et aux manipulateurs du Cyber, des guébistes de Dzerjinski, Iejov, Beria, Andropov aux Wagner de Prigojine.

    Un décryptage indispensable. Une fresque monumentale et vivante. Un thriller tragiquement vrai, qui éclaire la face cachée de l’actualité et démonte les mécanismes d’un troisième conflit mondial« .


    Source : https://l-express.ca/invasion-de-lukraine-poutine-defie-la-majorite-des-nations/ 8 mars 2022

    L’auteur avisé Bernard Lecompte explique dans Sud Radio du 27/12/2022 au chrono 1:00, le « système mafieux » typique du Kremlin qui a permis au manipulateur « KGBiste » Poutine d’être placé à la tête de la Russie par Boris Eltsine, grâce à une espèce de « pacte de non-agression » entre eux deux : Eltsine accorde sa succession au poste de Président de la fédération de Russie à Poutine qui lui, en contrepartie, s’engage à le protéger. Dans une interview du 26 juillet 2023 dans LCI « Les Russes ne savent pas ce qu’est une frontière« , il décrit ce « cercle mafieux » autour de Poutine qui dirige la Russie.


    Source Amazon.fr

    Pour d’autres experts, Poutine veut maintenant se donner la même stature quIvan le Terrible, Pierre 1er le Grand, Catherine II la Grande ou Joseph Staline. À ce sujet, Christine Ockrent dans son livre de 2014 « Les oligarques«  nous résume le système Poutine; elle est interviewée le 06/03/2022 par Patrick Simonin sur TV5MONDE.

    Pierre De Gaulle, petit-fils du Général De Gaulle, interrogé dans une vidéo du 29/09/2023 « Ukraine : une guerre américaine de plus ?« , fait fi du peuple ukrainien qui se bat contre l’invasion des russes dirigés par un pouvoir mafieux au Kremlin. Il renchérit en assurant que les russes vivent normalement et en critiquant que les pays de l’OTAN qui aident l’Ukraine à repousser les envahisseurs, ne font qu’empirer l’instabilité mondiale (Sic!).

    Dans cette même logique, le Professeur John Mearsheimer affirme que l’OTAN et les États-Unis sont les véritables responsables de ce conflit en ayant officiellement invité l’Ukraine et la Géorgie à rejoindre l’OTAN lors du Sommet de Bucarest du 1-4 avril 2008. Ce qui a bien sûr commencé à provoquer frontalement Poutine.


    Source Prof John Mearsheimer lors de sa présentation du 4-7 juin 2015 à l’Université de Chicago

    Mais le professeur Alexander Stubb est en total désaccord avec le professeur Mearsheimer; voir sa vidéo : « Why Mearsheimer is wrong about Russia and the war in Ukraine. » Son opinion est étayée sur des arguments solides. En effet, peu importe les raisons géopolitiques qui auraient poussé Poutine SEUL à conquérir l’Ukraine, on ne « raye pas de la carte » un pays voisin (plus grand que la France) pour ensuite forcer sa population de 44 millions à avoir la citoyenneté russe !

    Poutine se moque de la souveraineté en droit international qui garantit l’indépendance, la capacité à ne pas se voir imposer la volonté des autres (principe de non-ingérence), et la liberté d’organisation interne. Dans LCI du 5 novembre 2023 « Moscou : des archives pour justifier la guerre », Poutine démontre que l’Ukraine appartient en fait à la Russie, pour justifier son invasion de février 2022 qu’il a qualifiée d’opération spéciale.

    Selon Joshua Rubenstein : « Poutine glorifie Staline, symbole de la grandeur de l’Union soviétique » ; donc Poutine « ne vit pas sur la même planète » que ses homologues des pays libres de l’Occident. Il ne connaît que la force militaire pour dicter sa vision du monde.

    Hubert Védrine nous résume la complexité de ce conflit et l’ancien Premier Ministre, élu président le 11 février 2024, de la Finlande, le professeur Alexander Stubb du School of Transnational Governance (EUI) nous explique en quelques vidéos la portée considérable de ce conflit :


    Alexander Stubb
    élu Président la Finlande le 11 février 2024 – Source Figaro 

     


    Frise chronologique — Source : Blog « L’histoire est un combat« 

    Voici d’autres sources pour mieux comprendre l’origine de ce conflit :

    2- Le paysage politique de l’Ukraine

    Tout d’abord, l’Ukraine est un pays très divisé sur le plan ethnolinguistique et sur le plan politique : voir l’évolution politique sur la carte ci-dessus.


    https://awfulavalanche.wordpress.com/2016/12/02/ukrainian-independence-silver-anniversary/

    Ci-dessous une carte présentée le 4-7 juin 2015 par le Professeur John Mearsheimer (« Why is Ukraine the West’s Fault? » University of Chicago). En résumé, on constate une zone d’influence ukrainienne à l’Ouest (partie rouge) et une zone d’influence russe à l’Est (partie jaune) qui explique les convoitises de Poutine.


    Source Professeur John Mearsheimer University of Chicago 4-7 juin 2015

    3- Kiev : capitale de l’Ukraine et berceau de la civilisation russe

    Essayons de comprendre l’histoire de l’Ukraine par rapport à la Russie :

    Sur les 44 millions d’Ukrainiens recensés en 2019, 13 % sont d’origine ethnique russe et 1/3 parle le russe comme langue maternelle. D’ailleurs, selon Hélène Carrère d’Encausse, la communauté ukrainienne est la plus importante dans l’espace soviétique nationale (voir « Six années qui ont changé le monde : 1985-1991, la chute de l’Empire soviétique » – page 132).

    Quant au peuple russe, elle a une forte diversité ethnique regroupant environ 160 différentes nationalités sur son sol. Ci-dessous la répartition de sa population de 146 millions en janvier 2021 :


    Source Wikipedia

    Alain Frachon, journaliste et éditorialiste, dans une interview sur ARTE du 30/07/2022 « Démocraties contre dictatures : la nouvelle guerre des mondes » (au chrono 03:05), nous rappelle clairement quelles étaient les intentions de Poutine mentionnées en 2021 sur le site du Kremlin : historiquement, culturellement et politiquement l’Ukraine n’existe pas; l’Ukraine c’est la Russie! (chrono 3:10).

    D’ailleurs, dans une vidéo de LCI du 25/05/2023 « Poutine réécrit l’histoire de l’Ukraine« , on voit une mise en scène flagrante par Poutine du président du Conseil constitutionnel de la Russie démontrer, à l’appui d’une ancienne carte française compilée sous Louis XIV, que l’Ukraine, c’est la Russie. Le journaliste, auteur français, expert en stratégie militaire et colonel de réserve opérationnelle, Pierre Servent commente que : “C’est extrêmement révélateur de l’esprit de Poutine. Ça envoie un très mauvais message par rapport à ceux qui disent qu’il faut un règlement diplomatique.” 

    Aux pages 337-340 de son livre « Un autre monde« , Alain Frachon s’oppose à ceux qui accusent que l’Occident (et plus spécifiquement l’OTAN) est responsable de ce conflit, en ayant acculé Poutine à l’envahissement de l’Ukraine. Il écrit : « Est-ce si difficile de dire les choses comme elles sont? Un dictateur [Poutine], en mal de reconstitution d’un empire perdu, cette URSS effondrée sous ses propres contradictions, agresse un pays indépendant. Objectif : le casser [l’Ukraine] pour le soumettre; le terroriser pour l’assujettir à nouveau « comme avant ». Poutine, l’ordonnateur de l’assaut sur l’Ukraine, appartient à cette génération de Russes venus des services de sécurité [KGB], écrit le politologue Ivan Krastev dans le New York Times, qui n’ont jamais digéré la fin de l’URSS : « Construire le futur ne les intéresse pas, ils veulent refaire le passé« . Ce qui traumatise Poutine dans l’Ukraine d’aujourd’hui, ce n’est pas la lointaine perspective de sa possible appartenance à l’OTAN, c’est la volonté de ce pays de rejoindre « l’Ouest » – le monde démocratique et libérale. Il faut ramener la traîtresse « à l’Est », à la maison Russie à laquelle elle appartient. Vladimir Poutine l’a écrit : il n’y a pas de peuple ukrainien. Pourquoi ne voir que figure de rhétorique dans le propos des autocrates? … Celui-ci [Poutine] s’attache à reconstituer l’impérium de Moscou sur son étranger proche [l’Ukraine]. Pas par peur de l’OTAN, mais dans un mélange de sentiments complexes, où se mêlent désir de puissance incontrôlé et volonté de revanche sur l’histoire. »

    A l